I.IV. III. CHAP. X. CERUSE
ainsi sur 9 10,000 kilogrammes de plomb, à la fois. Au bout de trente
X Irente-cinci jours, le plomb se trouve en partie transformé en carbo-
Fig. 151. Fig. 162.
pale ; on le détache facilement du métal et on le réduit en poudre. Voici la théorie de cette opération. La fermentation du fumier développe de la chaleur, en môme temps qu’elle produit de l’acide carbonique; la chaleur a pour effet de volatiliser de l’acide acétique, de sorte que les lames de plomb, soumises à la double influence de Pair et de la vapeur acide, se recouvrent d’acétate neutre et d’acétate tribasique, que l’acide carbonique transforme progressivement en céruse.
La céruse obtenue par le procédé hollandais est moins blanche que la céruse de Clichy, parce qu’elle contient souvent une trace de sulfure de plomb, par suite du dégagement de gaz sulfhydrique dans la fermentation du fumier ; mais, pour cette raison, elle est plus opaque et I mieux.
(hromales de plomb.
9o8. On trouve dans la nature le chromate de plomb (plomb rouge) en cristaux rouge-orangé. C’est en étudiant ce minéral que Vauquelin oecouvritle chrome ; le chromate artificiel obtenu en précipitant le chromate neutre de plomb par l’acétate de plomb est une poudre orangée. G est la plus belle couleur jaune employée en peinture (jaune de chrome). On emploie aussi dans la peinture à l’huile et dans la faOrication des toiles et des papiers peints un chromate bibasique de plomb d’une cou-
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CHIMIE INOHGA NIQUE.
leur se rapprochant de celle du cinabre, que l’on obtient en faisant bouillir ans 1 eau d5 parlies de chromate jaune de plomb avec 2 parties de chaux caustique préalablement délitée dans l’eau. 11 se forme du chromate de chaux soluble et du chromate basique de plomb, que l’on calcine dans un creuset jusqu à ce qu’il ait pris la nuance écarlate.