LIV. III. CIIAP. VI. i:SSAI DES MANGANÈSES
pur, traités par l’acide chlorhydrique, donnent 1 litre de chlore; si donc on détermine le volume de chlore dégagé par ce poids de manganèse à essayer, et que l’on trouve, par exemple, 0’'\7, on en conclura que ce manganèse ne contient que 70 pour 100 de bioxyde de manganèse ou, plus exactement, que la composition de 100 kilogrammes de cette matière est telle que la quantité de chlore qu’elle peut fournir est la même que celle donnée par 70 kilogrammes de bioxyde ]mr. Le volume du chlore dégagé par les 3^,98 de manganèse essayé se détermine facilement de la manière suivante :
On introduit le manganèse dans un petit ballon de 50 centimètres cubes, muni d’un tube abducl.eur qui vient déboucher au fond d’un ballon à long col de 3/4 de litre environ {fg. 149), contenant une dissolution
Fig. 149.
étendue de potasse ou de soude. On verse 20 à 25 centimètres cubes d’acide chlorhydrique du commerce dans le ballon, que l’on ferme rapidement; l’effervescence causée par le dégagement de l’acide carbonique ayant cessé, on chauffe légèrement le ballon pour activer le dégagement du chlore, que la dissolution de potasse absorbe en donnant de l’hypochlorite de potasse et du chlorure de potassium (529). L’opération est terminée quand on ne voit plus de vapeur verdâtre dans le ballon et que le liquide restant a pris la teinte brunâtre des sels de peroxyde de fer. On retire alors le ballon et son tube abducteur, et l’on verse la dissolution alcaline dans un vase de 1 litre de capacité, on achève de le remplir exactement avec les eaux de lavage du ballon. Il ne reste plus qu’à déterminer le titre chlorométrique de cette liqueur. Getle opération s’effeclue exactement de la môme manière que l’essai des chlorures de chaux du commerce (794); il faut seulement prendre la précaution de mainlenirl acidité
delà dissolution d’acide arsénieux, parce que les alcalis décolorent partiellement l’indigo; leur présence troublerait donc la marche de l’opération.
CHIMIE INORGANIQUE
Ge^mocle d essai, imaginé par Gay-Liissac, est préférable à tous ceux qu on a proposés dans le même but, parce qu’il donne immédiatement la quantité de chlore que Ton peut produire avec le manganèse, dont cette production est le principal usage. Ajoutons toutefois que les verriers emploient aussi le manganèse dans la fabrication du verre.
881. I*reparatioii tlu bioxyde clc mang^anèse pur. — On Calcinc au rouge, dans un creuset de terre, un mélange de bioxyde de manganèse du commerce et de chlorhydrate d’ammoniaque, et l’on reprend par l’eau le résidu contenant du chlorure de manganèse, des chlorures de magnésium, de calcium et des autres métaux alcalino-terreux; on ajoute de l’acide azotique à la dissolution et l’on fait bouillir dans un ballon de verre ou de porcelaine. On continue jusqu’au moment où la liqueur, rendue fortement acide par l’acide azotique, ne précipite plus par l’azotate d’arpnt. A ce moment, les chlorures ont été transformés en azotates. On évapore alors à siccité dans une capsule de platine, et l’on calcine pour transformer l’azotate de manganèse en bioxyde (649) ; on n’a pas à craindre de trop chauffer, car, en reprenant par l’acide azotique concentré et chaud, on transforme en azotates les oxydes qui auraient pu se former, excepté le bioxyde de manganèse, qu’on lave à l’eau distillée.
Ce bioxyde peut alors servir à préparer le manganèse (875) , ou tous les autres produits de ce métal, dans un état de pureté absolue.