MÉTALLURGIE DU ZINC
On extrait le zinc de la blende (sulfure de zinc) et principalement de la calamine (carbonate de zinc), que l’on trouve en Silésie, à la Vieille-Montagne (près de Liège) et en Angleterre.
La théorie du traitement métallurgique du zinc repose sur le fait de la réduction de l’oxyde de zinc par le charbon à une température élevée. L’oxvde de zinc provient soit de la calcination de la calamine, soit du grillage de la blende. Cette réduction de l’oxyde par le charbon a lieu par divers procédés que nous allons indiquer rapidement.
1090. Procédé anglais OH per descensum. — Dans un four circulaire on place un certain nombre de creusets dont le fond, percé d’un trou, est muni d’un tube en fer qui tra-
verse la sole du four et vient déboucher dans un vase en tôle extérieur {fig. 176). Chaque creuset est chargé par une ouverture pratiquée dans la voûte du four; on a soin seulement de boucher l’extrémité supérieure du tube par un tampon de bois, afin d’empêcher le minerai mélangé de charbon de tomber par le tube; on ferme le creuset avec un couvercle luté à l’argile, etl on chauffe fortement; le zinc dégagé traverse le tampon, rendu poreux par la carbonisation, et va se condenser dans les récipients extérieurs.
1091. Procédé per ascensum. —
On l’emploie en Silésie et à la Vieille-Montagne sous deux formes différentes. En Silésie, le mélange d’oxyde et de charbon est chauffé dans des espèces de moufles en terre cuite, de 1 mètre de longueur sur 50 centimètres de hauteur ; chaque moufle porte à sa partie intérieure une ouverture qui sert à enlever le résidu de l’opération ; la partie supérieure est munie d’un récipient en terre, courbé à angle droit, et munie d’une ouverture par laquelle on introdiiil le mélange au moyen
CHIMIE INORGANIQUE
d une poche en 1er. Les ouvertures bien lulées, on chaufle la cornue peucant vingt-quatre heures; tout le zinc distille et va s’écouler par l’ouverture inférieure de l’allonge.
A la Vieille-Montagne, on réduit le minerai dans des fourneaux com-
posés de quatre fours acco-lés. Chacun de ces fours^ (fig. 177) a la forme d’unet* arche dans l’intérieur de la-n quelle on dispose, sur huitt rangées environ, quarantei* cylindres de terre réfractaire “ de de longueur, fer--
més à un bout et munis ' d’une allonge en terre com-posée de deux tubes coni-ques qui s’emboîtent exactement. Chaque arche est ; chauffée par un foyer placé • au-dessous du four, et la .
flamme y pénètre par des ouvreaux pratiqués dans la voûte du foyer, et se rend, après avoir chauffé les cornues, dans une cheminée centrale divisée en quatre compartiments correspondant à chacun des fours.
On introduit le mélange de calamine et de charbon dans les tubes à l’aide d’une pelle demi-cylindrique eu .
lole, on dispose l’allonge et l’on pousse le feu; bientôt le zinc distille, une grande partie se condense dans l’allonge en terre, mais il se dégage es umées blanches d’oxyde de zinc, par sitile de la combustion d"une certaine quantité de zinc distillé. L’opération terminée, on enlève l’allonge, que 1 on brise, s’il est nécessaire, pour retirer le zinc, on nettoie le tube, que on recharge de nouveau, et l’opération recommence. On obtient dans chaque four 300 kilogrammes de zinc par vingt-quatre heures, 1092. Prortnetlon d.. *i,,c. - En 1861, 011 produisait en Europe 1,034,000 quintaux métriques de zinc; la Prusse en fournissait .340,000 quintaux et la Belgique 450,000 quintaux, le resie était fourni par l’.4ngleterre, la Prance cl l’Espagne; au prix de (iO francs le qiiiiilal mélriipie.
Fiy. 177