LIV. II. ClIAP. I. MÉTAUX ET ALLIAGES
nous donnent, en arrivant à l’œil, la sensation de la couleur des corps. Par des réflexions multiples d’un même faisceau, on élimine la lumière blanche mélangée à la lumière réfléchie, et celle-ci apparaît alors avec sa nuance propre.
478. Densité. — La densité des métaux est très-variable ; les métaux alcalins sont plus légers que l’eau, tous les autres sont plus lourds. Les métaux communs ont une densité qui varie de 7 à 9 environ, les métaux à équivalent élevé ont une densité supérieure à dO et pouvant s’élever jusqu’à 23.
Platine. . . . |
' fortement écroui
Cuivre fondu
' fondu
Cadmium
1 écroui *.
Fer
i fondu
Étain
Mercure.. . .
( solide à — 42o .
Zinc fondu
1 liquide à 0° ... .
Aluminium
Palladium .
Sodium
Plomb
Potassium . .........
Argent
Lithium
479. Fusibilité. — Tous les métaux, excepté l’osmium, ont été fondus, quelques-uns à des températures exceptionnellement élevées, comme le platine, le rhodium et l’iridium; d’autres aux plus hautes températures que l’on puisse atteindre dans les foyers ordinaires (fer, nickel, cobalt) ; mais le plus souvent la fusion d’un métal est une opération facile à effectuer, ainsi qu’il résulte du tableau suivant :
Température de fusion. Température de fusion.
Mercure
Argent
lOOOo (rouge vifj
Potassium
Cuivre
Sodium
Or
Étain
Fonte (fer carburé). .
Bismuth
Fer forgé
150QO (?) (blanc éblouissant)
Plomb
ISickel
Cadmium
Cobalt.
IGOOo (?)
Zinc
Platine
Antimoine
Iridium
Aluminium
480. Volatilité. — Plusieurs métaux sont assez volatils pour qu’on puisse utiliser celte propriété pour les extraire de leurs minerais ou pour les séparer des autres métaux. Tels sont le mercure, le cadmium, le I potassium, le sodium, le magnésium et le zinc.
Le mercure bout à 3G0° Le sodium au rouge
Le cadmium à 8G0° l.e zinc à 1040°
Le potassium au rouge Le magnésium vers 1040°
D’autres, comme le plomb, l’argent et l’or, sont sensiblement volatils
322 CHIMIE INORGANIQUE
quand on les chauffe au-dessus de leur point de fusion ; il en résulte sou-vent dans la pratique une perte notable, mais ils ne peuvent néanmoins ■ être distillés. Il n’est aucun métal qui soit absolument fixe, le platine luimême a pu être volatilisé. (H. Sainte-Claire Deville.)
481. Condiici ibilitc pour la ciiaieur. — Si 1 on représente par 1000 le pouvoir conducteur de l’argent, c’est-à-dire la quantité de chaleur qui traverserait dans l’unité de temps l’unité de surface de ce métal, on pourra représenter par les chiffres suivants le pouvoir conducteur des métaux usuels.
Argent... .
Zinc
Plomb . . . . .
Cuivre. . . .
Étain
Platine
Or
Fer
Bismuth. . . .
Ce tableau, donné par MM. Wiedemann et Franz, a une importance pratique considérable dans les applications industrielles de la chaleur ; il explique, par exemple, pourquoi l’on fait usage du cuivre, malgré son prix élevé, de préférence au fer, quand il s’agit d’évaporations ou de distillations rapides.
L’aluminium prendrait place, dans ce tableau, probablement après l’or.
482. Conductibilité électrique. — La conductibilité électrique des métaux a été étudiée par plusieurs physiciens, et notamment par M. Ed. Becquerel, à qui nous empruntons le tableau suivant, qui fait connaître le rapport des longueurs des fils de même section, qui, mis entre les deux pôles d’une même pile, produisent le même affaiblissement dans
l’intensité du courant.
Métal recuit.
Métal écroui.
Métal recuit.
Métal écroui.
Argent. ..
Palladium.
Cuivre. . . .
Fer
Or
Plomb. . . .
Cadmium.
Platine. ..
Zinc
Merciue. .
Étain
483. Capacité calorique. — On désigne sous ce nom la quantité de * chaleur qu’il faut donner à l’unité de poids d’un métal pour élever sa i température de 0° à D. Nous indiquons dans le tableau suivant les cba-leurs spécifiques des métaux les plus faciles à obtenir à l’état de purelé.
Métaux.
Chaleurs spécifiques.
Métaux .
chaleurs spé
Fer
Platine
Zinc
Palladium. . . .
Cuivre
Or
Cadmitim —
Potassium. . . .
Argent
ftlercure
Plomb