VI. — PALMIERS
Les Palmiers sontaussi des Monocotylédones exception nelles, d'abord par leur port : ils ont pour tige un stipe (fig. 40), rarement ramifié, garni de restes ou de cicatrices de feuilles, et couronné d'un bouquet souvent énorme de feuilles alternes, pennées ou palmées, qui servent àfai**^
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des toitures, des fourrages, des vêlements même. Leur tige a une moelle parfois abondante en fécule, comme dans les Palmiers à sagou (Sagm). Ailleurs, comme dans les Ârengs à sucre, la matière saccharine peut être soumise à la fermentation et servir à faire des boissons alcooliques. Le bourgeon terminal est comestible dans certaines espèces ; c'est le Chou-Palmiste.
L'inflorescence des Palmiers est un spadice; c'est une grappe ou un épi composé; elle est très ramifiée et enveloppée d'une bractée souvent durcie, la spathe^ laquelle
Fi6. 727, 728. — Sabal. Fleur hermaphrodite, entière et coupée en long.
peut dans certaines espèces acquérir des dimensions énormes. Les fleurs, ordinairement nombreuses, sont hermaphrodites, plus souvent monoïques, ou dioîques.
Leur organisation rappelle celle des Liliacées ; elles ont ordinairement un double périanthe, trois sépales extérieurs et trois sépales intérieurs alternes. Dans les fleurs mâles, il y a un même nombre d'étamines, superposées aux sépales, et rarement un nombre supérieur. Dans les fleurs femelles, ces étamines peuvent subsister à l'état de staminodes. Le gynécée est libre; il est formé généralement de trois carpelles, superposés ordinairement aux sépales extérieurs, ou libres, ou unis en un ovaire trilo-^
BAILLON. — Bot., cl. de V. 22
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culaire. Un ou deux d'entre eux peuvent avorter. Ils renferment chacun un ou deux ovules^.
Le fruit est formé d'une ou plusieurs baies ou drupes, avec un noyau parfois très dur, comme dans le Cocotier où il est entouré d'une portion finalement fibreuse. Les graines renferment dans un albumen uniforme ou plus ou moins profondément ruminé, tantôt dur, corné, ou tantôt charnu, ou même en partie laiteux, comme dans le Cocotier dont on boit le lait, un embryon ^^,^,,^,^^ excentrique et monocotylédoné
(fig. 729).
Les Palmiers sont presque tous utiles, d'abord par les fibres de leurs tiges, de leurs feuilles, dont on fait des cordages, des tissus, puis par leurs fruits. On mange les baies "^iW^^ sucrées du Dattier (Phœnix dacty-
FiG. 729. — Dattier, lifera). Deux Palmiers américains Embryon. donnent de la cire qui peut s'amas-
ser à la surface de leurs feuilles :
le Ceroxylon des Andes et le Copernicia cerifera ou Carnauba, du Brésil. UElœis guineensis est le principal Palmier à huile de l'Afrique tropicale occidentale. Les Rotangs (Calamus) sont des Palmiers sarmenteux qui peuvent atteindre une grande longueur et dont nous employons les tiges sous le nom inexact de Joncs de l'Inde. Plusieurs ont ces tiges chargées d'aiguillons. Quelques-uns d'entre eux donnent du sandragoUy médicament astringent. La noix d'Arec est un masticatoire très usité dans l'Asie tropicale; c'est la semence de VAreca Catechu.
B. - DIGOTTLÉDONES aAMOPÉTALES