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LIV. 111. CllAP. IV. ALUMlNt

élc\ées, l’eau ci riiyclrogène sulfuré sonl à peu près sans action sur lui è (ou les les lemperalures ; on sait, au conlrairc, que l’acide sulfhydrique noircit rapidemenl l’argenl.

A froid, l’acide sulfurique attaque par l’aluminium; l’acide azotique faible ou concenlré ne l’attaque lentement qu’à chaud ; il est, au conlrairc, facilement dissous par l’acide chlorhydrique concentré ou dilué et par toutes les dissolutions alcalines, même par l’ammoniaque. Au contraire, la soude et la potasse monohydralées, fondues au rouge, sont sans action sur raluminium; il en est de môme de l’azotate de potasse.

Le soufre ne l’attaque qu’avec difficulté, à une température élevée.

Ce métal ne s’amalgame pas avec le mercure, mais il s’unit à la plupart des métaux, et forme avec le cuivre des alliages importants, qui seront étudiés plus lard dansriiisloire de ce métal.

Alumine, Al’^0'^ = 55.

824. Préparation. — On retire ordinairement l’alumine de l’alun, en précipitant une dissolution de ce sel par un excès de carbonate de potasse. L’alumine ainsi préparée retient toujours une certaine quantité de carbonate eide sulfate de potasse; pour l’obtenir dans un plus grand état de pureté, on redissout le précipité dans l’acide chlorhydrique et l’on précipite de nouveau par l’ammoniaque; on obtient ainsi une masse volumineuse et gélatineuse, qui est de l’alumine hydratée. Pour obtenir l’alumine anhydre, on peut calciner son hydrate, mais il est plus simple de décomposer par la chaleur l’alun ammoniacal (AzH3,H0,S0=^ + A120®,3S03-f 24HO), qui donne de l’alumine pure du premier coup. Ajoutons que l’aluminate de soude qui provient de la bauxite, traité par un iicide, 1 acide carbonique par exemple, peut donner de l’alumine parfaitement exemple de fer.

823. Propriétés. — L’alumine pure est blanche; elle constitue une ])Oudre légère, sans odeur ni saveur, qui happe à la langue; elle n’est fusible qu’au chalumeau à hydrogène et oxygène, mais on ne peut l’étirer en fils, comme la silice quand elle est fondue. Refroidie, elle constitue une masse cristalline tellement dure, qu’elle peut facilement rayer et couper le verre.

L’alumine calcinée est absolument insoluble dans l’eau et sans affinité ])Our elle; mais elle condense l’humidité à un degré bien plus élevé que les autres terres, et il faut la chauffer au rouge pour l’en débarrasser. En la laissant ensuite refroidir dans un air très-humide, son poids peut augmenter de 13 pour 100. Cette propriété de retenir aussi énergiquement l’eau dans ses pores est la cause de l’influence salutaire que l’argile exerce sur les terres cultivées; elle leur permet de mieux résister à

CHIMIE INORGANIQUE

la sécheresse de l’air et de conserver l’eau nécessaire à l’entretien de la végétation.

L’alumine hydratée obtenue en précipitant le chlorure d’alumine par l’ammoniaque est blanche à l’état humide; elle devient translucide en se desséchant et quelquefois jaunâtre, si elle a été précipitée en présence de matières organiques; dans ce cas, elle noircit dès qu on la calcine, par suite de la décomposition de ces matières. Celte affinité de 1 alumine pour les matières organiques est si considérable, qu'il suffit de la mettre au contact de matières colorantes pour qu’elle en absorbe peu à peu la couleur. On le démontre en chauffant une décoction de cochenille avec

de l’alumine en gelée. L’alumine prend alors la couleur rouge de la cochenille.

Ces composés insolubles d’alumine et de matière colorante constituent les matières connues sous le nom de laques, utilisées dans la peinture et l’impression des papiers de tenture. C’est cette propriété qui fait employer, comme nous le verrons plus tard, les divers composés de l’alumine dans la teinture.

L’alumine calcinée est difficilement soluble dans les acides; son meil-

leur dissolvant est alors l’acide sulfurique étendu de son poids d’eau; elle se dissout, au contraire, facilement dans les acides très-étendus, quand elle est hydratée ; toutefois, l’acide carbonique ne se combine pas" avec elle, c’est un caractère commun aux sesquioxydes de fer, de chrome, qui explique pourquoi on peut précipiter ces oxydes de leurs dissolutions par les carbonates alcalins. L’acide sulfhydrique ne forme pas non plus, de sulfure avec l’alumine. Les alcalis dissolvent facilement l’alumine hydratée; il en est de même de la baryte et de la strontiane ; on obtient ainsi i des composés définis qui ont ordinairement pour formule 3 RO,2Al^O^. . L’alumine est donc le type de l’oxyde indifférent.

L^ammoniaque dissout une très-petite quantité d’alumine; il est préfé-rable d’employer le carbonate ou le sulfhydrate d’ammoniaque pour pré-cipiter l’alumine de ses sels.

826. iztat naturel. — L’alumine à l’état de pureté est assez rare danS' la nature. Quand elle est cristallisée et incolore, elle constitue la pierre'

précieuse connue sous le nom de corindon; mais le plus souvent elle esll colorée par quelques oxydes étrangers et porte le nom de rubis, quandi elle est rouge de feu ; de topaze orientale, quand elle est jaune; le saphirr 01 iented est bleu, Vaméthyste orientale a une teinte pourpre.

Dans tous les cas, elle cristallise dans le système rhomboédrique ; sai densité est de A environ, et c’est, après le bore et le diamant, la sub-stance la plus dure que nous connaissions.

Vénieri est de l’alumine cristallisée mélangée h de l’oxyde de 'fer: celte substance sert, â cause de sa dureté, à user et polir le fer, les cris-

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