CARACTÈRES DES SELS DE FER
873. ^^eisde protoxyde de fer. — Les sels de protoxyde hydratés sont vert bleuâtre; anhydres, ils sont blancs. Leurs dissolutions ont une saveur d’abord douceâtre, puis semblable à celle de l’encre ; elles se transforment promptement en solutions de sels de sesquioxyde de fer, en laissant déposer un sel basique jaune insoluble. Les alcalis en précipitent l’hydrate de protoxyde blanc, qui se transforme en
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rouille à la longue. L’acide lannique n’y produit pas de précipité, le cyanoferrure de potassium y donne un précipilé blanc qui bleuit promptement ; le cyanure rouge, un précipité bleu. Le sulfbydrate d’ammoniaque y donne un précipité noir.
874. Sels (lesesquioxytie de fer. — Ces sels sont bruns OU rouges-bruns; il en est même de blancs (phosphates de fer). Leurs dissolutions ont une saveur âpre et slyplique. Les alcalis en précipitent du sesquioxyde de fer hydraté (rouille). Le cyanure jaune, même dans des liqueurs étendues, y donne un beau précipité bleu ; l’acide tannique, un précipité noir.
L’acide sulfhydrique ne précipite pas les sels de protoxyde à acide énergique, mais il ramène à l’état de sels de protoxyde ceux de sesquioxyde, il se produit alors un dépôt blanc de soufre. Tous les sels de fer sont précipités en noir par les sulfures alcalins. Le zinc, à l’abri du contact de l’air, précipite le fer; â l’air, le fer serait précipité à l’état d’oxyde.
MANGANÈSE, Mn=27,ô.
875. Préparation. — On calcine du bioxyde de manganèse pur (881), pour le transformer d’abord en oxyde magnétique, que l’on mélange avec une quantité de charbon de sucre un peu inférieure à celle que produirait la réduction totale de l’oxyde. Ce mélange, chauffé dans un double creuset de chaux à un violent feu de forge, donne un culot métallique recouvert d’une scorie rougeâtre de manganate de chaux. Le métal ainsi préparé ne contient évidemment pas de carbone, ni d’oxyde; car la chaux enlève l’oxyde et le transforme en manganate.
Fig. 148.
térieur du creuset, on en met un second Le creuset extérieur, épais, est destiné â
L’appareil dans lequel on j chauffe ce mélange, servant !
aussi à la fusion du chrome, du nickel et du cobalt, mérite \ une description spéciale.
On place sur une forge portative, munie d’un bon soufllet, un manchon ou cylindre en terre réfractaire de 12 centimètres de diamètre intérieur environ {fig. 148); sur une grille percée de petits trous qui ferme la cavité A de la forge, on place un creuset B en .
chaux réfractaire ; dans l’inqui contient la matière â fondre, protéger l’intérieur contre l’ac-