TIGES AÉRIENNES
Les tiges de la plupart des Palmiers sont citées pour leur forme de colonne verticalement élancée dans l'air, droite, indivise, terminée par un bouquet de feuilles (fig. 40). On leur a donné le nom de stipes; ce sont de bons exemples de tiges aériennes simples. Là où elles ne portent plus de feuilles, on voit à la surface les cicatrices régulièrement
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disposées de ces dernières ; il s'agit donc ici d'organes axiles.
FiG. 4-0. — Palmier. Tige simple.
! Il y a des Palmiers dont la tige se ramifie ; tel est le
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Doum de la Thébaïde. Un très grand nombre d'autres arbres, appartenant comme les Palmiers, à la grande division des Monocotylédones, peuvent aussi posséder une lige ramifiée ; ce sont notamment les Vaquois ou Bacquois (Pandanus) et les Dragonniers (Dracœna).
Quand ils sont jeunes, les Palmiers semblent pendant
FiG. 41. — Cactus» Tige grasse, charnue, courte, épaisse, mamelonnée et chargée d*épines.
longtemps privés de tige. Leurs feuilles forment un bouquet qui semble sortir directement de terre. De là l'expression de plantes acaules, qu'on emploie souvent, mais qui répond à une erreur; Car les feuilles qui forment une rosette semblant directement sortir du sol, et qu'on
BAILLON. — Rot., cl. de i\ 3
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a nommées à tort radicales^ sont en réalité portées par
FiG. it. — Blé. Chaume ramifié, avec racines adventives.
ORGÂNOGRÂPHIB DES PHANÉROGAMES. 35
une tige très courte et qui, dans la plupart des Palmiers, par exemple, s'allongera plus ou moins avec l'âge.
Dans nos arbres dicotylédones, la tige dure et ligneuse prend le nom de ^ronc; elle est ordinairement plus ou
FiG. 43. — Houblon. Tige volubilc dexLrorswn.
moins ramifiée. Ses divisions sont des branches ; et les divisions de celles-ci sont des rameaux, qui eux-mêmes peuvent porter des ramules, etc.
Il y a des tiges charnues, notamment dans les plantes
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dites grasseSy comme les Ficoïdes, les Cactées (fig. 41); elles sont souvent cylindriques, ou ovoïdes, globuleuses, parfois aplaties, avec des feuilles souvent rudimeataires ou
FiG. 44. — Lisei'ùti, Tige volubile sinistrorsum.
nulles et des épines nombreuses. Leur sommet peut être déprimé. Dans le Welwitschia, remarquable plante de l'Afrique tropicale, la tige ressemble à un gros champignon dur, à tige supérieurement concave, en forme de coupe. Quand les tiges aériennes ne durent qu'une ou quel-
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ques saisons, elles sont ordinairement herbacées, vertes, plus ou moins épaisses, tantôt pleines jusqu'au centre et lantôt creuses à l'intérieur ; on les nomme en ce cas fistuleuses. Dans les Graminées, ces tiges fistuleuses se nomment chaumes; elles présentent des nœuds saillants et
FiG. 45. — CusMe. Tiges fîxées à une plante-nourrice à Taide de leurs suçoirs SS.
pleins au niveau de l'insertion des feuilles (fig. 42). La Canne à sucre a un chaume plein; sa cavité est remplie d'une substance molle qui contient le liquide sucré.
Quand les tiges herbacées sont trop peu consistantes pour se tenir dressées, elles se couchent sur la terre. Au lieu d'être ainsi simplement couchées, elles peuvent, de distance en distance, se fixer au sol par des racines adven-
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tives(fig. 27-31); elles sont alors dites rampantes. On bien encore, trop faibles pour se soutenir elles-mêmes, les tiges sont volubiles ou grimpantes, s'appuyant sur les plantes voisines ou sur d'autres objets.
Dans les plantes volubilesy la tige ou ses divisions s'enroulent en spirale autour des autres plantes (fig. 43, 44), Soit de gauche à droite (dextrorsum) en montant, soit de droite à gauche {sinistrorsum)^. Dans les plantes grimpantes et sarmenteusesy les tiges sont retenues aux objets voisins par des crocs, des vrilles dont nous verrons plus loin les diverses origines. D'autres, comme le Lierre, s'accrochent, nous l'avons vu (fig. 36), par des crampons aux murailles, aux écorces des arbres. Ces crampons le fixent sans le nourrir, car le Lierre meurt s'il est coupé au pied. Les Cuscutes, au contraire, qui causeitt tant de dégâts dans nos prairies artificielles, sont des parasites à tiges grêles; elles s'implantent et se soutiennent sur les Luzernes, les Trèfles, etc., à l'aide de suçoirs (haustoria) qui leur servent en même temps à y puiser de la nourriture (fig. 45), car elles ne souffrent pas sensiblement de la destruction, spontanée ou non, de la base de leur ti§e.