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IV. — MOUSSES

Les Mousses sont ordinairement d'humbles plantes, pourvues à l'état adulte d'axes grêles, dressés, et de feuilles vertes, délicates et de formes très diverses. La base de la plante est une sorte de rhizome, fixé par de fausses racines grêles ou rhizoïdes au sol humide, aux arbres, aux murailles. Les Sphagnum habitent spécialement les lieux marécageux.

Une spore de Mousse qui germe devient un Ihalle membraneux, o\xprotonema,(im produit, par bourgeonnement latéral, ce que l'on appelle vulgairement un pied de Mousse, pied pourvu de tige et de feuilles (fig. 699).

Les plantes femelles produisent à leur sommet un archégone qui renferme une oosphère.

Les pieds mâles produisent des anthéridies qui renferment des anthérozoïdes, enroulés en spirale et mobiles à l'aide de cils vibratiles (Cig. 653). Issus des anthéridies, ils fécondent dans l'archégone l'oosphère qui devient alors une oospore.

L'oospore engendre ultérieurement un sporogone dans lequel se forment, par génération asexuée, des spores semblables à celles que nous avons vu germer pour donner un protonema.

Les anthéridies, ou organes mâles (fig. 700), sont des sacs à pied rétréci, qui se développentau milieu d'un groupe de feuilles rapprochées en une sorte d'involucre. Finale-

ment, ces sacs s'ouvrentausommetet laissent échapperles

FiG. 039. — Polytric. Pieds mâle et femelle (G, 7).

anthérozoïdes. Ceux-ci pénètrent dans Tarchégone pour y féconder l'oosphère.

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eOHRS ÉLÉMENTAIRE DE BOTANIQUE.

Les archégoneSy ou organes femelles^ sont des sacs supportés par un pied et terminés par un long col, ordinairement tordu. La cavité, y compr».«e celle du col, est remplie de cellules superposées. L'ihrérieure produit dans sa cavité une oosphère, et les supérieures se réduisent toutes en un mucilage que traverseront les anthérozoïdes pour arriver jusque dans l'oosphère.

L'oospore est l'oosphère fécondée. Il en sort un sac nommé aujourd'hui sporogone et qui depuis très longtemps était connu sous le nom d'urne ou de capsule. Ce sac s'allonge de bonne heure, de même qu'une soie qui le porte et qui souvent arrive à une grande longueur. Ils étaient l'un et l'autre d'abord renfermés dans un étui clos, dont la portion supérieure est soulevée au-dessus du sporogone et constitue ce qu'on nomme la coiffe. Celle-ci est finalement formée de poils qu'on peut enlever d'un seul coup (6), et l'on met ainsi à nu le couvercle de l'urne ou opercule{A). Cet opercule une fois détaché, on trouve dans l'intérieur du sporogone, une colonne centrale ou columelle. Entre celle-ci et les parois du sporogone se trouve logé le sporange, contenant les spores qui s'échappent et reproduisent en germant un protonema.

Les Mousses ont peu d'usages ; quelques-unes servent à calfater. On cultive beaucoup de plantes de serres, notamment des Orchidées, dans le Sphagnum.

FiG. 700. — Polyiric. Anthéridies , dont une émettant les anthérozoïdes, et paraphyses interposées.

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PRINCIPALES FAMILLES DE CRYPTOGAMES. 3i7

B. - CRYPTOGAMES VASGULAIRES I. — FOUGÈRES

Les Fougères observées à Tétat adulte sctnt des plantes pourvues d'une tige dont la direction vanie ainsi que le milieu qu'elles habitent. Dans celles qu'on appelle herbacées et qui existent seules dans nos climats, cette tige est souterraine; c'est un rhizome. Il porte des racines grêles qui s'enfoncent dans le sol et des frondes qui ressemblent à des feuilles et sont quelquefois simples, comme dans les Scolopendres^ découpées une fois, comme dans les Polypodes ou plusieuru fois, comme dans les Capillaires (fig. 703), les Pteris, les Polystichum (fig. 701), etc. Dans leur jeune âge, ces frondes sont ordinairement enroulées en crosse (fig. 701).

Ce qui différencie surtout ces frondes dés feuilles, c'est qu'elles portent des organes reproducteurs. La position et le mode de groupemenfde ces organes sont très variables. On nomme sores (fig. 702) les groupes qu'ils forment à la face inférieure des frondes ou de leurs divisions (pinnules)* Ces sores sont souvent recouvertes d'une lame commune . qu'on nomme indmium. Chaque sore comprend plusieurs sacs ou sporanges, qui se déchirent à la maturité et qui s'ouvrent par le redressement d'une sorte de rachis qu'on nomme Vanneau. Du sporange sortent alors les spores (fig. 705, 706) qui en germant reproduisent un petit pied de Fougère.

Mais ce jeune pied ne ressemble pas d'abord à une Fougère adulte : c'est une petite lame verte, qu'on nomme prothalle {f\^, 704) et sur laquelle se développent les organes de la reproduction sexuée. Les uns sont mâles ; ce sont des anthéridies ; les autres, femelles ; on les nomme nrchégones. Des anthéridies sortent des anthérozoïdes ou corps fécondateurs, munis de cils vibraliles, qui pénètrent dans Tarchégone pour féconder son contenu (fig. 707). C*est sur le prolhalle que se développent ensuite les

iiG. 702. — Didymochlœna.

Sore et indusium, entiers et coupés en travers.

FiG. 701. — Fougère mâle.

Fm;. 703. — Capillaire.

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premières frondes, puis celles qui, plus grandes, supporteront les sores.

Dans les pays chauds, il y a des Fougères dont le tronc

FiG. 704. — Fougférc. Prothalle. * FiG 707. — Archégone.

épais, aérien, vertical et chargé des cicatrices des frondes anciennes, se termine par un bouquet de frondes semblables à celles de nos Fougères herbacées, mais généralement très découpées.

L'utilité des Fougères est assez grande. Les unes, comme notre Fougère mâle qui est un Polystichum

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(fig. 701), servant à tuer le Ver solitaire. Les Capillaires, notamment celles de Montpellier et du Canada, ont donné leur nom à un sirop pectoral. Le Polypode de Chêne est aussi une p'iante médicinale.

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