‹ Cours élémentaire de balistiqueChapitre 9 sur 42 · ïjtis de la résistance de [ air · texte numérisé non relu

ïjtis de la résistance de [ air

L’expérience fait voir : 1" que, loi-squ’un corps se meut dans l’air en repos , il éprouve une résistance proportionnelle la projection de ce corps sur un plan peipcndiculaire à la direction du mouvement ; 2“ que, quand les vitesses ne sont pas grandes, la résistance de l’air est proportionnelle au cané de la vitesse du corps ; .“î" (|ue , quand les vitesses sont grandes, la résistance croît plus l'apidement rpie le carré de la vitesse.

Pour les projectiles sphériques, la résistance est proportionnelle à la section d’un grand cercle, de sorte qu’en nommant II le rayon et r. le rapport de la circonférence au diamètre, la ré.sistancc sera proportionnelle à r. R’; et, si l’on nomme V la vitesse du projectile, p la

résistance, A et r des coefiieients à déterminer, on aura p = A r. Il’ V’ (I + ; 'O*

L’expérience a fait voii’ que , pour les projectiles sphériques , la résistance de l’air, dans les liiuitcs de vitesse que l’on a à considérer, et dans l’état atmosphérique moyen, en prenant le mètre, le kilogramme et la seconde jjour unités de longueur, de poids et de

(crnns, on a\ail - = 0.00-i:l, oti r=434“’77, o( A = 0,027; de sorlc que, dans cette rirr

constance, la résistance p exprimée en kilogrammes est p = 0,027 - R’ V’ (1 -|-0,0023 \ ). Mais pour les balles de plomb , comme celles des cartouclies mises entit; les mains des Iroupes et qui présentent des inégalités, ou dont les sm-faces ont sidji de légères déformations, on a reconnu (jue la résistance est un peu plus grande et qu’au lieu de A = 0,027, on doit pn-ndre A = 0,02H, de sorte que l’expression «le la r«>sistance de l’air sur les balles d<! fusil est :

Dans cette formule , la «lensité de l’air est supi)os«'>e (■g.ile à celle qui se présente dans les circonstances les plus liîibituelles du tir des projectiles, et qui résulte d’une température de 1,')“, moyenne entre celle du printemps, «le l’été et de rautomne en Franco, «l’iuio pression barométrupie de O™ 730, et d’une atmosidièrc à moitié saturée «le vapeur il’eau ; dans ces circonstances, le poids d’un mètre cube d’air est «le J‘20S. Dans le cas d’unt! densité diflérente «*t où le poids «lu niètr«‘ cube «l’air serait 2 , il fau«lrait rem-

placer la valeur 0,028 précé«lentc par 0,028 Mais on a rarement à tenir compte de ces différences.

Soit à calculer, dans l'état ortlinaire «le ratmosphère, la résistance «ju’éprouvc une balle de Jusil d'infanterie «le 0"'01(î7 «le «liamètre, anim«3e d'une vitesse «le ^30'“ par seconde.

ou aurait 7t R*=: 3,l'ill> X = 0"’’000210, et jwtur la résistance,

P = 0,028 X 0,0002 1 0 X (ViO)* (I -f 0,002.3. /|30) , ce qui donne p = 2^)27. Cette résistance est égale à «piatre-vingt-lrcizc fois l'effet «ju’exerce la pesanteur représentée pai- le poi«ls 0‘027 de cotte même balle.

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