V. — CRUCIFÈRES
Le nom de cette grande famille vient de ce que les fleurs ont le calice et la corolle en croiXy cruciformes (fig. 276), c'est-à-dire formés l'un de quatre sépales et l'autre de quatre pétales alternes. Les pétales ont généralement un long onglet (fig. 261). L'androcée est normalement tétradyname, c'est-à-dire formé de deux paires de grandes étamines, l'une antérieure et l'autre postérieure, plus de deux petites étamines superposées aux sépales latéraux (fig^ 384-386). Entre les étamines le réceptacle convexe peut porter des glandes de forme variable (fig. 302). Le gynécée est supère, les étamines et les pièces du périanthe étant ordinairement hypogynes. Il se compose d'un ovaire uniloculaire et d'un style court à extrémité stigmatifère souvent bilobée. Dans la loge ovarienne il y a deux placentas, l'un antérieur et l'autre postérieur, reliés entre eux par une fausse cloison verticale, et les placentas sont d'ordinaire pluriovulés. Les ovules sont souvent campylotropes. Le fruit est une silique (fig. 521, 528) ou une silicule (fig. 529, 570), et les graines renferment un embryon (fig. 571-574) charnu et huileux, sans albumen.
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Les Crucifères sont le plus souvent des herbes, à feuilles presque toujours alternes, généralement sans stipules; à fleurs en grappes ou en corymbes, le plus ordinairement sans bractées (p. 118).
La saveur de leurs parties herbacées est souvent acre, piquante. Elle tient à ce que ces parties divisées permettent l'action réciproque de deux principes : la myrosine et l'acide myronique; action d'où résulte entre autres la formation ^'une essence volatile, stimulante et très odorante, si développée dans les Moutardes, les Raiforts, le Cochléaria. Les Choux peuvent fournir des aliments par plusieurs de leurs parties * ; les Radis et les Navets, par leur racine. L'embryon d'un grand nombre de Crucifères est riche en huile fixe, notamment.^celui du Colza, de la Navette et de la Caméiine.