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MÉTAUX ET ALLIAGES

472. Éclat et conductibilité des métaux. — Les métaux sontbonscon clucteiirs de la chaleur et de l’électricité ; ils possèdent, lorsqu’ils sont poils, un éclat particulier, que l’on désigne sous le nom à'éclat métallique. Ces propriétés se constatent facilement sur les métaux en masses suffisantes pour être façonnées sous forme de lames ou de fils. Les toiles métalliques sont employées dans la construction de la lampe des mineurs de Davy (437) à raison de leur conductibilité pour la chaleur; la conductibilité des métaux pour l’électricité les fait utiliser sous forme de fils, pour transmettre l’électricité à des distances considérables (fils des télégraphes électriques). Il n’en est plus de même si les métaux sont en poudre. L’or, précipité de ses dissolutions par les moyens chimiques, perd sa belle couleur, en même temps que sa grande conductibilité pour la chaleur et l’électricité. Mais il est facile de lui rendre son éclat en frottant sa poussière sur un corps dur, sur un mortier d’agate, par exemple, un pilon de porcelaine ou un morceau d’acier poli ; il reprend également de la conductibilité pour la chaleur et l’électricité à mesure que sa masse devient plus compacte et présente moins de solution de continuité.

473. Basicité de leurs oxydes. — On a rangé dans la classe des métaux des corps simples qui n’ont pu être suffisamment agglomérés jusqu’ici pour présenter ces propriétés physiques, parce qu’ils donnaient naissance, en se combinant à l’oxygène, à un ou plusieurs composés basiques, c’est-h-dirc capables de s’unir aux acides pour former des sels.

Il n’existe, en elfet, aucun métal bien caractérisé (or, argent, cui\re, fer, etc.) qui ne puisse donner naissance au moins à un oxyde basique.

CniMIIC INORGANIQUE.

lanclisqu’aiicun mélalloïtle ne possède celle propriélc. Aussi les chimistes l’ont-ils prise pour caractère principal et distinctif des métaux. L^étude plus approfondie des métaux terreux (aluminium, glucinium, etc.) est venue confirmer cette règle; ces corps, qu’on supposait dépourvus de tout éclat métallique et deconductibililé, les possèdent, quand ils ont été fondus au même degré que les métaux usuels.

/ 4. Dciiiiitioii du niétîti. — En resumc, les mélrtux sont des corps simples qui peuvent, en se combinant à l’oxygène, donner naissance à un ou plusieurs composés basiques; le plus souvent ils possèdent un éclat particulier et sont bons conducteurs de la chaleur et de l’électricité.

On comprendra facilement que nous attachions plus d’importance à un caractère chimique, dépendant de la nature de la matière constitutive du corps qu’à des caractères purement physiques, dépendants seulement de l’arrangement des particules de cette matière.

4-75. Propriétés physiques. — Les propriétés physiques des métaux sont, au contraire, de la plus grande importance au point de vue de leurs applications industrielles; il convient donc de les examiner avec quelques détails.

Les métaux sont ordinairement solides ; on ne connaît jusqu’ici qu’un seul métal liquide à la température ordinaire, c’est le mercure. Us sont susceptibles de cristalliser, le plus grand nombre affectent alors la forme cubique; le bismuth et l’antimoine appartiennent, au contraire, au système rhomboédrique.

476. Opacité. — Examinés sous une épaisseur suffisante, tous les métaux sont opaques ; il n’en est plus de môme quand on les prend en lames très-minces. On le démontre en appliquant avec soin une feuille dV battu contre une lame de verre, on peut voir à travers ; la lumière qu’elle laisse passer possède une belle couleur verte complémentaire de la couleur de la lumière réfléchie à la surface de l’or. Le fer obtenu en réduisant du chlorure de fer par l’hydrogène se dépose sur les parois du tube en couches continues assez minces pour être parfois transparentes.

477. Couleur. — Peu de métaux sont colorés, l’or est coloré en jaune, le cuivre en rouge, le strontiane a une couleur jaunâtre ; les autres métaux tirent sur le blanc, quoique avec des nuances variées. Ainsi l’argent est jaunâtre, le fer gris, le zinc bleuâtre.

On peut modifier singulièrement ces apparences, en faisant rélléchir plusieurs fois un même faisceau de rayons lumineux sur la surface d’un môme métal, comme l’a montré Benedict Prévost. On trouve ainsi que l’argent est jaune, l’or rouge et le cuivre écarlate ; on s’explique ce phénomène, si l’on remarque que les rayons lumineux tombant sur un métal y sont en partie absorbés, en partie rélléchis; ce sont ces derniers qui

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