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t>ilion universelle de 1853 divers objets travaillés de ce mêlai et des lingots préparés par lui à Javel. A partirde cctle epoejue, 1 aluminium entra dans la voie industiielle; M. Deville, associé kMM. b'ebray, Morin et Rousseau, établit en 1856, dans 1 usine de M. Rousseau, ii la Cilacière, les procédés qui, perfectionnés à Nanterre, sous la direction de M. Morin, sont employés aujourd’hui dans les usines où l’on fabrique ce
métal.
Il convient d’ajouter qu’en 1855, le docteur Percy présenta à la Société royale de Londres un échantillon d’aluminium extrait d’un Iluorure double d’aluminium et de sodium très-abondant au Groenland. Ce minéral, qui porte le nom de cryolitée, peut être employé à la préparation de l’aluminium, mais il donne un moins beau métal que le chlorure double; aussi la majeure partie de l’aluminium se relire t-elle de ce dernier corps.
PRÉPARATION INDUSTRIELLE DE l’âLU.MINIUM.
821. 1° Préparation du chlorure iiouhle. — Nous avonsdit (696) comment on prépare le sodium ; le chlorure double d’aluminium et de sodium se prépare actuellement en faisant passer encourant de chlore sec sur un mélange de charbon, d’alumine et de chlorure de sodium contenu dans une cornue où le gaz arrive par la partie inférieure. Il se produit un chlorure double (NaCl -f Al-CP), volatil au rouge, qui se condense dans des vases en terres placés latéralement au fourneau, sous forme de liquide huileux, qui se prend en masse compacte par le refroidissement. Ce chlorure est bien moins facilement altérable à l’air humide que le chlorure simple d’aluminium, il est donc plus facile à conserver et àmanier. Pour obtenir le mélange d’aluminium, de sel marin et de charbon nécessaire à la production du chlorure, on suit le procédé suivant.
On trouve dans certaines localités du midi de la France une argile particulière, connue sous le nom de bauxite^ composée à peu près exclusivement d’alumine et de sesquioxyde de fer. Cette argile, mélangée avec une proportion convenable de cristaux de soude, et chauflee vers le rouge, donne de l'aluminate de soude, 3Na0,2Al-0^, soluble dans l’eau, et du sesquioxyde de fer insoluble. Des lavages permettent donc de séparer facilement ces deux matières.
En traitant la dissolution de cet aluminate par l’acide chlorhydrique en quantité suffisante, on obtient un précipité d’alumine et du sel marin, 3NaO,2APO-^ -f- 3HCl=2Al203 + 3NaCl ; comme ce dernier est en quantité plus forte que celle nécessaire pour la production du chlorure double, on décante le tiers de la liqueur, on enlève ainsi la quantité excédante, et il ne reste plus qu’k amener le mélange à siccilé, après y a\oii ajouté du charbon.
'i94 ciiiMit: inorganique:.
822. 2° Réduction du clilorurc double. — CcllC opcriltioil s’cffcclUO dans un four à réverbère, analogue à celui qui sert à la préparation de la soude. Il est seulement beaucoup plus petit et présente cette particularité, que la flamme employée au commencement à chauffer la sole et la voûte du four, comme dans les fours ordinaires, peut, pendant la réaction, être conduite dans la cheminée sans passer par le four, au moyen de deux conduits (carneaux) pratiqués dans l’autel U Ces deux conduits sont ordinairement fermés par des plaques de tôle (registre); on les ouvre à un moment donné, et l’on ferme par un autre registre l’ouverture comprise entre l’autel et la voûte par laquelle passait d’abord la flamme. Enfin une ouverture, placée à l’extrémité du four, peut être close au moyen de briques qu’on enlève à volonté.
On chauffe d’abord le four au rouge blanc, et l’on intercepte la flamme; on projette alors sur la sole du four, par une ouverture pratiquée à la partie supérieure, un mélange composé de sodium, de chlorure double de sodium et d’aluminium, de sel marin desséché et de cryolithe, destinés à servir de fondant, c’est-à-dire à permettre au métal de mieux se rassembler.
Il se produit une vive réaction, et la matière entre en fusion ; on rétablit alors la flamme dans le fourneau. L’aluminium se rassemble peu à peu sur la sole convenablement creusée. L’opération terminée, oit enlève les briques qui ferment l’ouverture de l’extrémité du four opposée au foyer; la scorie liquide, formée de cryolithe et de sel marin recouvrant le métal, s’écoule d’elle-même dans de grandes caisse en tôle. On fait ensuite écouler les parties moins fluides et le métal rassemblé presque en un seul culot. On extrait facilement l’aluminium de cette masse, en la concassant.
On refond ensuite le métal, pour le purifier et lui donner la forme de lingots.
823. Propriétés de Paluminiiim. — L’aluminium cst 1111 métal blanc, légèrement bleuâtre lorsqu’il est poli. Il est remarquable par sa faible densité, 2,50, qui est à peu près celle de la porcelaine. Il est très-malléable, car on peut le réduire, comme l’or et l’argent, en feuilles extrêmement minces, qu’on obtient par le battage; il est ductible et tenace. Il conduit l’électricité bien mieux que le fer, il se refroidit avec une extrême lenteur, parce que sa capacité calorifique est très-grande, son équivalent très-petit, et son pouvoir émissif très-faible. Sa température de fusion est comprise entre celle du zinc et celle de l’argent ; il n’est pas volatil.
Il est absolument inaltérable à l’air, même aux températures les plus
• On donne le nom d’au/eLiu nuir épais f[iii scp:ire le foyer de lasoledu four i\ réverbère