‹ Cours Élémentaire de BotaniqueChapitre 59 sur 71 · IV. — CARYOPHYLLÉES · texte numérisé non relu

IV. — CARYOPHYLLÉES

Nous connaissons la définition de la corolle caryophyllée (p. 183); elle caractérise une portion de cette famille à laquelle appartiennent les Œillets et les Silènes et qu'on a nommée tribu des Silénées. Le long onglet des cinq pétales y est logé dans un calice tubuléux, à cinq dents; tandis que dans la tribu des AlsinéeSf à laquelle appartient le Mouron blanc (fig. 54) ou des oiseaux {Stellaria média), les pétales ont un onglet fort court, et les sépales sont libres et étalés. Les Garyophyllées (fig. 202-205) ont le plus souvent deux verticilles complets à l'androcée. Les étamines sont souvent supportées, comme le gynécée, par un prolongement du réceptacle, supérieur à Tinserlion du calice (fig. 233). Leur ovaire libre est formé de deux à cinq carpelles pluriovulés, et leur^ styles sont en même nombre; mais les cloisons interposées aux

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loges ovariennes se résorbent souvent en grande partie, si bien que le rapprochement des placentas axilesy simule un placenta central-libre. Les fruits sont capsulaires, ou bien rarement , comme dans les Cucubalus, ils ont un péricarpe charnu, mince et indéhiscent. Leurs graines campylotropes ont un embryon périphérique, contourné autour de l'albumen central (fig. 607).

Les Caryophyllées sont surtout ornementales. On connaît Fodeur de Girofle des pétales de notre Œillet commun {Dianthm Caryophyllus), La Saponaire officinale, dont le gynécée est dimère et dont les pétales portent, comme ceux»de plusieurs autres Caryophyllées, une petite écaille au point d'union du limbe et de l'onglet, est célèbre par la matière onctueuse que fournissent ses racines et qui sert aux mêmes usages que le savon.

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