‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 43 sur 71 · IV. — ORCHIDÉES · texte numérisé non relu

IV. — ORCHIDÉES

Les Orchidées peuvent être ^considérées comme des Iridées à fleur irrégulière et ordinairement résupinée. Dans les Orchis (fig. 720, 721), la résupination se produit par la torsion de la fleur sur son ovaire. Avant cette torsion, son périanthe extérieur étant formé de trois sépales, il y en avait deux en arrière et un en avant. Le périanthe intérieur, fort irrégulier, et formé de trois folioles alternes, en a deux plus petites, symétriques Tune à l'autre, et une troisième, postérieure avant la résupination, nommée le labelle, et grande, en forme de tablier, de capuchon, de casque, etc., souvent pourvue d'appendices de forme variée et finalement pendante au côté antérieur ou inférieur de la fleur. L'androcée n'a qu'une étamine fertile, superposée à un des sépales extérieurs, regardant le labelle et postérieure^ par conséquent, après la résupination. Les autres étamines sont réduites à de petits staminodes. L'ovaire infère est uniloculaire, avec trois placentas pariétaux, dont deux alternent avec l'étamine fertile. Son çtyle est uni en une colonne commune avec cette dernière ; il y a donc gynandrie (fig. 722, 723). Le tissu stigmatique se trouve dans une cavité à orifice béant en avant dans la fleur épanouie. Au-dessus de lui se trouvent les deux loges de l'anthère qui renferment chacune une masse de pollen dont tous les lobes s'unissent inférieurement à une baguette commune ou caudicule (fig. 724). Les caudicules aboutissent tous deux à une glande molle nommée réti-

nacle (iig. 355, 356)^ qui se colle au corps des insectes visiteurs de la fleur et grâce à laquelle ils portent ensuite les masses polliniques dans une autre fleur à féconder. Les ovules sont nombreux, et le fruit capsulaire renferme beaucoup de petites graines scobif ormes (semblables à de la sciure de bois).

Nos Orchis sont des herbes vivaces, à feuilles alternes. Leur portion souterraine porte des pseudo-bulbes

FiG. 720, 721. — Orchis, Fleur et coupe longitudinale.

(fig. 61, 62), souvent gorgés de fécule et récoltés pour cette raison, sous le nom de Salep, dans plusieurs espèces indigènes. La fleur de nos Opfirys, dépourvue d'éperon, a souvent la forme d'un insecte ; d'où les noms d'O. abeilky d'O. mouche^ d'O. araignée^ donnés aux espèces les plus communes de nos prairies ou de nos bois.

Les Cypripediuniy dont le labelle a la forme d'un sabot, ont deux étamines fertiles au lieu d'une seule.

Les Orchidées exotiques (fig. 722-724) sont souvent de fausses parasites qui vivent sur les troncs d'arbres, la

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Mousse humide, envoyant dans l'air ou fixant sur les corps voisins de nombreuses racines adventives. Quelquesunes sont grimpantes, comme la Vanille, qui a un fruit finalement blet, brun et parfumé. Les autres ont les bases des rameaux renflées en un corps conique qui porte des

FiG. 722-724. — Maonllaria, Style, anthère et masses poUiniqueSy en place et séparées.

feuilles ou leur cicatrice. Leurs fleurs sont souvent grandes, éclatantes, de longue durée. Elles sont fréquemment pourvues d'un éperon qui répond à la base du labelle et qui existe aussi dans nos OrchiSy mais qui, dans les i4ngfr(]BCWW, par exemple, prend un grand développement. Une espèce de ce genre, VA. fragrans, qu'on récolte aux îles Mascareignes, a des feuilles odorantes servant à préparer une boisson aromatique, sous le nom de phaham.

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