LIV. 1. {]\\\[\ IV. ACIDL: AZOTIQUK IIYDHATK. lüfi
l’appareil sous forme de cristaux incolores et assez volumineux, qui rappellent par leur forme extérieure les cristaux de sucre candi.
La réaction s’exprime par la formule
AgO,AzOS 4- Cl = AgCl -h AzO^ ü.
L’opération marche assez nettement pour que l’on puisse constaler, comme l’indique la théorie, que le volume du chlore employé est juste double du volume de l’oxygène dégagé. L’acide azotique anhydre fond a 30'’, bout à 47®, se décompose k 80°; il est très-instable. Conservé dans des tubes fermés, il se décompose spontanément en acide hypoazotique et en oxygène.
ACIDE AZOTIQUE HYDHATÉ.
Historique. — Découvert par Raymond Lulle (1225), qui l’obtint en distillant un mélange d’argile et de nilre (azotate de potasse). En 1784, Cavendish fit connaître la nature des éléments qui le constituent. Analysé depuis par Davy et par Gay-Lussac.
131. Préparation. — On l’obtient dans les laboratoires en décomposant, à l’aide de la chaleur, l’azotate de potasse par l’acide sulfurique. L’acide azotique hydraté, plus volatil que l’acide sulfurique, est chassé par lui ; il reste dans la cornue du bisulfate de potasse :
2(S03,H0) + KO,Az03 = AzOS,HO -f- (K0,H0,2S03).
On introduit dans une cornue de verre de 1/2 litre de capacité 100 grammes d’azotate de potasse et 100 grammes d’acide sulfurique du commerce. On fait arriver ce dernier dans la panse de la cornue à l’aide d’un long tube à entonnoir {fig. 44) ; on évite ainsi de mouiller les parois du col de la cornue d’acide sulfurique, c[ui se mêlerait à l’acide azotique distillé. On fait pénétrer ensuite le col de la cornue dans un ballon refroidi {ftg. 43). On chauffe la cornue sur un fourneau à main ; la matière fond, et 1 on voit bientôt apparaître des vapeurs rutilantes qui disparaissent pendant la plus grande partie de l’opération ; il se produit alors des vapeurs blanches d’acide azotique qui viennent se condenser dans le ballon; à la lin de l’opération, les vapeurs rouges remplissent de nouveau la cornue, ot la matière liquide qui y est contenue se boursoufle. Il faut alors arrêter l’opération, qui est terminée.
Au commencement de l’expérience, la quantité d’azotate de potasse décomposée par l’acide sulfurique est petite par rapport au poids de cet acide, qui peut alors s’emparer de l’eau de l’acide azotique, et le décomposer en oxygène et acide hypoazotique. Mais bienlôl le mélange d(‘vi('iil
Fig. 44,
on
ciiimil: iNOHCANinut:.
pins iiiLiiiii', l’azolale cl l’acide ne lormeiiL plus qu’une masse liquide dans laquelle presque tout l’acide se combine avec la potasse, en perdaid une partie de son eau, qui se porte sur l’acide azotique mis en liljerté.
A partir de ce inoment, il distille donc de l’acide azotique hydraté ; à la lin de l’opération, la décomposition des dernières portions de l’azotate ne se fai tpi us qu’à une température suffisante pour maintenir à l’état
de fusion le bisulfate
de potasse formé ; à
Fig. 45.
cette température, l’acide azotique mis en liberté se décompose partiellement en eau, oxygène et acide hypoazotique. On comprend ainsi la production des vapeurs rutilantes au commencement et à la tin de l’opération. Si cette explication est vraie, en employant de l’acide sulfurique étendu au lieu d’acide concentré, on n’obtiendra pas de vapeurs rutilantes. C’est ce que l’expérience démontre.
Si l’on n’employait que I équivalent d’acide sulfurique poiu' I équivalent d’azotate de polasse, on ne décomposerait d’abord que la moitié de ce sel, et il se produirait toujours du bisulfate de potasse. En cbautfant le mélange à une température suffisamment élevée, le bisulfate sérail décomposé en sulfate neutre et en acide sulfurique. Celui-ci réagirait alors sur la moitié restante de l’azotate de polasse; mais l’acide azotique, mis en liberté, serait décomposé à celte lempéralure en acide bypoazotique et en oxygène.
135. Acide azotique monoiiydraté. — L’acide ainsi obtenu cst (le l’acide monohydralé. C’est un liquide généralement coloré en jaune par les vapeurs d’acide hypoazotique qu’il contient, mais incolore lorsqu’d est pur. Il a d’ordinaire l’odeur des vapeurs nitreuses. Sa densité est 1,55, il bout à 86% se solidifie à — 30°. Cet acide est 1res- corrosif, il ronge vivement la peau en la colorant en jaune. Aussi est-ce un poison trèsviolent.
On ne peut le conserver qu’à l’al)ri de la lumb-rc, qui le décompose en acide hypoazotique. oxygène et eau. Une chaleur même modérée produit aussi cet clfel. Ainsi, quand on distille l’acide azotique concentré, il commence à houillir vers 86°; mais à celle lempéralure, il se produit déjà des vapeurs rutilaules, il se dégage alors de l’oxygène, laiidis que l’('au proveuani de l’acide décom|)osé se (“ombiue avec l’acide