UV. 111. CHAP. 1. POTASSIUM ET SODIUM
neau, en la Taisant reposer sur deux briques réfractaires, nn mélange intime composé de :
Carbonate de soude sec 20
Houille 0
Craie a
La bouteille est munie d’un tube en fer assez court, et dont la partie qui sort du fourneau ne dépasse pas 8 à 10 millimètres (fig. 130.) A cette
Fig. lao.
\ extrémité peut s’adapter un récipient en tôle, au-dessous duquel se trouve t une marmite contenant un peu d’huile de schiste, dans laquelle coulera
le sodium. Ce récipient {fiy. 131) forme une espèce de boîte rectangulaiie très-aplatie, qui est terminée parmi cylindre s’adaplant .sur le tube
CHIMIE INOUCANIUUK.
eu fer. Il est, comme on le voit sur la figure, composé de deux parties,
l’ime qui forme lecorpsde la boîte, et l’antre qui en est le couvercle. On réunit ces deux parties au moyen de vis. Dans la partie opposée au tube, le récipient est ouvert dans toute sa hauteur ; c estpar cette ouverture que s’échapperont les gaz et le sodium provenant de la réaction.
La bouteille, préalablement recouverte d un lut protecteur, est poitée à une température élevée. Les gaz qui se dégagent d abord sont trèsabondants, ils brûlent avec une flamme jaune, dont 1 éclat augmente beaucoup après une demi-heure de chauffe. De temps en temps on introduit une tige froide dans le tube en fer, et, quand elle se recouvre de sodium, on adapte le récipient, en le mettant de façon que sa plus grande dimension soit verticale. L’opération marche alors avec rapidité, et 1 on voit bientôt le sodium couler à l’extrémité du récipient et tomber dans l’huile de la bassine. Il peut arriver que le récipient s’engorge, on le remplace alors par un autre, et l’opération continue. Le sodium qui reste attaché au récipient est détaché après le refroidissement et réuni à celui de la bassine; 1 400 grammes de mélange donnent ainsi 400 grammes de
sodium brut.
Pour purifier le sodium, il suffit de le fondre sous l’huile de schiste, qui est moins volatile que les huiles de naphte; on le coule aloisdans des lingotières de fer, et on le conserve dans des vases bien clos, après l’avoir imprégné d’huile de schiste.
Le récipient est placé verticalement, pour que les gaz plus légers que la vapeur de sodium se séparent plus facilement de ce corps. Ils viennent, en effet, brûler à la partie supérieure, le sodium coule à la partie inférieure et ne se trouve en contact avec l’oxyde de carbone que par une très-pefite surface. La craie est essentielle au succès de l’opération : elle empêche la masse de fondre, elle donne d’ailleurs, ainsi que la houille, des gaz qui s’ajoutent à ceux de la réaction et qui facilitent 1 entraînement du métal. Nous ajouterons que les bouteilles en fer sont remplacées aujourd’hui par des cylindres en tôle, espèces de tuyaux de poêle qu on ferme aux deux bouts par deux rondelles de fer, dont l’une porte le tube par lequel se dégagent les gaz et le métal produit dans la réaction.