‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 30 sur 71 · PLACENTA · texte numérisé non relu

PLACENTA

Nous savons que Tovule n'est pas libre dans la cavité ovarienne. Il est fixé, directement, s'il est sessile, ou sinon, par l'intermédiaire d'un cordon ou funicule plus ou moins long, à une surface variable de la cavité ovarienne ; cette surface, plus ou moins saillante dans la plupart des cas, assez souvent en forme de colonne verticale, a reçu le nom de placenta, et le mode de distribution du ou des placentas constitue h placentation.

Les placentas peuvent occuper en dedans les parois périphériques de l'ovaire ; auquel cas on dit la placentation pariétale. Les placentas sont alors d'ordinaire alternes avec les feuilles carpellaires, comme dans les Pavots,

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les Crucifères, les Violariées, les Cistes, les Millepertuis. Cependant les placentas pariétaux répondent quelquefois au plan vertical médian de la feuille carpellaire, appliqués tantôt au bord périphérique, comme dans les Astrocarpus (fig. 431), les Pternandra (fig. 433), et tantôt au bord interne de ce plan, comme dans certaines Ficoïdes. Quelquefois aussi c'est la surface interne de toute ou à peu près toute la feuille carpellaire qui est chargée d'ovules, comme dans le Butome, les Lardizabalay les Holboellia (fig. 430) et les Akebia.

Quand la placentation est pariétale, Tovaire est géné-

FiG. 430. -— Holboellia. Pla- Fig. 431.— Astrocarpus. Ovule inséré centas sur les cloisons. sur la paroi dorsale du carpelle.

ralement uniloculaire ; toutefois, il peut y avoir, dans le Vasconcella, par exemple, coexistence de ce mode de placentation et du cloisonnement de Tovaire en loges.

Mais bien plus ordinairement, quand un ovaire est partagé par de vraies cloisons en deux ou plusieurs loges, les placentas occupent la surface de la cloison de séparation des deux loges, comme dans les Solanées, les Scrofulariées, les Loganiées, les Bignoniées, etc.; ou bien les angles que forment au centre de Tovaire les cloisons de séparation des loges, comme dans les Géraniacées, les Euphorbiacées, les Linées, les Myrtacées, etc. On dit alors la placentation axile. Le placenta axile se présente

souvent sous la forme cUun corps proéminent, de forme variable, sur lequel s'attachent les ovules (fig. 435). Dans un même ovaire, la placentation peut être axile dans la portion inférieure, par exemple, et pariétale dans la portion supérieure ; et cela parce que les loges, complètes

Fie. 432. — Nénufar, Ovules in- FiG. 433. — Pternandra. Ovaire sérés sur la cloison inlerlo- pluriloculaire à placentas pa-

culaire. riétaux.

dans la première de ces portions, deviennent incomplètes dans la dernière.

Quand un placenta est pariétal, il peut se développer principalement et porter Tovule ou les ovules dans sa portion supérieure. La placentation se rapproche en ce cas du sommet de la voûte de Tovaire. Ou bien c'est vers la portion inférieure du placenta pariétal que se portent les ovules, lesquels se rapprochent ainsi beaucoup de la

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ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. t'M

base de la cavité ovarienne. C'est ce qui arrive notamment dans l'Épine-vinette, type de la famille des Berbéridées.

Dans une autre Berbéridée, le Leontice, le placenta assez large est descendu tout à fait au fond de Tovaire ; on le dit en ce cas basilaire.

Dans une Rhubarbe, une Renouée, une Oseille, la pla-

FiG. 434. — Vahlia. Fig. 435. — Bouvardia. Fig. 436. — Ht/poôrt-

Placentas descen- Placenta en forme de thrum. Ovules gé-

dants, multiovulcs, palette épaisse, asccn- minés, enchâssés

à pied étroit. dant, à pied rétréci. dans le placenta.

centation est également basilaire, mais le placenta ne porte qu'un seul ovule.

Au lieu d'être ainsi sessiles au fond de l'ovaire, les ovules peuvent être portés sur une colonne, de longueur et d'épaisseur variables, qui se dresse du centre du plancher de l'ovule, comme dans les Primevères, etc. On dit en ce cas la placentation centrale ou centrale-libre. Avec une semblable placentation l'ovaire est uniloculaire, ou bien s'il est partagé en plusieurs loges par des cloisons peu élevées , celles-ci n'existent que dans la portion inférieure de la cavité ovarienne.

Le placenta peut proéminer plus ou moins autour des

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ovules qui sont comme enchâssés dans sa substance (fig. 436); il peut même les envelopper tout entiers.

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