PREMIÈRE PARTIE. I
tion n’offre rien de bien remarquable; si ce n’est que le tissu lamineux est ordinairement pénétré de sucs graisseux. L’absorption, les sécrétions et les excrétions ne présentent à l’observateur aucun de ces traits différentiels qui méritent de fixer son attention.
QUATRIÈME SECTION
Des maladies propres aux femmes , et du caractère
que leur sexe imprime aux affections qu'elles par-
tagent avec l'homme.
Si la femme a reçu de la nature une foule de dons précieux , elle paie avec usure ces brillans avantages. Indépendamment des maladies qui lui sont communes avec l'homme, et auxquelles elle est beaucoup plus exposée que lui, à cause de la faiblesse de sa constitution, elle est encore en butte à une foule de maux qui lui sont particuliers. Au nombre de ceux-ci nous devons placer toutes les affections qui se rattachent aux organes de la génération. Les inflammations aiguës et chroniques de ces nombreux organes. Les leucorrhées, les cancers, les polypes utérins, les hémorrhagies utérines , les aménorrhées, les déviations des règles, les tumeurs fibreuses de l’utérus et de l’ovaire, les hydropisies enkystées de ces parties, l’hystérie, la fureur utérine, la chlorose, les chutes, les renversemens, les déplacemens, les hernies de l’utérus ; tous les accidens de la grossesse, de laparturition et de l’allaitement; les inflammations des mamelles, les cancers de ces glandes; affections si multipliées,
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et par leurs variétés , et par leur traitement, que leur
histoire a exigé plusieurs volumes.
Mais ce serait une omission grave que de ne pas signaler les modifications que la constitution de la femme imprime aux maladies qui lui sont communes avec l’homme. Or l’extrême développement des organes de l’innervation donnent aux causes qui agissent sur ce système un surcroît d’énergie; ces causes sont en outre plu^multipliées pour elles, les névroses seront donc beaucoup plus fréquentes chez elles. L’aliénation mentale et ses diverses variétés, l’épilepsie sont en effet bien plus ordinaires chez les femmes que chez les hommes. En outre, les phlegmasies des organes thoraciques ou abdominaux se compliqueront facilement d’accidens nerveux. Aussi voyons-nous le délire, les convulsions, les soubresauts de tendons, la earphologie accompagner très-souvent ces affections. Lorsque la femme est douée d’une sensibilité exaltée, ces symptômes sont moins redoutatables; mais ils annoncent ordinairement un grand danger ; je ne pense pas qu’ils arrivent simplement par sympathie ; il existe dans ces cas une altération quelconque dans l’encéphale ou ses. dépendances : des recherches ultérieures la dévoileront peut-être un jour.