PREMIÈRE PARTIE
C’est aussi dans l’utérus qu’on a placé plusieurs maladies nerveuses propres au sexe dont nous parlons. Nous partageons l’opinion de M. Georget, qui les place dans les organes de l’innervation.
TROISIÈME SECTION
Des modifications que le sexe apporte dans les appareils des fondions organiques.
Ces modifications sont moins sensibles que celles que nous venons de décrire. On observe cependant, que dans l’état ordinaire , la femme prend une quantité d’alimens beaucoup moindre que l’homme. Ceci tient sans doute beaucoup moins à l’organisation de l’appareil digestif, au volume moins considérable du foie , etc. , qu’à ce que, s’occupant de travaux moins pénibles que l’homme, elle fait des pertes moins abondantes et qui exigent moins de réparation. La viè sédentaire qu’elles mènent dans les grandes villes est peu propre à exciter l’appétit , et à donner de l’énergie aux forces digestives. Celaesttellementincontestable,que lorsque les mêmes personnes viennent à changer de manière de vivre, lorsqu’elles habitent la campagne, où elles font plus d’exercice qu’à la ville , et où elles respirent un air et plus vif et plus pur, leur appétit s’accroît, leurs digestions sont plus rapides et moins pénibles. Les paysannes, ou les femmes qui sont livrées à des professions qui nécessitent beaucoup d’efforts, prennent presqu’autant d’alimens que les hommes. Mais nos citadines consomment en géné-
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ral si peu d’ali mens, qu'on a peine à concevoir comment ils peuvent suffire à la conservation de leur existence, à plus forte raison de leur santé, de leur embonpoint même et de leur fraîcheur.
Les appareils circulatoire et respiratoire reçoivent du sexe quelques modifications que nous ne devons pas passer sous silence. Les organes qui les forment ne sont pas aussi développés que chez l’homme , phénomène qui ne tient pas seulement à ce que sa stature est moins élevée, comme on pourrait le croire, mais à une disposition originelle. Les poumons et le cœur d’une femme d’une certaine stature sont moins volumineux que chez un homme de la même taille. L31 poitrine est toujours plus étroite chez la première que chez le second, d'où l'on peut aisément conclure, même sans être anatomiste, que, les organes qu’elle renferme sont moins considérables. Les mouvemens de la respiration, ainsi que ceux du cœur sont plus fréquens chez la femme; circonstance qui pourrait tenir à la petitesse de sa taille: car le sang ayant moins d’espace à parcourir doit en effet achever plus promptement son cours, et le recommencer plus fréquemment; et comme les mouvemens de la respiraration sont en rapport avec ceux de la circulation, on conçoit qu’ils doivent être aussi plus souvent réitérés. Mais à cette cause indubitable , je pense qu’on doit joindre encore l’extrême sensibilité de la femme.
La perspiration cutanée se fait avec plus de facilité à travers la peau souple et perméable de la femme, qu’à travers la peau dure de l’autre sexe. La nulri-