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Xécessilé de tenir compte de la résistance de F air

Les lois (lu mouvement des coips, supposés dans le vide, s’écartent ]>eu de celles du mouvement réel dans l'air, quand elles s’applicpient à des projectiles très-lourds et animés de faibles vite.sses, et l'on peut en faire des apj)lica(ions utiles à la pratique du tir. Tel est le cas des bombes lancées à de |)ctites distances. Mais ces lois sont d’autant plus différentes (pic les corps sont de plus iietit diamètre et que les vite.sses et les distances sont proportionntdlement plus grandes. C’est le cas du tir des balles de fusil.

On sait, par e.xjiérieuce, que la plus grande portée de la balle S|)liéri(]uc du fusil d’infanterie, tirée avec la charge ordinaire de guerre, a lieu sous un angle de 2.')", et que cette }>ortée est d’environ 1000"’. Or, dans le vide, l’angle de la plus grande portée serait de A5“; et, a\ ec la vitesse qui résulte de la charge ordinaire de guerre des fusils, on obtiendrait une portée environ dix-huit fois plus grande (pic la portée observée dans l’air.

Sous l’angle de h° à .5°, la portée réelle dans l’air est de (500”’ ; sans la résistance de l’air, cette jiortée serait six fois plus considérable.

Le tir des boulets présente des différences un peu moins considérables aux distances auxquelles on les emploie.

Dans’lc tir des bombes, les rapiiorts entre les portées réelles, sous différents angles, s’écartent très-peu de ce qu’indi(pie la théorie du mouvement dans le vide.

Dans ce qui suit, nous ne nous occujwrons de la résistance de l’air qu’eu ce (jui concerne le mouvement des projectiles.

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