LIV. 111. CHAI». III. CHAUX ut MOHTIUHS. 4SI
ryle. Si la dissolulion était concenlrée, on obtiendrait un précipité cristallin.
L’oxalate d’ammoniaque donne avec les dissolutions de chaux un précipité blanc, grenu, d’oxalate de chaux, insoluble dans l’eau et l’cide acétique, mais soluble dans les acides puissants, môme étendus.
Comme nous l’avons déjà fait remarquer, les sels des métaux alcalinoterreux se distinguent des métaux alcalins par l’insolubilité de leurs carbonates ; ils se distinguent des métaux terreux ou des métaux proprement dits parla solubilité de leurs oxydes; aussi ne donnent-ils pas de précipité quand on verse de l’ammoniaque dans leurs dissolutions.
CHAUX, MORTIEHS, CIMENTS.
La chaux est le résidu de la calcination des calcaires. Son principal usage est dans la fabrication des mortiers, que l’on prépare en mélangeant du sable avec de la chaux éteinte délayée dans l’eau. Ces mortiers durcissent quand ils sont placés dans des conditions convenables, et ils contractent une adhérence considérable avec les corps qui sont en contact avec eux. Aussi peut-on dire qu’ils servent à souder les pierres de nos maisons ou de nos édifices.
799. Cuisson de la chaux. — On effectue cette opération dans des fourneaux de formes diverses; les fours à chaux les plus simples et les plus faciles à établir ont la forme ovoïde représentée par la figure 143 ; les parois sont garnies de briques réfractaires ; des ouvertures latérales pratiquées au bas du fourneau permettent d’y introduire le combustible et de défourner la chaux. On commence par établir une voûte avec les plus gros moiceaux de calcaire, on recouvre cette voûte de lits de morceaux plus petits, mais de manière à ménager dans toute la hauteur des intervalles pour le passage des gaz.
On allume ensuite un feu modéré sous la voûte, avec du petit bois ou de la tourbe, et on élève progressivement la température jusqu’au rouge, la llamme s’élève à travers la masse et transforme peu à peu le calcaire en chaux. La décomposition s’effectue à une température moins élevée dans ces fours
que dans un creuset, parce qu’elle est facilitée par le dégagement des
CHIMIE INOUGAMQUE.
gaz el des vapeurs qui se produisent dans le fourneau, surtout si la pieire n’est pas sèche (6^7).
Ces fom-s ont l’inconv6nienl d’ôlre intermillcnls, on les remplace au-
jourd’hui avec avantage
par des fours continus ou , qu’on appelle ainsi paree qu’en chargeant la pierre calcaire par l’ouverture supérieure on peut en retirer, d’une manière continue , la chaux cuite par la parlie inférieure.
Ces fours (fig. 144) ont une hauteur de 8 à 10 mètres; ils sont formés d’un double cône garni de briques réfractaires, chauffés par un foyer latéral où l’on peut brûler de la houille, du bois ou de la tourbe. La llamrne et les produits de la combustion arrivcn l dans le fourneau par trois ouvertures latérales O situées dans un même plan ho-
Fig. 14G.
rizontal, à 2 mètres de la base du fourneau. Du côté opposé au foyer et à la partie inférieure se trouve une ouverture C qui sert au détournement
de la chaux.
On forme, comme dans le four précédent, une voûte avec le^ gios morceaux de calcaire, et on le remplit ensuite de fragments concassés; on fait ensuite un feu de bois sous la voûte, et quand la masse est portée au rouge jusqu’à la hauteur des ouvertures latérales qui amènent la llamrne du foyer latéral F, on cesse le feu à la partie intérieure et 1 on active la combustion dans ce foyer. La pierre peut cuire alors dans les parties supérieures du fourneau. Toutes les douze heures on enlève la chaux qui se trouve au bas du cylindre, et l’on introduit de la pierre par la pallie supérieure. , i . rrr'
800. Diverses espèces de cbaux. — Lcs propriétés de la chaux C l c
rent essentiellement avec la composition des calcaires qui ont servi à la préparer. On peut distinguer les diverses variétés en trois elasses : les chaux aériennes, les chaux hydrauliques et les ciments.
801. Chaux aériennes. — Les chaux aériennes sont celles que 1 on