‹ Cours elementaire d'hygieneChapitre 71 sur 96 · PREMIÈRE PARTIE. I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. I

C’est le plus admirable de tous les instrumens de musique; tout ce que l’art a de plus harmonieux ne pourrait approcher de la voix touchante de celle qu’on aime.

DEUXIÈME SECTION

Des organes de la génération.

La description de l’appareil de la génération appartient à l’anatomie, mais nous devons arrêter un moment notre attention sur deux phénomènes dignes du plus haut intérêt pour le médecin. Ces deux états de la femme qui la modifient à un si haut degré sont d’abord ces hémorrhagies périodiques qui se manifestent tous les mois; en second lieu l’état de grossesse.

En parlant de l’influence de l’àge sur les organes de la génération, nous avons parlé de la menstruation, et nous aurons sans doute lieu d’y revenir encore lorsque nous décrirons les agens qui exercent leur action sur ces organes, et lorsque nous nous entretiendrons des préceptes de l’hygiène relatifs à cet état. Toutefois nous devons dire ici que pendant le flux menstruel, la femme acquiert une susceptibilité physique et morale qui exige les plus grandes précautions. L’aménorrhée et la dysménorrhée étant la cause de la plupart des maladies, c’est à éviter ces accidens que nous devons appliquer tous nos soins. Pour cela nous ne devons pas oublier que telles impressions physiques, qui ne causeraient aucun dé-

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rangement dans l’état habituel peut entraîner alors les plus graves inconvéniens; on ne saurait exiger trop de douceur et de complaisance de la part des personnes qui entourent la femme à cette époque. Nous ignorons complètement la cause prochaine de l’hémorrhagie menstruelle ; les explications nombreuses qu’on a données de ce phénomène nous paraissent totalement insuffisantes.

Après la conception, pendant la grossesse, et après l’accouchement , il se manifeste des modifications dans l’organisme que nous serons obligés de signaler plus tard; ce qu’il nous est impossible de taire, c’est cet ascendant singulier que les parties de la génération exercent sur tout l'individu. Ce n’est pas dans l'utérus , sans doute , qu’on doit placer l’amour. Cette passion a un siège plus élevé, mais on ne saurait disconvenir que cet organe ne soit, comme les parties génitales chez l'homme, un moteur puissant qui tient sous son joug le reste de l’individu. Le développement de certaines parties coïncide toujours avec certains goûts et certains penchans , ce développement ne serait-il que consécutif ? La prédominance de l’utérus a paru à quelques auteurs la cause d’une espèce de tempérament auquel ils ont donné le nom de tempérament utérin. Nous avons décrit, sous le titre de constitution caractérisée par la prédominance de l’appareil de la génération, une disposition organique fort analogue, et ce que nous avons dit de l’homme peut s’entendre de la femme, en y faisant parla pensée les changemens qu’exige la différence du sexe.

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