‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 5 sur 71 · RACINE · texte numérisé non relu

RACINE

La racine se nomme encore axe descendant. Elle se dirige en effet ordinairement de haut en bas vers l'intérieur de la terre. Il y a cependant d'assez nombreuses exceptions, et un certain nombre de plantes aquatiques, par exemple, ont des racines qui dirigent leur extrémité vers la surface supérieure du liquide.

On nomme pivot le cône allongé de la racine qui se produit en premier lieu lors de la germination, et qui souvent grandit et grossit d'une façon continue. Dans les arbres qui ont besoin d'être fixés profondément et solidement, ce pivot est d'ordinaire long et dur, ligneux. Dans un grand nombre de plantes alimentaires, comme les Betteraves (fig. 21), les Navets (fig. 22), les Carottes,

vGooqIc

les Radis, les Panais, etc., ce pivot devient épais et charnu ou succulent.

Il y a quelquefois des racines qui demeurent simples; mais le plus souvent elles se ramifient, et fréquemment

FiG. 21. — Betterave. Fig. 22 . — Navet,

Racine pivotante. Racine pivotante.

même un grand nombre de fois. Cette ramification présente une grande régularité. Ainsi le pivot d'un Ricin (fig. 23), simple et nu pendant quelques jours, présente bientôt vers sa partie supérieure quatre petites racines secondaires, dont l'origine est profonde, dis-

vGooqIc

ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES.

iÔ

posées sur une circonférence horizontale. Ce sont d'abord quatre petits mamelons équidistants, c'est-à-dire séparés l'un de l'autre par un arc de 90 degrés, et qui, primitivement hémisphériques, s'allongent en cylindrocônes de même forme à peu près que le pivot. Exactement au-dessous de ces quatre mamelons en naissent ensuite quatre autres, qui s'allongent aussi en racines secondaires; puis un troisième cercle plus jeune, au*dessous du deuxième, et ainsi de suite; de sorte qu'au bout de quelques jours, le pivot est garni de quatre séries verticales, équidistantes, de racines secondaires, et que dans chaque série, on observe tous les âges successifs de ces organes en les examinant de bas en haut.

Il y a des plantes dans lesquelles ces séries ne sont qu'au nombre de deux, séparées l'une de l'autre par une demi-circonférence du pivot; ou de trois, de cinq, etc. En général ce nombre est peu considérable, mais il varie d'une espèce à une autre.

De la même façon, les racines secondaires se garnissent déracines tertiaires; celles-ci, déracines quaternaires, et ainsi de suite. Les dernières divisions, les plus ténues de toutes, forment par leur réunion ce qu'on nomme le chC' velUy et chacune d'elles prend le nom de radicelle. L'ex-

FiG. 23. — Ricin. Jeune plante germant, coupée en long. La racine porte quatre séries verticales" de racines secondaires-

vGooqIc

trémité de chaque radicelle, obtuse ou aiguë, non renflée en général, est ordinairement recouverte d'une ou plusieurs petites calottes emboîlées qui se séparent les unes des autres, s'exfolient et se détachent de dehors en dedans ; leur ensemble constitue la coiffe ou piléorhize.

Plus haut les radicelles sont, dans une étendue variable, recouvertes de poils radicaux, formant à leur surface une sorte de manchon, dont la durée n'est pas longue, mais qui est bientôt remplacé par une autre zone de poils plus jeunes et plus voisins du sommet.

Coléorhize. — D^^ns les Monocotylédones en général, et exceptionnellement dans quelques Dicotylédones, les saillies qu'on voit poindre sur le corps de la racine ne sont point les racines secondaires. Mais celles-ci sortent de ces saillies plus ou moins prononcées, qu'elles perforent au sommet et qui leur forment comme un étui basilaire; cet étui est la coléorhize.

Racines pivotantes et racines fasciculées, — Dans les racines dites pivotantes^ le pivot prenant un grand développement, les racines secondaires ou des degrés suivants sont relativement peu volumineuses. Hais dans un plus grand nombre de plantes, et surtout de plantes herbacées, le pivot demeurant peu volumineux ou même se détruisant vers son extrémité (fig. 24), les divisions latérales de la racine prennent par contre un très grand développement ; on a donné aux racines qui présentent celte particularité le nom de fasciculées ou multiples.

On a beaucoup insisté sur les conséquences qu'entraîne pour la plante ce fait que sa racine est pivotante, ou bien qu'elle est fascîculée. Il est évident qu'un pivot profondément enfoncé dans le sol soutient mieux une plante que de faibles racines fasciculées qui s'enfoncent peu sous terre et qu'on arrache avec la plus grande facilité. Il Test aussi qu'on repique plus aisément une plante à racine fascicuîée, dont on détruit quelques branches par l'arrachage, les autres suffisant pour la reprise; tandis que le

vGooqIc

ORGANOGRAPHÏK DES PHx\NÉROGAMES. 17

pivol, facilement brisé par un arrachement laborieux, souvent même coûteux, n'a que peu de fines divisions latérales pour faire reprendre la plante repiquée. Il ne

FIG. 2i. — Melon. Jeune plante,^ le pivot se détruisant et la racine devenant fasciculée.

Test pas moins qu'une plante à racine fasciculée épuise de ses aliments la couche superficielle du sol, tandis que le pivot va de la surface à la profondeur chercher successivement sa nourriture dans les diverses couches du

BAILLON. — Bot., cl. de 4"j 1

i8 COORS ÉlÉMENtAIRE DE BOTANIQUE.

sol. Il y a donc intérêt, pour les assolements, à cultiver alternativement des plantes à racines fasciculées, comme nos céréales, et des espèces à racines pivotantes très longues, comme la Luzerne qui laisse pendant plusieurs années reposer les couches superficielles du sol, épuisées par la végétation des Graminées.

La racine pivotante reste chez elle, n'épuisant guère le sol à droite et à gauche. Il faut donc planter d'espèces à racines pivotantes les haies et les charmilles, pour éviter toute concurrence entre les pieds voisins les uns des autres. Si leurs racines étaient fasciculées, ces plantes iraient, en se portant latéralement les unes vers les autres, se faire tort pour la recherche, dans les couches superficielles seulement, d'une nourriture qu'elles ne peuvent aller demander à des couches plus profondes.

Comme les fines divisions des racines n'absorbent les liquides que par un point trèsvoisin de leur extrémité, c'est contre le pied des pivots qu'il faudra arroser pour que l'eau arrive rapidement au sommet de ces divisions très courtes ; ce sera au contraire sur une circonférence assez distante du pied de la plante qu'on devra mouiller s'il s'agit de racines fasciculéesdont les longues divisions rayonnent dans la couche superficielle du soi.

Ces divisions rayonnantes sont à redouter dans les arbres qu'on plante sur le bord des allées des jardins ou des routes ; elles iront s'étendre dans les plates-bandes et dans les héritages voisins pour enlever aux fleurs ou aux moissons la nourriture qu'elles trouveraient sur place si elles étaient pivotantes et s'enronçaient verticalement dans le point où l'arbre a été planté.

Heureusement, il est possible, en imitant les procédés naturels, de transformer une plante à racine pivotante en une plante à racine fasciculée. En coupant le sommet du pivot, ou bien en lui opposant un obstacle contre lequel il vient se butter ou se détruire, son développement se ralentit ou s'arrête, cependant que les divisions latérales de la racine grandissent, s'allongent et se ramifient en une masse fasciculée et parfois très divisée.

ORGANOGRAPHIË DES PHANÉROGAMES. 19

Racines adventives, — Quand on place un oignon de Jacinthe, par exemple (fig. 25,26), surTeau ou sur le sol humide, la base de Taxe de cette plante, qu'on nomme son plateaUy développe au contact du milieu humide, des racines souvent nombreuses et très longues. La plante avait eu

Fig. 25, 26. — Jacinthe. Oignon entier et coupé en long ; à la base de son plateau se développent des racines adventives.

primitivement d'autres racines, mais elles s'étaient détruites, et elle en était complètement dépourvue quand on a provoqué le développement de celles-ci. Ce sont là des racines adventives.

Cette opération se produit dans la nature au retour de chaque période de végétation. Les bulbes dont les racines précédentes ont péri, en développent de nouvelles qui ser*

vGooqIc

viront à l'alimentation de la plante pendant toute la durée de cette période.

Provoquer la formation de ces racines adventives sur la base cicatricielle d'un plateau, c'est faire une bouture. On ne fait pas, en effet, autre chose quand on coupe une branche de Saule, de Laurier-Rose, etc., et qu'on place la surface de section au contact d'une terre humide ou d'une couche d'eau. Il s'y développe des racines adventives, et il n'y a de différences que pour la forme et la consistance

FiG. 27. — Crassula. Les branches inférieures produisent, au contact du sol, des racines adventives.

entre ces branches et un plateau de bulbe, qui sont les unes et l'autre des axes ascendants.

Il y a beaucoup de tiges ou de branches qui produisent ainsi des racines adventives au contact du sol, sans avoir présenté précédemment à ce niveau quelque solu tion de continuité. Ainsi, dans les plantes dites rampantes, comme certains Crassula (fig. 27), la Véronique officinale (fig. 28), etc., la tige ou les branches peuvent être radicafites, c'est-à-dire développer des racines là où elles sont en contact avec le sol. Les coulants des Fraisiers, qui sont des branches longues et flexibles, s'appuyant de la sorte sur le sol, y développent spontanément des racines adventives (fig< 29).

vGooqIc

ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. 21

Si dans un Fraisier, par exemple, une fois le coulant enraciné, la portion qui est interposée aux racines adventives et au pied-mère vient à pourrir et à se détruire, une portion enracinée du coulant se trouve séparée de la plante-mère et constitue un pied indépendant. La façon dont celui-ci s'est établi se nomme marcottage naturel.

FiG. 28. — Véronique officinale. Tige rampante développant au contact du sol des racines adventives.

L'art a imité ces procédés. En arquant les branches, si leur flexibilité le permet, pour les amener et les maintenir au contact ou dans la profondeur du sol, on réussit assez souvent à y faire naître des racines adventives (ûg. 35). On sèvre plus tard la marcotte en la séparant du pied-mère. C'est un marcottage artificiel qui, comme le précédent, diffère du bouturage en ce que la portion

vGooqIc

séparée de la plante n'en est détachée que quand elle possède des racines adventives, tandis que dans la bou-

FiG. 29. — Fraisier dont les coulants développent, au niveau des bourgeons, des racines adventives.

ture, leur formation est postérieure, et quelquefois de longtemps, à la séparation.

Quand les tiges ou les branches ne sont pas assez flexibles pour être abaissées jusqu'au sol, on élève celui-ci

FiG. 30. — Renoncule rampante^ dont la tige commence à produire, au niveau des nœuds, des racines adventives.

jusqu'à l'endroit où l'on veut faire naître des racines adventives; on entoure ce point d'un pot fendu, d'un cornet de plomb, etc., dans lequel on place de la terre maintenue humide (fig. 34).

ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES.

Il y a souvent avantage à briser superficiellement .ou à inciser la tige là où Ton veut que les racines adventives se développent. On voit d'ailleurs que très souvent les

FiG. 31. — Potentille. Sa tige rampante commence à produire, au niveau des feuilles, des racines adventives.

tiges qui forment des racines adventives présenlent à leur niveau des solutions de continuité. La racine adventive, née sous Técorce, repousse en dehors celle-ci, qui cède et présente une fente par laquelle on voit sortir la racine. Elle est alors entourée à sa base d'une sorte de gaine corticale, parfois proéminente, et qui se comporte avec elle comme une courte coléorhize.

Dans les pays tropicaux, les arbres auxquels leurs racines primitives ne suffisent plus pour les maintenir ou pour les nourrir, développent en bas de leurs tiges, ou à diverses hauteurs sur leurs branches, des racines adventives qui les étàyent comme des haubanj;. Telles sont les racines adventives des Pandanus, de certains Palmiers, celles des Palétuviers qui maintiennent ces arbres fixés dans la vase des marais voisins de la mer ; celles du Figuier des pagodes

FiG. 32. — CallUriche, Sa tige, plongée dans l'eau, produit au contact du liquide des racines adventives.

vGooqIc

24 COURS ELÉMENTAlRfc; DE BOTANIQUE.

et d! autres espèces voisines, qui descendent des branches de ces arbres, forment des cordons grêles, bientôt enracinés, plus tard durcis et grossis dô façon à constituer de solides colonnes ou des étais résistants.

Une plante herbacée, telle qu'un Maïs, peut s*étayer de

FiG. 33. — Primevère. Sa tige produit de nombreuses racines adventives souterraines.

même à Taide des racines adventives. Quand sa tige est devenue grande, une ou plusieurs rangées de racines apparaissent sur les nœuds inférieurs de la tige, et ces racines pressées se dirigent ensuite vers le sol pour y nourrir et soutenir la plante.

Un grand nombre de lianes des pays tropicaux, passant de la cime d'un arbre à celle d'un autre, envoient vers la terre des cordons quelquefois très allongés, pendants,

ORGANOGRAPHÎE DES PHANÉROGAMES. 55

^H de leurs branches, et qui finissent par s'enfoncer HIns le sol pour y puiser de la nourriture.

FiG. 34. — Marcottage à l'aide de pots fendus, fixés sur les branches d'un arbre et remplis de terre maintenue humide.

vGooqIc

Dans les lianes, l'existence de ces racines advenlives est souvent passagère. A mesure qu'elles se détruisent, d'autres, plus jeunes et nées plus haut, les remplacent pour soutenir ou nourrir les jeunes branches.

Dans une Vanille qui s'attache à un tronc d'arbre ou à

FiG. 35. — Marcottage artiHciel. Les branches flexibles sont couchées et maintenues en terre là où l'on veut qu'elles développent des racines adventives.

une muraille, les racines adventives se succèdent souvent rapidement.

Souvent aussi les racines adventives ne suffisent pas à l'alimentation de la plante, car celle-ci meurt si un la coupe au pied. Ce résultat est constamment obtenu quand on coupe au-dessus du sol un Lierre qui s'appuie contre un arbre ou un mur. Ses tiges et ses branches ont cependant produit de nombreuses racines adventives qui fixent la plante à son support ; mais ce ne sont là que des

vGooqIc

ORGANOGRÀPHIE DES PHANÉROGAMES. 27

cramponSy incapables de fournir au Lierre les aliments que ses racines inférieures puisent dans le sol. Il y a des plantes qui possèdent à la fois des crampons et des racines adventives plus développées, susceptibles de les

FiG, 36. — Lierre pourvu de crampons ce.

alimenter. Les bulbilles et les bourgeons, les ophrydobulbes de nos Orchidées indigènes (fig. 61, 62) développent aussi au contact du sol, des racines adventives.

Les feuilles peuvent produire des racines adventives, surtout quand elles sont brisées ou coupées. Celles du Cresson de fontaine, ou leurs fragments, se comportent souvent ainsi quand elles flottent détachées à la surface

vGooqIc

de Teau. Il y a beaucoup de plantes à feuilles charnues ou épaisses qu'on multiplie en plaçant leurs feuilles au contact d'un sol humide. On coupe la queue d'une feuille, qu'on met ensuite en terre, et elle devient souvent une bouture. En appliquant sur la surface du sol la feuille de certains Bégonia, on voit toute cette feuille se recouvrir de bourgeons qui s'enracinent, et constituent ensuite autant de boutures qu'on peut séparer.

Le plus petit fragment de la feuille peut ainsi s'enraciner; et même, dans certaines espèces, une ou quelques cellules de son parenchyme ou de son épiderme. Les petites masses qui constituent la plante entière dans les Lemna (fig. 37) développent des racines adventives au contact de l'eau.

Diverses parties des fleurs peuvent se bouturer : notamment les ovaires, surtout quand ils sont infères. Ceux des.

Ludwigia, coupés en travers, comme une branche, se plantent et peuvent développer des racines adventives. Ceux de plusieurs Cactées tombent à la maturité sur le sol et s'y enracinent bientôt. On a même vu des placentas, après s'être accru' outre mesure en branches feuillées, se bouturer comme une branche issue directement de la tige.

Les racines même peuvent développer des racines adventives. Un petit tronçon de la racine d'un Paulownia,

FiG. 37. — Lemna {Lentilles d'eau). Racines adventives et aquatiques développées à leur face inférieure.

vGooqIc

ORGANOGRAPHIE DES PHANÉROGAMES. ^

d'un Ailante, d'un Acajou de Chine, d'un Mûrier à papier, d'un Ipécacuanha, d'un Manioc, etc., etc., semé comme une graine, forme des racines adventives; et comme il peut en même temps produire aussi des bourgeons adventifs qui se développent en branches feuillées, il constitue bientôt à lui seul une plante nouvelle.

FiG. 38. — Dahlia. Racines adventives, développées à la base de la tige et devenues épaisses et charnues.

La plupart des Monocotylédones n'ont d'autres racines que des racines adventives. Certains Palmiers, d'abord •Pourvus d'un pivot assez développé (fig. 17), se rangent bientôt dans la règle par suite de la destruction de leur racine primitive.

Quand le Blé et autres céréales thallent, la portion in»

vGooqIc

férieure de leur tige, couchée sur le sol ou dans sa profondeur, développe au contact de celui-ci un grand nombre de racines adventives. Elles naissent de préférence dans ces plantes, comme dans tant d'autres.

FiG. 39. — Renoncule. Racines adventives épaisses et charnues, constituant avec la base de la tige une griffe.

au niveau des nœuds que présente la tige, mais elles peuvent aussi se montrer en d'autres points très divers.

Caractères extérieurs des racines. — Nous désignons sous ce titre des caractères dont l'importance est très secondaire ,et qui cependant frappent les pre-

vGooqIc

orgânogrâphie des phanérogames. 31

miers notre vue quand nous considérons une racine : ce sont sa taille, sa forme, sa consistance, sa couleur, sa durée, etc.

Les racines de nos arbres et de nos herbes sont souvent blanchâtres, brunes ou noirâtres, quelquefois jaunes ou rouges. Les pivots de bien des plantes potagères, parfois épais et charnus, sont souvent blancs, roses, jaunes, violacés, etc. Leur portion supérieure verdit souvent quand elle est exposée à la lumière. Les grands arbres ont fréquemment de très longs pivots qui les fixent profondément au sol. Mais les Ignames, dont les liges sont grêles et grimpantes, et les Betteraves, dont la tige herbacée est très courte, peuvent avoir aussi une très longue racine pivotante. Le pivot d'un humble pied de Luzerne peut atteindre plusieurs mètres de longueur. Il y a des racines qui durent une seule saison et d'autres qui persistent plusieurs années, des siècles même, au moins leur pivot, alors que leurs divisions se détruisent parfois chaque année.

Les divisions des racines fasciculées peuvent devenir épaisses et dures comme les pivots, et même aussi les racines adventives, comme il arrive dans les Patates, le Jalap. Dans les Asphodèles, les Dahlias (fig. 38), les Maniocs, certaines Renoncules (fig. 39), les racines fasciculées ou adventives deviennent analogues à des tubercules et renferment, comme certains pivots, des principes utiles, amassés principalement dans les tissus de leurs couches extérieures.

Page 1