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LIV. II. CHAP. VI. ÉOlHVALEiNTS CHIMIQUES

0,333, qui est la chaleur spécifique du mercure. Ou trouve ainsi un nombre qui se rapproche de beaucoup du produit indique. On admet donc 100 pour équivalent du mercure Hg ; la formule du premier oxyde devient Hg^O, celle du second HgO. Nous devons ajouter que les considérations tirées des chaleurs spécifiques, d’accord d’ailleurs avec celles que l’on déduit de l’isomorphisme, nous conduiraient à admettre pour formule des oxydes d’argent, de tapotasse et de la soude, le symbole général R‘^0. Nous exposerons ces raisons dans l’histoire particulière des

métaux.

622. Remarque. — Nous pouvons étendre aux métaux la remarque déjà faite à propos des métalloïdes. On ne peut dire, en réalité, que 100 parties de mercure équivalent à 28 parties de fer, quoique nous donnions à leurs oxydes la même formule RO. Il n y a, en effet, que des ressemblances secondaires entre ces deux oxydes, mais on peut affirmer que 28 de fer équivalent à 33 de zinc, à 12 de magnésium, parce qu’en s’unissant à une môme quantité 8 d’oxygène, ils donnent naissance à des oxydes isomorphes, c’est-à-dire jouant le même rôle chimique.

DÉTERMINATION PARTICULIÈRE DE l’ÉQUIVALENT DES PRINCIPAUX MÉTALLOÏDES.

623. Nous faisons suivre cette théorie générale de la détermination I spéciale de l’équivalent des principaux métalloïdes, afin de ne laisser aucun doute sur l’application pratique des principes que nous venons d’ex- ! poser. Nous rapporterons tous ces équivalents à O = 8 ou H=l, comme nous allons le voir.

Hydrogène. — On admet généralement que l’eau (ou oxyde d’hydrogène) a pour formule HO; H représente alors la quantité d’hydrogène qui s’unit à 8 d’oxygène. La synthèse de l’eau de M. Dumas donne 1 pour

cette valeur, par conséquent H = I.

Azote. — M. Marignac a déduit l’équivalent de l’azote de Tanalyse de l’azotate d’argent qui nous a servi (137) à déterminer la composition exacte de l’acide azotique. Les azotates neutres contenant 5 fois plus d’oxygène dans l’acide que dans la base, on leur a donne pour foimule RO,AzO^; l’équivalent de l’azote est alors la quantité d’azote unie à 40 d’oxygène dans l’acide azotique. On trouve ainsi Az = 14.

Phosphore. — La formule des métaphosphates, RO, PhO^ (616), suppose que l’acide phosphorique est composé, comme l’acide azotique, de 1 équivalent de phosphore et de o équivalents d’oxygène. 11 faut donc chercher la quantité de phosphore unie a 40 d oxygène dans 1 acK t phosphorique. Les expériences deM. Schrœtter (162) sur la composition I de ce corps, et les analyses du chlorure de phosphore, montient que ce ' corps contient 31 de phosphore pour 40 d’oxygène.

CHIMIE INORGANIOCE.

Arsenic. — On déduit cet équivalent de l’analyse du chlorure d’arsenic correspondant à l’acide arsénieux, auquel on doit forcément donner la formule AsCP, à raison des analogies des composés arséniés et phosphorés. C’est donc la quantité d’arsenic qui s’unit à 3 équivalents de chlore (ou i06,5 comme nous verrons tout à l’heure); on trouve ainsi As = 73.

S»oufre. — Les sulfates neutres (RO,SO-^) contiennent 3 fois plus d’oxygène dans leur acide que dans leur hase; ce qui a conduit à attribuer à | l’acide sulfurique la formule SO^. L’équivalent du soufre est donc la quantité S de soufre combinée à 24 d’oxygène dans l’acide sulfurique. L’analyse de Berzelius sur la composition de cet acide (236) donne S = 16.

Chlore. — Nous avoiis indiqué, à l’analyse de l’acide chlorique (296), comment on avait déterminé le poids d’oxygène, de chlore et de potassium contenu dans un poids donné de chlorate de potasse. Gomme on sait que ce chlorate contient 5 fois plus d’oxygène dans l’acide que , dans la base, le chlore est donc uni dans l’acide aux cinq sixièmes de l’oxygène dégagé. On donne alors aux sels la formule K0,C10^. On aura donc l’équivalent Cl, en déterminant la quantité de chlore combinée à 40 d’oxygène dans cet acide. On trouve ainsi Cl = 33,3.

Fluor. — Nous avons déterminé la composition du fluorure de calcium (341) en le transformant en sulfate de chaux, dont on connaît la teneur en calcium, et supposant le reste formé de fluor; ce qui revient à attribuer à ce fluorure la formule CaFl; l’équivalent du fluor est alors la quantité de cette matière combinée à 20 de calcium dans le fluorure de calcium.

On trouve ainsi Fl = i9,5. Si l’on supposait au fluorure la composition représentée par la formule Ca0,F/0 admise par les anciens chimistes,

Fl deviendrait égal à 3,5, parce que le poids 19,5, ne représenterait plus le poids du fluor, mais celui du fluor augmenté du poids de 2 équivalents ou de 16 d’oxygène.

Silicium. — L’acicle silicique correspond au chlorure de silicium (363); on peut donc déduire facilement sa composition de celle de ce dernier corps, déterminée en dosant le chlore à l’état de chlorure d’argent, j Mais il n’est pas aussi facile de déterminer l’équivalent du silicium, parce | que les chimistes ne sont pas d’accord sur la formule qu’il convient d’attribuer à l’acide silicique. Cet acide se combine avec les bases dans des proportions telles, que les composés qui en résultent contiennent le plus ordinairement 1, 2, 3 ou 6 fois autant d’oxygène dans l’acide que dans les bases. Berzelius admettait que le silicate type ou neutre avait pour formule RO,SiO'^. L’équivalent du silicium était donc pour lui la quantité de ce corps unie à 24 d’oxygène dans l’acide silicique. Cette hypothèse, adoptée dans ce livre, repose sur ce fait, que le silicate le plus répandu dans la nature, le feldspath ou silicate double d’alumine et de potasse,

UV. 11. CMAP. VI. ÉQUIVALENTS CHIMIQUES.

conlient trois fois plus d’oxygôue dans l’acidc que dans les bases ; sa coin >position s’exprime très-simplement par la formule :

K0,Si03 + A1203,3Si03

analomie à celle de l’alun anhydre. Si l’on supposait que le rapport de l’oxyeène de l’acide silicique à celui de la base est de 2 à 1 dans le sel neutre le nouvel équivalent du silicium Si' serait la quanlité de ce métalloïde qui se combine à 16 d’oxygène dans l’acide sihcique ; il serait alors les deux tiers du premier. Mais alors il faudrait représenter le feldspath par la formule complexe :

2K0,3Si'02 + 2AU-03,9(Si'02),

afin que le rapport des quantités de l’oxygène, de l’acide et des bases,

donné par l’expérience, ne fût pas alléré.

Des considérations importantes militent cependant en faveur de a formule Si'O'^. Ainsi M. Marignac, en s’appuyant sur l’isomorphisme des fluotilanates et des fluosilicates, a été conduit à admettre pour la silice la formule RO^ acceptée pour l’acide titanique par tous les chimistes. Enfin d’autres savants ont admis la formule, Si"0. Pour ces derniers Si^ ne peut être que le tiers de Si, puisque c’est la quantité de silicium unie a 8 d’oxygène dans l’acide silicique. En résumé, l’équivalent varie donc avec l’hypolhèse que 1 on accepte .

En supposant la formule SiO^, on trouve Si = 21 ,

Si'02, - Si =14,

__ Si"0, -

Bore. — L’analogie du bore et du silicium a fait généralement admettre la formule BoOL L’équivalent du bore est donc la qiianbto de bore unie h 24 d’oxvgène dans l’acide borique. On déduit celle-ci de 1 analyse du chlorure de bore par la méthode connue, et on trouve amsi . Bo = H. Si l’on admettait, avec quelques auteurs, la formule BoO , Bo

SGr3.it GS3I 3 22.

Carbone. — La synthèse de l’acide carbonique de M. Dumas donne l’équivalent du carbone avec une grande exactitude. On trouve en el e que 6 de carbone sont unis à 16 d’oxygène dans l’acide carbonique. L éqiiivalent du carbone est donc 6, si l’on admet pour l’acule carbomquL

formule GO^ (510).

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