IODE
! État physique à la tempe-
rature* ordinaire
Den.«ité à l’état solide ou
1 liquide
1 Densité de vapeurs
Point d’ébullition
Equivalent
Inconnu.
Gaz verdâtre.
l,33(liquid.) 2,4 — 50»
Uquid rouge et transpar.
3 (Liquide).
Solide gris d’acier.
5 (solide).
Le brome est donc intermédiaire par ses propriétés physiques entre le chlore et l’iode, comme par l’ensemble de ses propriétés chimiques. Il en est de même des bromures métalliques, dont la solubilité, la volatilité, la coloration, la densité, etc., sont toujours intermédiaires entre celles des chlorures et des iodures correspondants.
Si le fluor appartient réellement à la famille du chlore, ^inspection seule de ce tableau permet de prévoir ses principales propriétés physiques. Ce serait un gaz peu coloré, difficile à liquéfier; son alfinité énergique pour l’hydrogène nous permettrait également de prévoir ses affinités chimiques importantes. Ainsi le fluor décomposerait probablement l’eau cà la température ordinaire pour former de l’acide fluorhydrique; d pourrait donc être fumant à l’air, et il serait nécessairement très-dangereux à respirer.
Le fluor possède pour le silicium et le bore et pour certains me aux une affinité qu’on ne retrouve pas chez le chlore, le brome et l’iode. Nous avons vu en effet l’acide fluorhydrique attaquer la silice et l’acide borique, en donnant de Teau et des fluorures de silicium ou de bore. L’acide chlorhydrique et ses congénères sont sans action sur ces corps.
Les minéralogistes ont été conduits à admettre que c est a 1 état fluorures que la plupart des matières minérales contenues dans les fi o | y ont été amenées des profondeurs du sol. Ces raisons font natuic emen placer le fluor un peu à part dans la famille du chlore.
CHIMIE INORGANIQUE
2“ FAMILLE. — Oxygène^ soufre, sélénium, tellure.
468. Un volume de vapeur de l’un de ces métalloïdes s’unit à 2 volumes d’hydrogène pour former 2 volumes de vapeur d’un composé faiblement acide, ou tout au moins pouvant, comme l’eau, jouer le rôle d’acide faible. Cette famille doit d’ailleurs se subdiviser en deux groupes; Tun comprenant le soufre, le sélénium et le tellure, l’autre comprenant l’oxygène.
Les analogies du soufre, du sélénium et du tellure sont très-étroites ; les acides sulfhydrique, sélénhydrique et tellurhydrique sont des gaz combustible^ peu solubles dans l’eau, d’une odeur caractéristique et repoussante; les sulfures, les tellurures et les séléniures se trouvent fréquemment associés dans la nature, parce qu’ils sont isomorphes. Enfin, ces métalloïdes brûlent directement dans l’oxygène, en donnant naissance à des produits gazeux ou volatils, d’une odeur suffocante, qui résultent de l’union de 1 volume de vapeur de métalloïde avec 2 volumes d’oxygène condensés en 2 volumes; ce sont les acides sulfureux, sélénieux, tellureux. On peut obtenir des acides plus oxygénés et bien plus énergiques avec ces trois métalloïdes ; ce sont les acides sulfurique SO^, sélénique SeO^, et tellurique TeO^. Ces trois, corps forment des sels isomorphes entre eux.
L’oxygène présente des propriétés spéciales dépendant du rôle particulier et important qu’il joue dans la nature ; mais, au point de vue chimique, il peut, dans beaucoup de cas, être remplacé par le soufre ; aussi ce dernier a-t-il pu être appelé avec raison, par M. Dumas, un oxygène solide.
Nous avons vu en effet que les métaux et le charbon (205) peuvent brûler dans la vapeur de soufre, à une température convenable, comme ils le font dans l’oxygène, en dégageant de la chaleur et de la lumière. Les produits des deux combustions sont d’ailleurs comparables. Rappelons encore les composés du phosphore et de l’arsenic, où le soufre se substitue en totalité ou en partie seulement à l’oxygène sans rien changer aux propriétés fondamentales du composé (257).
Le tableau suivant résume les propriétés physiques importantes des corps de cette famille; il montre comment l’équivalent croît avec la fixité des corps.