‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 226 sur 537 · S CHIMIK INORGAlNIQlIb · texte numérisé non relu

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d’une grille qui permet de la chauffer au rouge; de plus, elle porte un autre tube abducteur plongeant dans le mercure. On remplit la pai tie du tube engagée dans le fourneau de tournure de fer bien décapée, la partie entourée de la grille de morceaux d’hydrate de potasse ou de soude fondus ; et on met dans le récipient en cuivre de l’huile de naphte. On chauffe fortement le tube, en activant avec un tuyau le tirage du fourneau, puis on met du feu dans la grille destinée à chauffer la potasse; cet hydrate fond et coule sur le fer, qui s’empare de son oxygène, forme de l’oxyde magnétique et met en liberté le métal et l’hydrogène :

3Fe + 2(KO,HO) = + 2K + 2H.

Le potassium se condense dans l’huile de naphte, et l’hydrogène se dégage par le tube inférieur. Il arrive parfois que le tube de fer se bouche dans la partie voisine de l’allonge, l’hydrogène mis en liberté se dégage alors à travers le mercure oü Ton fait plonger le tube abducteur de l’autre extrémité de l’appareil.

095. Procédé de M. Bruniier. — Le procédé que nous venons de décrire est d’une exécution délicate et ne fournit que peu de métal. On décompose aujourd’hui le carbonate de potasse ou de soude par le charbon, dans une bouteille en fer ; il se dégage du métal en vapeur et de Toxyde de carbone (NaO, 00^ -f = SCO Psa), sans action l’un sur l’autre à une haute température et à la température ordinaire, mais qu’il faut rapidement séparer l’un de l’autre, parce que, s’ils refroidissaient ensemble, ils réagiraient au rouge en se détruisant mutuellement, pour donner naissance à des produits complexes et parfois détonants, que nous n’avons pas à étudier ici.

Ce mode de préparation, imaginé par Curaudeau, reçut d’abord de tels perfectionnements deM. Brunner, qu’il fut universellement désigné sous le nom de cet habile chimiste. Nous ne décrirons point l’appareil de M. Brunner, il n’a plus qu’un intérêt historique; nous dirons seulement que son récipient ne permettait pas facilement la séparation de l’oxyde de carbone et du métal : de là une grande variation dans le rendement de l’opération. M. Donny et Mareska imaginèrent, il y a quelques années, un autre récipient, employé actuellement avec quelques modifications dans la préparation de ces métaux. Mais c’est à M; H. Sainte-Claire Deville que revient l’honneur d’avoir rendu celte préparation tout à fait industrielle, en faisant connaître toutes les conditions nécessaires à sa réussite. C’est son procédé d’extraction du sodium que nous allons décrire. On peut également l’employer pour obtenir le potassium.

696. Préparation industrielle du sodium. — On introduit dans une bouteille en fei‘, que l’on place ensuite horizontalement dans un four-

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