DORURE
1026. La couleur de l’or et son inaltérabilité le font souvent employer pour recouvrir d’autres métaux, et notamment le cuivre, le bronze, le laiton et même l’argent; on se sert aujourd’hui de deux procédés bien
distincts pour arriver à ce résultat.
1° Dovuve au mevcurc. — On recouvre la surface bien décapee du métal que l’on veut dorer d’un amalgame de mercure, et l’on chauffe ensuite vers le rouge, de manière à volatiliser le mercure ; 1 or reste, s allie supeiticiellement au métal et forme une couche extrêmement solide d’or mat, que l’on polit ensuite, s’il est nécessaire. La volatilisation doit s’effectuer sous des cheminées douées d’un fort tirage, afin de préserver les ouvriers de l’action si dangereuse des vapeurs mercurielles. Ce procédé ne peut s’appliquer qu’aux métaux peu fusibles et capables de s amalgamer au mercure, l’argent, le cuivre, le laiton, le bronze ; on peut même dorer le fer, mais à la condition de le recouvrir préalablement d’une couche de
cuivre.
2» Dorure galvanique. — Cette dorure s’applique k beaucoup de métaux, et elle permet de recouvrir les objets d’une couche d’or aussi épaisse qu’on le veut. C’est là son principal avantage. On introduit les objets que l’on veut dorer dans une dissolution alcaline et chaude, obtenue en dissolvant du cyanure d’or dans du cyanure de potassium (ou dans du cyanure jaune [868]), et on les met en communication avec le pôle négatif d’une pHe; on termine l’électrode positive par unelame d’or, qui se dissout dans le bain à mesure que le métal se dépose sur les objets ; on peut donc avoir, à un moment donné, la quantité d’or déposée par la perte de poids éprouvée par l’électrode positive (électrode soluble). Nous nous bornons à ces indications, renvoyant le lecteur aux traités de physique, où la question du dépôt des métaux par la pile est traitée dans tous ses détails.
3” Dorure au trempé. — Pour les objets de peu de valeur et qui ne supportent pas le frottement (bijoux faux), on se contente de les immerger après les avoir bien décapés d’abord dans une dissolution d’azotate de mercure, où ils se blanchissent, puis dans un bain d’or contenant 100 grammes d’or dissous dans l’eau régale pour 3 kilogrammes de bicarbonate de potasse et 20 litres d’eau. Après une immersion d’une demirninute, les objets ont pris tout l’or qu’ils peuvent prendre. Leur surlace s’est recouverte d’une mince couche d’or qui les protège contre tou e action ultérieure. On les lave à grande eau et on les sèche avec delasciuie
de bois chaude. uAf-ni
Ces deux dernières méthodes, avec quelques modifica ions c
s’appliquent également k l’argenture des métaux.
CHIMIK INORGANIQUE.