SULFURES DE MERCURE
Le sous-sulfure se forme quand on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré dans une dissolution de sous-oxyde ; mais comme le sous-oxyde il est peu stable, il se décompose facilement en sulfure de mercure, figS
et en mercure métallique ; le sulfure de mercure HgS est beaucoup plus’ important.
Sulfure (le mercure (ciuabre) HgS.
990. Préparation. — On l’ohticnt par voie humide, en faisant passer un courant d’hydrogène sulfuré dans un sel d’oxyde de mercure; mais on le prépare ordinairement par voie sèche, en ‘chauffant doucement 1 partie de soufre avec 6 parties de mercure dans un petit creuset de terre, il se forme une matière noirâtre (élkiops minéral)^ qu’on distille ensuite. Le produit de celte distillation est d’un rouge violacé quand il est en masse, mais sa poussière est d’un rouge clair très-vif. C’est le cinabre artificiel, identicjue au cinabre naturel.
991. B-ropriétés. — Le bisulfure de mercure est donc noir et amorphe, ou rouge et cristallin quand il a été distillé; sa densité à ce dernier état est très-considérable, 8 environ. Ghaufiè au contact de l’air, il brûle avec la flamme du soufre, en donnant de l’acide sulfureux et du mercure mélallic|ue. Dans la natuie on tiouve le cinabre en cristaux rouges traiis-
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parents, semblables à ceux du quartz et cloués des mômes propriétés optiques.
992. Vermillon. — C’est line variété de cinabre, d’une couleur rouge très-vive et très-résistante à l’action de la lumière, que l’on prépare en faisant chauffer à 50 ou 55”, dans un vase en fer, 300 parties de mercure,
1 1 1 -4 de soufre et 75 de potasse dissoute dans -450 parties d’eau. La masse,
d’abord noire, prend peu à peu une belle teinte rouge ; on recueille le vermillon sur un filtre, et on le lave. On fabrique annuellement à Paris plus de 12,000 kilogrammes de vermillon par ce procédé.