‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 40 sur 537 · LIV. 1. Cil A P. V. IMIOSPHOHC · texte numérisé non relu

LIV. 1. Cil A P. V. IMIOSPHOHC

goaiil l’oxygèno avec dos gaz inei’les, on arrive au môme l’ésullal, parceque l’on diminue ainsi la pression qu’il exerce en augmentant le volume qu’il occupe. 11 suffit que le mélange soit fait dans la proportion de 4 volumes d’oxygène et 3 d’azote pour que l’absorption commence à avoir lieu; on comprend donc qu’elle se produise facilement dans l’air. Au-dessus de 30% dans l’oxygène pur et à la pression ordinaire, le phosphore s’enflamme vivement.

156. Phénomène de la phosphorescence. — On a souvent Considéré, mais à tort, la propriété que possède le phosphore de luire dans l’obscurité comme le résultat d’iine légère oxydation. Le phénomène de la I phosphorescence et celui de l’oxydation se produisent simultanément, quand le phosphore est exposé à l’air, mais le premier n’est pas la coni séquence du second. Le phosphore luit dans l’azote et l’hydrogène 'purs.

1 et m.ôme dans le vide barométrique; la phosphorescence continue tant I que l’espace contenant le phosphore n’est pas saturé de la vapeur de ce 1 corps. Aussi peut-on, lorsqu’il a cessé de luire, le rendre de nouveau I lumineux, soit en augmentant l’espace offert à la vapeur, soit en élevant progressivement sa température. Toutefois cette phosphorescence présente des singularités inexplicables. Le phosphore luit mieux dans l’azote que dans tout autre gaz; il ne luit pas dans l’oxygène, à une température inférieure à 30”, quoique le gaz se sature de vapeurs de phosphore; mais si l’on introduit quelques bulles de ce mélange dans de l’azote ou dans de l’air, le phénomène de la phosphorescence se produit. Les gaz chlore, bicarbure d’hydrogène, acide sulfhydrique, acide sulfureux, les vapeurs de sulfure de carbone, d'éther, d’alcool, d’essence de térébenthine, etc., mélangés en petite proportion à l’air, empêchent le phosphore d’y luire et en meme temps d’absorber l’oxygène qui y est contenu ; tandis que des corps analogues, la vapeur de brome, l’acide chlorhydrique, le camphre, ne produisent aucun effet. D’après M. Graham, le phosphore ne s’enflamme même pas à 100” dans de l’air mélangé de son volume d’hydrogène bicarboné. A la température ordinaire, il suffit de t/450 de ce gaz pour empêcher la phosphorescence dans l’air à la pression ordinaire; mais, dans l’air raréfié, il faut une proportion plus forte.

137. Action de l’acide azotique. — Le phosphore rouge est difficilement attaqué par l’acide azotique; il n’en est pas de même du phosphore ordinaire. Si l’acide est concentré, la réaction est des plus vives; il se dégage du protoxyde d’azote et de l’azote; le phosphore passe à l’état d’acide phosphorique. Si l’acide est étendu, le phosphore rouge n’est plus attaqué; mais le phosphcw’e ordinaire se transforme régulièrement en acide phosphorique; l’acide azotique est ramené à l’état de bioxyde d’azote.

158. État natnrel. — Le phosphore est assez abondant dans la natui’e.

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surloiit à l’étal de phosphate beaucoup de localités pour

de chaux, que l’on extrait aujourd’hui dans les besoins de l’agriculture. 11 constitue la

majeure partie des os; le cerveau des animaux, la laitance des poissons, en contiennent une proportion notable. Nous avons ditqu on en trouvait

dans l’urine.

159. (Jüa^es. — On emploie principalement le phosphore pour la fabrication des allumettes chimiques ; elle en absorbe environ 36000 kilogrammes par an pour la France seulement.

On fabrique les allumettes chimiques ordinaires de la manière suivante I on commence d’abord par soufrer le bout des allumettes, en les plongeant par paquets dans un bain de soufre porté à 123 ou 130°; on garnit ensuite de pâte inllammable l’extrémité soufrée de l’allumette : pour cela, il suffit de la poser un seul instant sur une table de marbre recouverte, sur une épaisseur de 3 millimètres, d’une pâle phosphorée demi-fluide, dont nous indiquons ici la composition :

Phosphore

Colle forte 2

Eau

Sable fin 2

Ocre Oiâ

Vermillon ou bleu de Prusse 0,1

On porte ensuite les allumettes- dans une étuve, où elles sont séchées en quelques heures.

Il suffit alors de frotter ces allnmettes pour qu’elles s’enflamment sans produire d’explosion. Le phosphore prend feu par le frottement, et la chaleur dégagée par sa combustion suffit pour enflammer le soufre, qui détermine en bridant l’inflammation de l’allumette. Le soufre, en brûlant, donne du gaz acide sulfureux, très-désagréable à respirer; aussi a-t-on essayé de lui substituer l’acide stéarique (cire). Les allumettes ont leur bout imprégné de cire et sont recouvertes de pâte phosphorée qui ne diffère essentiellement de la première que par l’introduction dans le mélange d’une certaine quantité de chlorate de potasse, destiné a activer la combustion du phosphore, car la cire est moins inflammable que le soufre. A la vérité, la cire est beaucoup plus chère; mais il eni faut dix fois moins. Il serait donc possible que le soufre tût un jour rem-placé dans la fabrication des allumettes.

La facilité avec laquelle les allumettes chimiques s’enflamment, lespropriétés toxiques violentes de la pâte phosphorée qu’elles portent à) leur extrémité, sont la cause de nombreux malheurs qu’il importe de prévenir. On peut y parvenir aujourd’hui par l’emploi des allumettes au phosphore rouge, qui est bien moins inflammable et qui n’est pas un

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