AMALGAMES
) 1000. Le mercure forme des amalgames avec la plupart des métaux ;
J toutefois, il est sans action directe sur des métaux réfractaires, fer, nic- ,kel, cobalt, platine, et sur l’aluminium et le glucinium ; mais il dissout f facilemenl les autres métaux. On peut néanmoins amalgamer le fer et le fjplatine au mercure, en réduisant ces métaux par la pile, le mercure ,Vservant d’électrode négative.
t. Les amalgames les plus importants sont l’amalgame d’étain (ou tain), :iqui sert à l’étamage des glaces, et l’amalgame de bismuth (4 parties de unercure et 1 partie de bismuth), employé pour étamer les ballons. Voici comment se fait l’étamage des glaces. On étend sur une table de fonte une feuille d’étain de la dimension de la glace, puis on imbibe cette leuille avec du mercure qu’on promène à sa surface ; on en verse ensuite [le manière à former une couche de 5 â 6 millimètres d’épaisseur. On fait alors glisser la glace sur la feuille d’étain, de manière à pousser le mercure excédant, et quand les deux surfaces se recouvrent, on charge la ^lace de poids, et on les laisse ainsi au contact, sous pression, pendant Quinze à vingt jours ; au bout de ce temps, la glace est solidement éiamée. l\ L étamage des ballons s’obtient en coulant l’amalgame de bismuth llondu dans un ballon bien sec et en promenant le liquide sur toute la aburlâce du verre, pour lequel il a beaucoup d’adhérence.
AHGEiNT, Ag=l08.
9 1001. Préparation «le rarg-eiit pur On dissout l’argent monétaire
'au de coupelle dans l’acide azotique, et l’on précipite la liqueur filtrée.
CIIIMIK irsORGAMUUli.
s il est nécessaire, par l’acide chlorhydrique. On lave et l’on dessèche le chlorure d’argent ; on en fond dOO parties avec 70,4 de craie et 4,2 de charbon, dans un creuset de terre que l’on chaulfe au rouge vif. L’argent se rassemble en culot au fond du creuset ; il est recouvert par de l’oxy-chlorurede calcium, dont on le sépare facilement en brisant le creuset :
AgCl + 2(Ca0,C02) + G = (CaCI,CaO) + CO + 2CO^ + Ag.
d002. Propriétés physiques. — L’argent est le plus blanc de tous les métaux et celui qui est susceptible du plus beau poli. C’est, après l’or, le métal le plus malléable et le plus ductile ; on en a fait des fils de 130 mètres de longueur environ, sous un poids de 5 centigrammes. Il est, d’ailleurs, assez tenace. II conduit très-bien la chaleur et l’électricité. Sa densité est 10,5 environ. Il fond vers 1000° et se volatilise à une température élevée, en répandant des vapeurs vertes. A l’état liquide, il possède la propriété de dissoudre jusqu’à 22 fois son volume d’oxygène ; il le dégage en se solidifiant, mais le gaz peut alors, en brisant la couche la plus extérieure solidifiée, projeter un peu de métal au dehors ou produire une espèce de végétation à la surface du bouton. On dit alors que l’argent roc/^c. Si on laisse refroidir lentement l’argent fondu, on l’obtient cristallisé en octaèdres réguliers.
1003. Propriétés chimiques. — Il a peu d’affinité pour l’oxygène, aussi ne s’allère-t-il au contact de l’air dans aucune circonstance. Mais nous avons vu que l’ozone humide l’oxydait (107) ; ajoutons qu’à de liès-hautes températures, on peut l’oxyder, quoique son oxyde soit des plus facilement réductibles par la chaleur. On fait l’expérience en chauffant sur un petit morceau de chaux un globule d’argent dans la flamme du chalumeau à oxygène et hydrogène ; il se produit, si l’oxygène est en excès, une épaisse fumée facile à condenser sur un corps froid, constituée par un oxyde jaunâtre d’argent soluble dans les acides étendus.
fous les autres métalloïdes peuvent se combiner directement à l’argent, l’azote excepté.
L acide azotique, même étendu, dissout facilement l’argent, l’acide sulfuiique ne le dissout que s’il est concentré et bouillant ; l’acide fluorhydrique est sans action sur l’argent ; l’acide chlorhydrique l’attaque à peine, mais les acides bromhydrique et iodhydrique concentrés le dissolvent lacilement en dégageant de l’hydrogène, et produisent du bromure et de 1 iodure d argent en cristaux identiques à ceux de la nature (H. Sainte-Claire Deville). L’acide sulfhydrique noircit rapidement l’argent, en pioduisant du sullure d’argent. Les chlorures alcalins peuvent également le teinii et donnent une pellicule de chlorure d’argent j mais il lésiste mieux que tout autre métal (l’or excepté) à l’action du nitre et des alcalis , aussi se sert-on en chimie de capsules et de creusets d’argent