‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 54 sur 71 · X. — CAMPANULACÉES · texte numérisé non relu

X. — CAMPANULACÉES

Voisines des Composées-Chicoriées par un certain nombre de caractères tirés de leurs fleurs et par leur suc laiteux, les Campanules en diffèrent par leur ovaire infère à plusieurs loges pluriovulées, par leur calice développé, leur corolle campanulée et leurs anthères ordinairement indépendantes, à filets insérés sur le réceptacle en dedans

FiG. 746. — Campanule. Fleur Fie. 747. — Lohélie. Fleur

coupée en long. coupée en long.

delà corolle. Leur fruit est une capsule, déhiscente par plusieurs panneaux, et leur graine est pourvue d'un albumen charnu. Ce sont des herbes à feuilles alternes ou opposées, à fleurs solitaires, ou en cymes, ou en grappes de cymes. Elles ont à Tovaire, ou cinq loges, comme la C. Carillon (fig. 746), espèce ornementale, ou trois, comme la C. Raiponce, herbe indigène qu'on mange parfois comme légume. Il y a des Campanules nommées Symphyandra qui ont les anthères collées bords à bords. Les Lobélies sont des Campanulacées à fleur irrégulière et résupinées, gorgées ordinairement d'un suc très

vGooqIc

acre et brûlant. Il y a en Amérique des Lobéliées à fruit charnu, nommées Centropogon ; de même que parmi les Campanulées il y a un genre nommé Canarina dont la baie se mange aux Canaries, sous le nom de Bicarro.

L'ovaire des Lobéliées est infère ou en partie supère (fig. 747), et il y a en Australie, des plantes de cette famille dans lesquelles il est tout à fait supère ; comme il y a des Campanulées dont la corolle est exceptionnellement dialypétale.

Page 1