‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 52 sur 71 · VII. — PRIMULACÉES · texte numérisé non relu

VII. — PRIMULACÉES

Les Primulacées sont des plantes à fleur régulière et à corolle gamopétale, qui se distinguent des précédentes en ce que leurs étamines sont placées en face des divisions

FiG. 739. — Primevère. A, fleur ; B, la môme, coupée en long E, F, fruit entier et ouvert.

de la corolle, et en ce que leur ovaire uniloculaire a un placenta central-libre et pluriovulé. Leur fruit est généralement sec, s'ouvrant par des fentes longitudinales, ou

COURS ËLÊMËNTAmË DE BOTANIQUE.

exceptionnellement, comme dans les AnagalliSj par un couvercle (pyxide). Les graines ont un albumen, et leur embryon, généralement parallèle au plan de leur hile, a la radicule en bas (fig. 740).

Che2 nous, ce sont des herbes (fig. 33), à feuilles alternes ou opposées. Parmi elles, les Anagallis et les Nummulaires sont exceptionnelles par la presque indé-

FlG.

740. — Primevère. HI, graine entière et coupe longitudinale; K, embryon.

pendance des pièces de leur corolle ; les Glaux^ par leur apétalie ; et les CoriSy par Tirrégularité de leur corolle.

Les Primevères (fig. 739, 740), parmi lesquelles on distingue la P. acaule, la P. de Chine, la P. Oreille-d'ours, sont souvent des plantes d'ornement; elles peuvent être aussi employées en médecine; telle la P. officinale ou Coucou. Les Nummulaires et les Anagallis passent pour vénéneux. Les Cyclamen le sont certainement et servent à empoisonner les rivières.

RUBIACÉl^S

Pourvues d'une corolle gamopétale régulière, comme celle des Solanées, Borraginées, etc., les Rubiacées en diffèrent notablement par la forme concave de leur réceptacle (fig. 122, 159, 178, 180, 182, 183,248); si bien que leur ovaire est infère, et leur périanthe épigyne. Dans les Garances (Rubia), le périanthe est réduit à une corolle (fig. 247, 248), de même que dans les Galium qui sont des Rubia à fleur tétramère et à fruit moins charnu. L'ovaire de ces plantes est à deux loges, avec, dans cha-

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cune d'elles, un ovule ascendant à micropyle inférieur et extérieur. L'ovaire est le même dans les plantes américaines qui produisent les Ipécacuanhas vomitifs, et qu'on nomme Uragoga (fig. 182), et dans le Caféier (fig. 742); tandis que l'ovule, également unique, est descendant dans celle qui donne la racine de Cainça et qui est un Chiococca. Les Quinquinas (Cinchona), dont l'écorce est un puissant fébrifuge et qui ont donné leur nom à une tribu

Fig. 744. — Quinquina. Fleur, Fig. 742.— Caféier, Fleur,

coupe longitudinale. cou|)e longitudinale.

des Cinchonées, ont des loges ovariennes multiovulées (fig. 741) et des fruits capsulaires (fig. 527), à graines nombreuses et ailées. Les graines sont également en grand nombre dans les Gardeniay mais leur fruit est une baie.

Les feuilles des Rubiacées exotiques et ligneuses sont le plus souvent opposées, accompagnées de stipules inlerpétiol^ires. Dans nos genres indigènes, les Rubia, les Gàlium, les Asperula^ les feuilles et leurs stipules, aussi développés qu'elles, forment une sorte de verticille (fig. 56, 118, 119); d'où le nom de Stellatœ donné jadis à

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ces plantes. Leur graine a un albumen corné ; et dans le Café, c'est celui-ci (fig. 617) qui, torréfié, sert à préparer la boisson stimulante que tout le monde connaît.

Les Caprifoliées sont des Rubiacées souvent dépourvues de stipules. Les unes, comme les Diervilla, ont généralement un fruit capsulaire ; les autres, comme les Sureaux et les Chèvrefeuilles, un fruit charnu. Dans les premiers, les fleurs ont une corolle à peu près régulière, et elle est irrégulière dans les derniers, qui sont des arbustes tantôt dressés, et tantôt sarmenteux et grimpants.

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