‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 149 sur 537 · TELLURE · texte numérisé non relu

TELLURE

Te

Apparence

Densité à l’état solide

I Densité de vapeur

1 i Onif’it flp fiiQinn

Gaz incolore.

Solide

jaune-citron.

llO»

Solide rouse brun.

Solide ayant l’asp, metall.

rouge vif, 64,5

1 Point d’ébullition

y Equivalents

3® FAMILLE. — Azote ^ phosphoi^e, arsenic.

469. Le caractère fondamental des corps de cette famille est encore tiré de la manière dont ils se comportent vis-à-vis de l’hydrogene.

Un volume d’azote s’unit à 3 volumes d’hydrogène pour former 2 volumes d’un gaz pouvant jouer le rôle de base; c’est l’ammoniaque, .es hydrogènes phosphore et arsénié diffèrent un peu par leur composition de l’ammoniaque; en effet, 2 volumes de l’un de ces gaz contiennent seulement 1/2 volume de vapeur de phosphore ou d’arsenic pour 3 volumes d’hydrogène. Il y a donc là une anomalie singulière, qu on avait espéré faire disparaître en prenant la densité de vapeur du phosphore ou de l’arsenic à une température très-élevée; mais l’expérience n est point venue confirmer celte conjecture, rendue encore plus probable par e résultat des expériences de MM. Deville etTroost sur la densite de la vapeur de soufre à 1000“.' On est donc en droit de se demander, avec M. Deville, si l’azote ne double pas de volume en sortant de ses combinaisons; on s’expliquerait alors facilement l’énergie d’action de certains produits détonants de l’azote, que de légères inüuences peuvent decom-

poser (chlorure, iodiire d’azote). a ^ /vt

Quoi qu’il en soit, l’ammoniaque, le phosphure gazeux d ly rog n

l’hvdrogène arsénié doivent être considérés, par 1 ensemble de leurs

réactions, comme des produits très-analogues. Nous en

preuves convaincantes dans l’identité de composition des^ bases phos

phoiées et arséniées et des ammoniaques composées en

que. Toutefois l’ammoniaque est une base enerpque, an “I

drogène phosphoré est une base très-faible ; 1 meUr^ en évkleiice la sensiblement neutre. Nous avons vu qu on pe acides

basicité de l’hydrogène phosphoré, en combinant ce gaz a\

bromhydrique et iodhydrique (177). l’arse-

L’azote dillère par plusieurs particularités du p losp loi ^

nie ; il ne se combine pas directement avec l’oxygene, tandis que

CIIIMIK INORGANlQUb:.

phosphore et Tarsenic éprouvent clans ce gaz une combustion très-vive. On comprendra la nécessité de cette faible affinité de l’azote pour l’oxygène, si l’on remarque que ces deux gaz sont les éléments principaux de l’air. Une affinité puissante, mise en jeu par les forces électricjues ou par la chaleur dégagée dans les combustions qui s’effectuent à la surface du sol, aurait naturellement entraîné la transformation de l’atmosphère en produits délétères pour tous les êtres qui y respirent. L’azote doit donc, comme le fluor et l’oxygène dans les familles précédentes, être mis un peu à part dans la famille qui nous occupe.

Le phosphore et l’arsenic se ressemblent au contraire presque en tous points. Les phosphates et les arséniates naturels, qui sont très-nombreux, se trouvent ordinairement associés en toutes proportions; leurs formes cristallines sont d’ailleurs identiques. C’est en étudiant ces composés que Mitscherlich fît sa remarc[uable découverte de l’isomorphisme.

Nous résumons les propriétés physiques de ces corps dans le tableau suivant ;

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