Détennination de t angle de mire
L’angle de mire est déterminé d’après les dimensions de l’arme. Soit, dans une arme à feu portative {fig. 14), AB = r, la distance du sommet du guidon à l’axe OD du canon ;
(’< D = R , la distance du fond C de la visière au môme axe 01), et / la distance AD du fond de la visière au sommet du guidon, mesurée parallèlement à cet axe ; soit aussi, dans un canon, C D = R le demi-diamètre de la platebande de Culasse, A B=:r le demi-diamètre au plus grand rendement du bourrelet et / la distance qui sépare ces cercles.
Kj. tt.
Si, parle point B, on mène une ligne B(î parallèle à l’axe, l'angle CB G sera l’angle de
mire ; en le nommant m, on aura tang , or G G =: C D — B A = 11 — on aura
1 It — r
donc tang m = — — .
On doit se rappeler ici que la balle ne sortant pas toujours de l’arme suivant l’axe du canon, il en résulte que, quand la ligne de mire est horizontale, l’angle de projection® n’est pas uéeessairernent égal à l’angle de mire. 11 y a une diiïérence entre et m , qui peut varier à chaque coup, et dont il est important de déterminer la moyenne par l’expérience pour chaque arme.
Ô3. Hèÿlex (le tir ai'ec Ift /tfiusxe. — Uyne de mire artificielle.
Lorsque le point à atteindre est éloigné et que , par suite , la ligne de mire devrait être tlirigée à une grande Iiauleur au-dessus du point à battre , il est presque impossible de faire l’opération avec quelque précision ; on emploie alors une hausse , qu’on ajoute à la ctdassc, et qui sert à éloigner de l’axe du canon le fond du cran de mire, et, par suite, a augmenter l'angle de mire. On a ainsi une nouvelle ligne de mire qu’on nomme tiijae de mire artifîcielle , expression qui la distingue de la ligne de mire sans hausse, ou li(jne de jnire naturelle.
Si l’on détermine la hausse, de façon que la ligne de mire artificielle coupe la trajectoire à la distance donnée du but , il est évident qu’à cette distance on devra pointer de but eu blanc. C’est ce mode de pointage tpt’on emploie presque exclusivement avec les canons de campagne.
Avec les armes à feu qui sont destinées au tir à de grandes distances, la ligne de mire naturelle ne sulTisant pas, et devant varier dans des limites étendues, on a recours à une hausse qui porte plusieurs visières à des hauteurs convenablement choisies. Cliacunc d’elles donne un but en blanc distinct et tme ligne de mire artificielle particulière.
Pour viser dans l’intervalle des deux buts en blanc, on se sert de l’une des hausses, et l’on vise au-dessus ou au-dessous du but d’une quantité rpii est déterminée à l’avance ; à chaque visière correspond ainsi une règle de tir particulière.
On fait aussi usage d’un curseur muni d’un cran de mire qu’on élève sur une tige plate en métal, et sur hmiuellc se trouvent des traits indiquant la position du curseur pour les diverses distances.
l\h. Détermination des rcyles de tir d'une arme.
Si l’on connaît pour une arme la trajectoire relative à une ligne de mire, les ordonnées de cette trajectoire au-dessus de cette ligne de mire, prise pour ligne des abscisses, sont les quantités dont on doit viser au-dessous du but pour l’atteindre. I.cs ordonnées de la même trajectoire, au-dessous de cette ligne, sont les quantités dont on doit viser au-dessus du but.
Soit V la vitesse initiale, f l’angle de projection, rapporté à la ligne de mire supposée horizontale ou pou inclinée ; x les distances ou les abscisses, et y les ordonnées de la trajectoire.
fi
D’aprts IV-qualion connue <le la trajectoire (4), on aure y=.r tanga — prendra
|K)ur X un certain nombre de valeurs croissant de 25” en 25“ par exeuiple, s’il s’agit d’un fusil, de 50 eu 50"' ou de 1 00 en 100“, s’il s’agit d’un canon; on calculera les valeurs de B qui y correspondent. Les ordonnées positives donneront les quantités dont ou doit viser audessous du but. Los ordonnées négati\ es donneront les quantités dont on doit viser au-rlessus du but.
l’nur plus de simplicité, on compte les ordonnées au-dessus de la ligne de mire, au lieu de les compter au-dessus d’une ligne rpii passerait par le centre de la bouche du canon ; la petite quantité dont on ne tient pas compte peut être négligée.