‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 39 sur 71 · II. — LYCOPODIACEES · texte numérisé non relu

II. — LYCOPODIACEES

Ce sont des Cryptogames vasculaires qui ont un prothalle et qui produisent deux sortes de spores : des petites ou microspores, et des grosses ou macrospores. Les premières sont mâles, et les dernières, femelles.

Ces plantes sont généralement, dans le monde actuel, de petites dimensions et portent sur des branches distinctes des

Fig. 708-710. — Lyœpode. Sporanges.

feuilles petites, peu compliquées de forme, ordinairement alternes, nombreuses, serrées et imbriquées. Les branches sont souvent portées par un rhizome commun et se fixent ou se nourrissent par des racines advenlives.

Mais dans les périodes géologiques, le groupe était représenté par des arbres, quelquefois très grands, dont on trouve les empreintes dans la terre, notamment dans les roches de la période carbonifère. Les plus connus des géologues ont reçu jadis le nom de Sigillaria et Lepidodendron.

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Dans les Sélaginelles (fig. 713), petites Lycopodiacées à feuilles imbriquées et à longues racines grêles, dont on fait souvent de jolis gazons dans les serres, il y a un prothalle mâle et un prothalle femelle. Le premier porte des sporanges à microspores. Le contenu de la microspore se transforme vers la maturité en un tissu

Fig. 711, 712. — Lycopode, Épis à sporanges.

formé d'un petit nombre de cellules qui sont la plupart des cellules mères d'anthérozoïdes. Ceux-ci sont longs, minces, sinueux et pourvus aux deux bouts d'un pinceau de cils vibratiles.

Quant aux macrospores, elles produisent un prothalle femelle dont la formation est endogène. On l'a comparé au tissu qui remplit le sac embryonnaire des Dicotylé- AiLLON. — Rot., d. de 4*. 21

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dones. Pendant qu'elles sont encore renfermées dans leur sporange, ces macrospores se revêtent dans leur portion terminale d'un ménisque de tissu formé de petites cellules et qui produit plus tard des archégones. Ces archégones sont des sacs au fond desquels se forme une oosphère. Fécondée par les anthérozoïdes, celle-ci devient

FiG.7i3. — Sélaginelle.

une oospore, et l'oospore, qui a un suspenseur, se développe en proembryon.

Les sporanges mâles et femelles sont le plus souvent disposés en épis (fig. 711, 712), et le même épi peut porter des sporanges d'un seul sexe, ou à la fois des macrosporanges et des microsporanges. Tous sont solitaires dans l'aisselle d'un appendice (fig. 708-710).

Si les Sélagirtelles ont deux espèces de spores, on n'en connaît jusqu'ici qu'une sorte aux Psilotum, Philoglos- 8um et Lycopodium. Dans quelques-uns de ces derniers,

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les spores réunies en grande quantité forment une poussière inflammable^ autrefois employée pour produire des flammes au théâtre, et recherchée encore aujourd'hui pour saupoudrer les excoriations ide la peau des petits enfants.

ni. ■— ÉQUISÉTACÉES

Ce groupe est formé des Prêles (fig. 714-716) qui débutent par un prothalle issu d'une spore en germination. Ces prothalles sont dioïques; ils portent les organes delà reproduction sexuée.

Le prothalle mâle porte de grandes anthéridies qui absorbent de l'eau, se dissocient et laissent échapper de nombreuses vésicules contenant chacune un anthérozoïde volumineux, formé de deux ou trois tours de spires, chargé de nombreux cils vibratiles (fig. 653), sauf à sa base renflée qui renferme de l'amidon.

Le prothalle femelle porte des archégones qui ont un col et une cavité contenant l'oosphère. Celle-ci, par suite de l'action des anthérozoïdes qui pénètrent dans Tarchégone, devient une oospore.

L'oospore devient un embryon à quatre cellules d'abord» Quand le nombre des cellules s'est de beaucoup accru, la jeune Prèle développe une pousse feuillée (fig. 716). Plus tard, la tige est formée d'articles creux, prolongés en haut en une gaine foliaire à dents verticillées, en nombre variable (B). Chaque entre-nœud est composé d'un tube central et d'une enveloppe extérieure, formée elle-même de tubes nombreux, et cannelée à la surface. Du nœud naissent souvent en outre des branches verticillées qui sont construites comme la tige, sinon que le nombre de leurs dents foliaires est souvent moins considérable; et soit sur ces branches, soit sur d'autres branches spéciales, apparaissent en haut les organes de la reproduction asexuée. Ils forment des épis dont l'axe porte des sortes de clous (C G) au-dessous de la tète desquels pendent des sacs

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FiG. 714. — Prêle. A, plante entière; B, épi; CG, une de ses écailles stipitées, vue en dessus et en dessous; D, un des sporanges; E, spore entourée de ses élatères; F, la même, les élatères étalées.

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qui sont des sporanges (D). Ces sacs renferment des spores qui sont remarquables par leurs brusques mouvements. Ceux-ci sont produits par des élatèreSyTuh3.ns formant une sorte de croix à quatre brsts qui primitivement étaient unis entre eux pour former autour de la spore un sac continu dans les parois duquel elles se sont comme découpées à un certain âge (fig. 715).

Les Équisétacées sont peu utilisées aujourd'hui; les parois rudes et incrustées de silice des

Fig. 715.

Prêle. Spore.

Fig. 716. — • Prêle. Germination et formation de la plante feuillée.

tiges des Prêles les font rechercher pour polir le bois et les métaux peu résistants.

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Les Phanérogames sont divisées en deux embranchements qu'on nomme Monocotylédones et Dicotylédones.

Les Monocotylédones ont souvent les fleurs trimères, deux périanthes qu'on nomme calices, des feuilles alternes, rectinerves et des racines adventives. Ces caractères ne sont pas sans exception.

Les Dicotylédones ont souvent des fleurs tétramères ou pentamèreS; un ou deux périanthes et, dans ce dernier cas, ordinairement, un calice et une corolle ; des feuilles à nervation généralement digitée ou pennée ; des racines pivotantes ou fasciculées. Ces caractères soufl'rent aussi des exceptions assez nombreuses.

Les Dicotylédones se divisent en classes, suivant qu'elles ont la corolle gamopétale, dialypétale ou nulle.

Les classes se partagent elles-mêmes suivant la forme convexe ou concave du réceptacle floral, qui fait que Tinsertipn est hypogyne ou périgyne.

Une classe renferme un certain nombre de familles dites natureUeSy(\\xi ont toutes des caractères communs importants. On divise souvent ces familles en tribus qui contiennent chacune un nombre variable de genres. Le genre est formé d'espèces; et les espèces, avec leurs variétés, sont composées d'un certain nombre d'individus *.

1. Pour ces divers points, de même que pour certains caractères élémentaires de détail des familles et des genres sur lesquels nous ne pouvons revenir ici, nous renvoyons aux Premiers Élémenli rédigés pour la classe de Huitième.

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A. - MONOGOTYLÉDONES

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