LIV. l. CHAI>. Xlll. CAHBOINü
biillaïUc; trop cuit, il est tondre, friable, très-peu sonore , absorbe facilement l’humidité et brûle mal. Les fumerons ont une couleur
lerne; ils ont encore la résistance du bois; en brûlant, ils donnent delà fumée.
2° Distillation du bois. — Le bois est introduit dans de grands cylindres pouvant en contenir cinq stères , et qui sont mis en communication avec des récipients destinés à recueillir les produits liquides de la distillation. On chauffe ordinairement avec du bois, et l’opération dure de sept è huitbeures. Par ce procédé, 100 parties donnent 28 pour 100 de charbon ; la distillation exige que l’on brûle 12,5 parties de bois. En résumé, 112,5 parties de bois donnent donc 28 parties de charbon. Dans le procédé des meules, 112,5 parties de bois ne donnent guère que 20 partie® de charbon; en outre, tous les produits liquides sont perdus. Il est vrai que les frais de main-d’œuvre sont bien moins considérables, et la différence dans le rendement en charbon ne suffirait pas à couvrir les dépenses de la distillation, si l’on ne recueillait des produits volatils, dont le
prix plus ou moins élevé rend, en défmithe, le procédé de distillation plus ou moins avantageux.
388. ]Voîr animal. — Les OS Contiennent 30 pour 100 dé matière organique, riche en carbone, au milieu de laquelle se trouve répandue la imtière minérale de l’os, composée de phosphate et de carbonate de Chaux. Si l’on calcine les os en vase clos, on obtiendra un charbon tres-impur, mais qui possède, lorsqu’il est réduit en petits grains, des pi opriétés décolorantes remarquables. Aussi l’emploie-t-on pour la décoloration des sucres bruts. Que l’on mette dans un verre de la teinture de tournesol ou de 1 ’indigo en dissolution, et qu’on y ajoute du noir animal en petits grains ou en poudre, en filtrant la liqueur, on verra qu’elle a perdu sa coloration. Les matières salines sont également retenues par ie charbon, quoiqu’on moindre quantité. Le noir animal qui a absorbé une certaine quantité de matière colorante devient impropre à en absorer de nouveau; on le revivifie en le calcinant en vase clos; la matière moindrf charbon reprend ses propriétés, quoiqu’à un degré
~ s’obtient en brûlant incom- ,
mapn uiles essentielles ou des résines dans une chambre en
en laquelle se trouve un cône qui racle les murs
lanf détache le noir de fumée. On sait que la résine hrû-
sion rt. flamme rouge (fuligineuse) qui contient en suspen-
cnnsiit ^ ténuité extrême. Ce charbon recueilli
neiit e fumée. C’est donc du carbone à peu près pur; il ne
ferni contenir de cendres, et la seule impui’cté qu’il puisse rcii-
coiihiiste en matières goudronneuses (pii imprègnent les molécules
•25S CHIMIK INORGAINIUUI^.
de (‘liiirbon. 11 sulTiia donc de calciner iorlenient le noii de luné , l’iihri lin conliicl do l’air, pour avoir du carbone parlaitenient pur.
Fig. tOO.
On s’en sert dans la peinture en noir et pour la fabrication de l’encrel
** 'sQ^'cblrbo.. de sucre. - On a souvent besoin de carbone pur, dansv
les laboratoires, pour effectuer certaines réactions ^ ^
fumée peut servir dans beaucoup de cas, mais sa trop grande légereteS^ lui fait souvent préférer le charbon obtenu en calculant du sucre b^ pur, en vase clos. On obtient ainsi une matière noire, brillante et bour ^ soullée. Le sucre a commencé par fondre sous l’influence de j
puis la masse fondue s’est décomposée en dégageant des gaz . de là • ïect de la malière. Remarquons, d’ailleurs, que toute qui peut se consumer au contact de l’air, sans laisser de résidu peiil< !ervh-àla préparation du carbone pur. Il faudra toutefois cbaufler ce cbarbon, pendant quelque temps, à une température élevee, afin dc< chasser les dernières traces d’iiydrogèiie qu’il peut renlermer.