KO,HO,2S
peut être envisagé comme résultant de la combinaison du sulfate neutre de potasse et du sulfate neutre d’eau. Cette manière d’interpréter les faits a l’avantage de supprimer lesdénominations vagues de sels neutres, de sels acides et de sels basiques, car on peut l’étendre dans la plupart des cas aux sels appelés basiques, tels que l’azotate bibasique de
plomb,
2Pl)0,H0,\z05
(|ui serait alors un sel double formé d’azotate de plomb, PbO, \zO\ et d’hydrate de plomb,
UV. II. CHAP. VI. ÉOUIVAI.KNTS CIIIMIUIIES.
carbonates de chaux et de magnésie sont, donc, dans cette hypothèse, des carbonates basiques, et leur composition est exprimée ])ar la formule ^2U0,C-0^, puisque le carbonate neutre prend la formule 110,0^0^ ; réquivalent de l’acide carbonique est alors représenté parle nombre 44, double de notre équivalent.
616. Phosphates neutres. — On connaît trois acides phosphoriques( 163). L’acide mélaphosphorique ne se combine jamais qu’avec un équivalent de base pour donner des sels de formule RÜ,PhO^ On admet alors que dans les métaphosphutes neutres le rapport de l'oxygène de l'acide à celui de la base est de 5 « 1. L’acide pyrophosphorique peut se combiner à un ou deux équivalents de base, de soude par exemple, et donner par conséquent deux sels de composition exprimée par les formules
KO.PhOs et 2RO,l‘IiO^
si l’on ne tient pas compte de l’eau qu’ils renferment; mais nous avons fait voir que le premier sel contenait toujours un équivalent d’eau jouant le rôle de base et qu’on ne peut lui enlever sans modifier les propriétés de l’acide (163). Sa formule véritable est donc HO,RO,PhO^ et l’on doit dire que dans ce sel, comme dans celui qui contient deux équivalents de base réelle, le rapport de V oxygène de l'acide à V oxygène de la base est celui de 5 d 2. Ce rapport définit le pyrophosphate neutre.
Quoique l’acide phosphorique ordinaire forme, avec la soude par exemple, trois sels diüérents, l’un acide (NaO,2HO,PhO®j au tournesol, et les deux autres basiques, il n’en faut pas moins considérer ces trois sels comme étant tous trois tribasiques, parce que l’eau, qui remplace partiellement la base réelle, y joue le rôle de base. On admet donc que, dans les phosphates neutres, l'oxygène de l'acide est à celui de la base dans le rapport de 5 à 3.
617. il:<iuivaieut de l’acitie phosphorique. — On déterminera l’équi-
valent de l’acide phosphorique en partant de la définition de l’un des phosphates neutres. C’est la quantité d’acide phosphorique qui s’unit à trois équivalents de base dans les phosphates ordinaires, et à deux dans les pyrophosphates, à un seul dans les métaphosphates. Cet équivalent est représenté par le nombre 7 1 .
618. Btemarque. — On peut pratiquement déduire la valeur de l’équivalent des métalloïdes de l’analyse de leurs acides, comme nous avons déduit les équivalents des métaux de fanalyse des bases. L’équivalent du soufre (606) est évidemment la quantité de ce corps qui s’unit dans 1 acide sulfurique à 24 d’oxygène; celui du chlore est le poids de ce corps uni à 40 d’oxygène dans l’acide chlorique, et plus généralement : l équiva ^ lent d'un métalloïde est le poids de ce corps uni, dans un acide, à la quantité
H90 CHIMIE INOHCANIQIJE.
d'oxygène obtenve en multipliant l'équivalent de l'oxygène par le rapport qui caractérise le sel neutre de cet acide.
CAS PARTICULIERS. i
619. KquîTalentdu fer. — Le fer forme avec Loxygène deux bases : . |
rime coiilieiit28 de fer pour 8 d’oxygène ; dans l’autre, la même quantité d’oxygène est unie à 18 2/3 de fer. Quel est l’équivalent du fer? Les sels
de la première base sont isomorphes avec les sels de zinc et de magnésie, ; avec certains sels de chaux; comme on a supposé, pour plus de simplicité, ces divers oxydes formés de 1 équivalent de métal uni à 8 d’oxygène , Y on doit également admettre dans le premier oxyde de fer la présence | de 1 équivalent de ce métal. L’équivalent du fer est donc 28, et dorénavant, dans la formule FeO, le symbole Fe signifiera 28, O étant supposé représenté par 8.
Le second oxyde du fer contient donc pour 1 équivalent d’oxygène 2/3 d’équivalent de fer (18 2/3 = 2/3 28); sa formule symbolique est donc Fe’^/^0, ou pour éviter les nombres fractionnaires, Fe^Oh La formule du sulfate neutre de sesquioxyde de fer se représentera alors par la formule i
Fe203,3S03.
620. lüqwivaient de l'aiuinînium. L aluminium ne donne qu un oxyde, contenant 9 1/3 d’aluminium pour 8 d’oxygène; on ne peut cependant pas admettre 9 1/3 pour équivalent de l’aluminium, c’est-à-dire donner à l’alumine la formule AlO. L^’alumine est isomorphe du sesquioxyde de fer; il convient donc de rappeler ce fait, qui est l’expression de l’analogie la plus étroite qui peut exister entre deux corps, en donnant
à l’alumine la formule du sesquioxyde de fer. L’alumine devient donc | APO^ et 2A1 représentent alors les 28 d’aluminium qui sont combinés \ à 24- d’oxygène dans 52 parties d’alumine. Par conséquent, l’équivalent Al de l’aluminium est égal à 14.
621. ÉquîTaieut tiii mercure. — Le mercure forme avec 1 oxygéné deux composés: l’un contient, pour 8 d’oxygène, 200 de mercure; l’autre en contient seulement 100. Les sels formés par les deux oxydes de mercure ne sont isomorphes d’aucun autre sel connu; on ne sait donc de quel oxyde il convient de les rapprocher. On a alors recours à la loi des chaleurs spécifiques que nous avons déjà énoncée. Nous
la rappellerons ici. On sait que le produit obtenu en multipliant les équi- I valents du fer, du zinc (484) délerminés par les considérations chimiques, par les chaleurs spécifiques de ces métaux est sensiblement constant et sensiblement égal à 3,2. On étend cette loi générale au mercure, et l’on cherche la valeur du produit obtcuu en multipliant 100 par