I.lVKt: 1, GHAP. III. HYDHOGÉNG
dans la proporlion la plus convenable. On se règle suiioiit sur l’éclal de la llainme et sur le bruit que font les gaz en brûlant G
2® Fusion du platine. — Volatilisation deVargent. — Si l’on veut fondre du platine, ou volatiliser de l’or ou de l’argent avec cet appareil, on place le métal dans une petite cavité pratiquée dans un morceau de chaux vive, et, tenant le chalumeau de la main droite, on dirige sur le métal le dard de flamme. Avec la main gauche, qui est libre, on réglera facilement l’ouvertufe des robinets; on devra placer le bout B du chalumeau h quelques millimètres (3 ou 4>du métal à fondre, c’est h cette distance que la chaleur est le plus forte. Si l’on opère sur l’argent, on verra ce métal disparaître avec rapidité, en donnant une vapeur épaisse que l’on peut condenser sur un morceau de porcelaine ou de terre placé sur le parcours de la fumée.
Lumière de Drummond. — Quand on fait ces expériences, on est frappé de l’éclat insupportable que prend X'àcliaux. La lumière qui en résulte ne peut être comparée qu’à la lumière de la pile ou du soleil. Pour l’obtenir dans tout son éclat, il faut placer dans la flamme d’un chalumeau ui:o petite pointe de craie ou de chaux, de manière à ne pas abaisser sensiblement sa température ; on obtient ainsi la lumière dite de Drummond, du nom du chimiste anglais qui le premier a fait cette expérience.
4® Soudure autogène. — M. Desbassyns de Richemond a eu l’idée ingénieuse de faire servir la flamme de l’hydrogène alimentée par de l’air à la soudure des métaux, sans l’emploi d’alliages. On se sert beaucoup aujourd’hui de ce procédé pour souder de grandes lames de plomb; il suffit de rapprocher leurs bords bien grattés et de diriger sur eux le feu vif du dard du chalumeau. On promène en môme temps dans la flamme un petit prisme de plomb, qui ajoute de la matière aux bords fondus des plaques. Cette fusion purement locale donne des soudures parfaites, sans introduction de métal étranger. De là le nom ^'autogène donné à cette espèce particulière de soudure, dont l’usage se généralise de plus en plus.
L’appareil de Desbassyns de Richemond se compose d’un chalumeau très-peu différent pour la forme de celui que nous venons de décrire; il porte le nom de chalumeau aérhydrique. Il est mis en communication, à l’aide de tubes en caoutchouc, d’une part, avec un appareil donnant de l’hydrogène d’une manière continue, d’autre part, avec un soufflet à air qu’on peut faire mouvoir avec le pied à l’aide d’une pédale ; l’arrivée des deux gaz est d’ailleurs réglée au moyen des robinets du chalumeau. L’ap-
* Quand l’hydrogène est en excès, la l'Iainine est rouge; elle devient hleue quand l’oxygène est en proporlion convenable. En dirigeant le dard sur un corps combustible, on constate facilement si elle contient un excès d’oxygène. Enfin, la combustion a lieu sans bruit quami le mélange est convenable ; avec excès d’hydrogène, la flamme soujpe; elh ''i/flc avec excès d’oxygène.
70 CHIMIK INOHGANIQUE.
pareil générateur d’hydrogène {fig. 27) se compose de deux réservoirs en plomb A et B superposés et réunis par un tube en plomb T, partant du fond du réservoir supérieur et plongeant dans le réservoir inférieur B.
Celui ci porte un faux fond KR' percé de trous, destiné à supporter le zinc en morceaux que l’on introduit dans le réservoir B , par une large ouverture c fermée hermétiquement, quand l’appareil fonctionne, par une plaque métallique. On verse de l’acide sulfurique du commerce étendu de huit fois son poids dans le réservoir A par l’ouverture i, et l’on ouvre le robinet r du tube recourbé LL' destiné à laisser sortir l’hydrogène. L’acide, descendant par le tube T, mouille le zinc et i’attaqiie, rbydrogène se dégage par le tube LL' et arrive dans la chambre ^/, d’où il s’échappe par l’oriüce o muni d\in robinet.
On voit que l’hydrogène produit dans la chambre B ne peut entraîner avec lui des matières étrangères, telles que du sulfate de zinc, puisqu’il doit se laver dans de l’acide sulfurique étendu avant de sortir de 1 appareil.
Il est bien entendu qu’il faut perdre une quantité assez notable de gaz hydrogène avant de l’enflammer à la sortie de l’appareil la première fois qu’on s’en sert, puisqu’il faut d’abord chasser complètement l’air qui y est contenu. Mais une fois qu’il a servi, il n’est plus besoin de prendre cette précaution. En elfet, si l’on ferme le robinets pour arrôtei le dégagement, l’air contenu dans le vase B continuant d attaquer le zinc, 1 hydrogène qui se dégage force l’acide à remonter par le tube 1 dans le réservoir supérieur, et finit par remplir complètement la chambie B. L’action cesse; mais alors l’appareil peut immédiatement seivii. Afin de donner plus de solidité au générateur, on fait 1 extérieur en cuiue
rouge.
5® Parmi les autres applications de l’hydrogène, citons 1 usage qu on en fait pour gonfler les ballons qui doivent s’élever a des hauteurs considérables, car, pour les cas ordinaires, le gaz d’éclairage suffit. Il sert dans les laboratoires à réduire les oxydes métalliques.
(;0M^I^A1S()^’S DK L’ilYDUOr.KNE ET DE e’OXYC.ÈNE.
76 L’hydrogène forme avec l’oxygène deux combinaisons, l’une est l’eau oKlinaire ou protoxyde d’hydrogène HO, l’autre est l’eau oxygénée ou bioxyde d’hydrogène HO‘L