LIV. 11. CIIAP. VII. (^AUHONATPS
l’acide carbonique. L’acide sulfhydrique n’agit que sur les carbonates solubles, et sur les carbonales m(^lalliques, comme le carbonate de plomb, parce qu’il peut former avec leur oxyde un sulfure et de l’eau.
634. ï»rép;»ratioH. — Ou les prépare Ordinairement par voie de double décomposition. Les carbonates étant pour la plupart insolubles dans l’eau, il suffira de verser, dans une dissolution d’un sel, du carbonate de soude dissous dans l’eau.
Le plus souvent la double décomposition est accompagnée d’un dégagement d’acide carbonique ; on n’obtient donc d’ordinaire qu’un carbonate basique. Il faut môme, si l’on veut l’obtenir exempt de carbonate alcalin, avec lequel il a toujours une tendance à se combiner, le préparer dans des dissolutions chaudes et étendues. Les sels doubles résultant de l’union d’un carbonate insoluble et des carbonates alcalins sont toujours facilement décomposables par l’eau bouillante.
633. Composition des carbonates. — Nous avons pris pour composition du sel neutre (613) la composition des carbonates naturelslesplus abondants : carbonates de chaux, de baryte, de fer, de magnésie. La quantité d’oxygène contenue dans l’acide est double de celle qui est contenue dans la base. Mais il existe un grand nombre d’autres carbonates de compositions différentes, qui rentrent tous dans l’une des formules suivantes :
NaO,HO,2CO- (bicarbonate de soude),
2Na0,H0,3C02 (sesquicarbonate de soude ou natron),
Na0,C02 (carbonate neutre de soude),
•iMg0,H0,3C02 (carbonate de magnésie blanche),
3CuO,HO,2CO^ (carbonate bleu de cuivre ou azurite),
2Cu0,H0,C02 (carbonate vert de cuivre ou malachite) .
On ne connaît pas de carbonates bien définis des sesquioxydes^ il existe au contraire des carbonates doubles très-nombreux.
636. État naturel. — On trouve un assez grand nombre de carbonales I dans la nature; nous citerons seulement les })rincipaux.
Ce sont le bicarbonate de soude, le sesquicarbonate de soude ou natron, les carbonales de chaux, de baryte, de slrontiane, de magnésie et I de protoxyde de fer, les carbonates de cuivre (malachite et azurite). Le I carbonate de chaux est de beaucoup le plus répandu ; il est l’iin des élé- I ments principaux de l’écorce de notre globe'.
! 637. Reproduction des carbonates naturels. — De Senarmont est
parvenu à reproduire les carbonates neutres naturels de fer, de manganèse, de cobalt, que l’on trouve toujours cristallisés en rhomboèdres, en chautfanl, aune température élevée, dans des tubes scellés h la lampe, le mélange des dissolutions de sels de fer, de manganèse, de cobalt, etc..
CHIMIE INORGAISIQUE.
et de bicarbonates alcalins. On sait que dans les circonstances ordinaires, on n’obtient que des carbonates amorphes et basiques, excepté pour le manganèse, qui donne un carbonate neutre, mais amorphe.
Le môme procédé donne la malachite. J’ai montré qu’on obtenait l’azurite en laissant au contact, dans des vases fermés, une dissolution d’azotate de cuivre et des morceaux de craie. Celle-ci se recouvre d’abord d’une couche verte d’azotate tribasique de cuivre, qui se transforme à la longue en cristaux mamelonnés bleus d’azurite.
Dans la première partie de la réaction, il s’est dégagé de l’adde | carbonique qui dissout le carbonate de chaux et forme avec lui un bicar- j bonate qui réagit à son tour sur l’azotate tribasique de cuivre, par double ' décomposition. On a en effet : |
3(CuO,AzOS) + 2(CaO,CO^) + 2HO = 2(CaO.AzOS) + 3Cu0.Az03,2H0 + 200’-, Ca0,H0,2C02 + 3CuO,2HO,AzOs = CaO^AzQs + 3Cu0,2C02,H0.