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CHAPITRE

SELS AMMOiNIACAUX.

748. Composition des sels ammoniacaux. — NouS plaçons ICS selsam moniacaux à côté des sels de potasse, parce qu’ils sont isomorphes avec eux, quoique leur constitution soit bien différente.

1 L’eau à 28° de Baumé a déjà déposé les 4/5 de son sel marin; refroidie à 18 , elle donne en sulfate de soude les 8C/100 de son acide sulfurique. Les eaux ^

alors évaporées à feu nu, comme les eaux salées, et donnent un beau sel blanc; e o est terminé quand l’eau marque 3Go. Par refroidissement, l’eau mère a 3G“, intio ui des bassins bétonnés, laisse déposer toute sa potasse à l’état de ch oiure r oiu sium el de magnésium. D’après M. Dalard, i mètre cul.e d’eau îi 2*' respond à 25 mètres cubes d’eau de mer, mais tpii, a cause des '"f' ^ „„hydre,

le soi, correspond à 75 mètres cubes, donne 40 kilogrammes ( e su ... g q,, voit par 10 kilogrammes de chlorure de potassium et 120 kilogrammes ( e se ces chilfres tout l’avenir de celle nouvelle industrie.

CHIMIK inorganiquü:.

En effet, si l’on fait agir de l’acide chlorhydrique sur de la potasse, il se produit du chlorure de potassium et de l’eau :

KO + MCl = KCH- HO.

On peut concevoir, au contraire, le sulfate de potasse, KO,SO^, comme résultant de l’union de la potasse et de l’acide sulfurique anhydres.

L’acide chlorhydrique s’unit à l’ammoniaque, AzH®, sans production d’aucune autre matière. Le produit résultant, AzH®,HGl, possède cependant la même forme cristalline que le chlorure de potassium et les ; mêmes propriétés chimiques. On peut aussi combiner l’acide sulfurique I à l’ammoniaque et former un sel isomorphe du sulfate de potasse anhy- f dre, mais ce corps ne résulte pas de l’union de l’ammoniaque, AzH^, avec l’acide sulfurique anhydre, SO^ ; il contient toujours un équivalent d’eau. Sa formule est donc

AzH3, HO, S03.

Tous les hydracides s’unissent purement et simplement à l’ammoniaque comme l’acide chlorhydrique, et donnent des sels isomorphes des composés binaires correspondants du potassium. Ainsi l’iodhydrate et le bromhydrate d’ammoniaque sont isomorphes des iodures et bromures de potassium.

Tous les oxacides, au contraire, en s’unissant à l’ammoniaque, fixent, comme l’acide sulfurique, un équivalent d’eau et donnent des produits isomorphes des sels anhydres de potasse du meme acide

Ces faits constituent une exception trop grave à la loi que nous avons admise jusqu’ici, à savoir : que les corps isomorphes composés ont la même composition, pour que les chimistes n’aient pas essayé de la faire disparaître.

749. Théorie tie rammouiiim. — Peu de temps après la découverte des métaux alcalins, Berzelius et de Pontin, répétant les expériences de Davy, remarquèrent que si l’on prenait pour électrode négative un bain de mercure, on obtenait facilement, même avec des piles ordinaires, des amalgames non-seulement avec le potassium et le sodium, mais encore avec le barium, le strontium et le calcium, que Davy n’avait pas réussi à réduire jusque-là. Ils essayèrent alors de décomposer dans les mêmes circonstances la dissolution concentrée d’ammoniaque. Ils placèrent dans

1 On peut bien obtenir des combinaisons d’ammoniaque, Azî, avec les acides anhydres ; mais ces combinaisons ne sont pas des sels. Ainsi la comliinaison obtenue en faisant réagir l’acide sulfurique aidiydre et l’ammoniaque (4S03,:3AzH3) ne précipite pas par l’eau de baryte. Ce composé appartient à la classe des omides^ découverte par M. Dumas, et dor.t il sera question en chimie organique.

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