I.IV. 1. CHAP. XIII. CAUHüiNK
On se procure d’abord du siliciure de magnésium, en jetant dans un creuset rouge un mélange formé de :
40 grammes de chlorure de magnésium,
de fluosilicate de potasse.
de chlorure de sodium fondu,
de sodium en morceaux.
Le sodium réduit vivement le chlorure de magnésium et le fluosilicate, en donnant du magnésium et du silicium qui s’unissent. Le siliciure formé (Mg^Si) reste disséminé dans une scorie formée de chlorure et de fluorure alcalins, qui ne gênent aucunement dans la préparation de l’hydrogène silicié.
Le creuset refroidi, on le brise, on concasse la masse qu’il contient, et l’on introduit cette matière'dans un flacon à deux tubulures, muni d’un tube abducteur et d’un tube droit, que l’on remplira complètement d’eau privée d’air par l’ébullition. On verse de l’acide chlorhydrique par le luhe droit; celui-ci réagit sur le siliciure, et il se dégage alors un gaz spontanément inflammable, comme l’hydrogène phosphoré de Gengemhre :
MgsSi + 2HCI = SiH2 + 2MgCl.
376. Propriétés. — Ce gaz, en brûlant, donne une belle couronne blanche d’acide silicique; il réduit les dissolutions métalliques de cuivre, d’argent et de palladium, mais il est sans action sur les dissolutions d’acétate de plomb et de chlorure de platine. La chaleur le décompose en hydrogène et en silicium qui se dépose, sous forme d’anneau miroitant, sur les parois du tube de porcelaine où l’on fait l’expérience. Cette expérience permet de démontrer la présence de ce corps dans l’hydrogène préparé avec le zinc ou le fer impurs.
On ne l’a obtenu jusqu’ici que mélangé avec une quantité trop grande d’hydrogène pour qu’on puisse établir exactement sa composition.