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LIV. 111. CHAP. VI. PROTOXYHE DE FER

le cobalt, sont ii peu près insensibles à l’action des aimants ordinaires. Le magnétisme du fer diminue rapidement ; quand la température s’élève au rouge, le fer n’est plus attiré par l’aimant.

854. Propriétés chimiques. — Nous Connaissons déjà la plupart de ces propriétés, nous les rappellerons rapidement. Le fer ne s’altère pas dans l’oxygène ou dans l’air sec; il s’altère, au contraire, rapidement et se transforme complètement en rouille dans un air humide et contenant de l’acide carbonique (514). On le préserve de la rouille en le galvanisant ou en le recouvrant de peinture ou d’un corps gras (517). A chaud, le fer se transforme en oxyde magnétique, Fe^O^; c’est cet oxyde qui se détache du fer quand on le forge (oxyde des batlitures) ; dans l’oxygène, la combustion est accompagnée d’un brillant phénomène de lumière.

Tous les métalloïdes, excepté l’azote, sont capables de s’unir directement au fer.

Le fer est facilement attaqué par les acides. Avec les acides sulfurique et chlorhydrique étendus d’eau, il se dégage de l’hydrogène toujours infect, parce qu il contient des carbures; l’acide sulfurique concentré ne l’attaque qu’à chaud, en dégageant de l’acide sulfureux. Nous avons vu,

au paragraphe 135, 1 action que l’acide azotique concentré ou étendu exerce sur lui.

Protoxyde de fer, FeO.

855. Préparation et propriétés. — On prépare le protoxyde, en fai- I sant passer le mélange gazeux (CO^+CO) qui résulte de la décomposition de l’acide oxalique par l’acide sulfurique (411) sur du sesquioxyde de fer chauffé au rouge sombre.

Ainsi préparé, le protoxyde de fer constitue une poudre très-peu magnétique, ce qui le distingue du fer et de l’oxyde magnétique, Fe^O'^; déplus il est facilement combustible ; quand on le chauffe, il se transforme alors en oxyde magnétique; entin il se dissout dans’ l’acide azotique, avec dégagement de vapeurs nitreuses.

11 forme un hydrate blanc, que l’on obtient en versant de la potasse dans une dissolution d’un sel de protoxyde de fer. Ce corps prend d’abord une teinte grise, puis verte, noire, bleuâtre, et enfin jaune-brun, 6n s oxydant et se transformant à l’air en sesquioxyde de fer. Nous avons vu que le chlore produisait instantanément cette transformation (i280).

Sesquioxyde de fer, Fe-O'h

856. Ktat naturel. — L’oxyde naturel cristallisé constitue le fer oligiste. En masses amorphes et compactes, rouges et sans éclat, il constitue la sanguine ou hématite^ dont on se sert pour polir les métaux.

CHIMIE INORGANIQUE

L’hématite brune, le fer limoneux et oolithique sont des oxydes de fer hydralés, 2(FeW),3HO. Le fer oligiste est fréquemment cristallisé dans la même forme que l’alumine, sa couleur est noir de fer foncé; il est brillant. C’est un corps dur, non magnétique, qui donne, quand on le pulvérise, une poudre d’un brun rouge.

85 / . Préparation et propriétés. On obtient cet oxydc SOUS la foi me de fer oligiste, en chauffant au rouge du sesquichlorure de fer dans un courant de vapeur d’eau, ou en calcinant un mélange de vitriol vert (sulfate de fer hydraté) et de sel marin à parties égales; l’oxyde cristallise alj milieu du sulfate de soude formé, on l’en sépare par des lavages à l’eau chaude. On s’en sert, à cause de sa dureté, pour affiler les rasoirs.

L’oxyde amorphe et anhydre s’obtient comme résidu de la préparation de l’acide sulfurique fumant (223). Nous avons dit qu’il était connu sous les noms de colcothar, rouges de Prusse, d’Angleterre, et qu’il servait à polir les métaux.

L’oxyde de fer hydraté s’obtient en précipitant un sel de sesquioxyde de fer par l’ammoniaque. On obtient ainsi une matière brune ocreuse, qui, desséchée dans le vide, retient i équivalent i /2 d’eau, comme l’oxyde hydraté naturel ou comme la rouille. Les acides les plus faibles le dissolvent, mais il perd cette propriété quand on le calcine, et ne se dissout plus que dans les acides concentrés et bouillants.

Lorsqu’on fait bouillir pendant sept ou huit heures de l’eau tenant en suspension du sesquioxyde de fer hydraté, on voit celui-ci changer de couleur et se transformer en une poudre rouge dont la composition est représentée par la formule Fe20^,H0. Ce nouvel hydrate, découvert par Péan de Saint-Gilles, est remarquable par son insolubilité dans les ; acides azotique et chlorhydrique. i

Oxyde inagnélique, Fe^0^ = Fe20^, FeO. |

858. Propriétés de l’oxyde naturel. — Cet oxyde est attirable a l’ai- i mant et constitue des aimants naturels. C’est un des meilleurs minerais de fer. On le rencontre ordinairement en octaèdres noirs, d’un éclat semimétallique; pulvérisé, il donne une poussière noire magnétique; il est fusible à une température assez élevée.

859. Préparation. — Il se produit quand on fait passer un courant de vapeur d’eau sur du fer chauffé au rouge. On l’obtient également bien cristallisé en faisant passer de l’acide chlorhydrique sur de l’oxyde de fer amorphe (541). On le prépare ii l’état d’hydrate brun noirâtre non magnétique, en dissolvant le fer à l’abri du contact de l’air dans de l’acide sulfurique étendu, transformant les deux tiers en sel de sesquioxyde, en les chauffant avec de l’acide azotique et ajoutant ensuite, après refroidis-

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