C'^H50,C'^H303 H- KO, HO = K0,C'»H303 + C'HSO.HO
Ether acétique.
Acétate de potasse. Alcool.
On peut dire qu’il y a double échange entre l’éthyle et le potassium.
L’assimilation des éthers aux composés salins remonte à 4828 ; elle est due à M. Dumas et Boulay. En reliant par une théorie générale un très-grand nombre défaits épars et en montrant comment les réactions de la chimie organique peuvent se représenter par des formules équivalentes tout aussi bien que cellesde la chimie minérale, leui liavai a eu sur les progrès ultérieurs delà chimie organique une inlluence capitale.
A cette époque, M. Dumas et Boulay montrèrent qut les ceux mo es d’interprétation des sels ammoniacaux s’appliquaient également aux
CHIMIE ORGANIQUE
élliers, en faisant du carbure CMP un composé analogue à l’amnionia- ? que. Il suffit, pour s’en convaincre, de jeter les yeux sur les formules suivantes :
AzH'^Cl,
Chlorure d’ammonium.
Chlorure d’éthyle.
AzH3,HCl, AzH'iO.C'^H^O^, AzH3,H0,G'‘H-^03,
Chlorhydrate d’ammoniaque. Acétate d’ammonium. Acétate d’ammoniaque.
C4H'%I1CI, C'iH^0,C'iH303,
'^hïôrhydrâ^^ Acétate d’oxyde d’éthyle. Acétate de carbure.
Le premier mode de représentation, qui fait de l’alcool un hydrate d’oxyde d’éthyle (CWO,HO), a prévalu ; le second en ferait un carbure bihydraté (GW+2HO;.
Remarque. En adoptant la théorie de l’éthyle qui correspond à cdle , de l’ammonium, on veut exprimer seulement la relation de propriétés | qui existe entre les sels ammoniacaux et les éthers, d une part, et les j sels minéraux, de l’autre. Mais on ne veut rien préjuger sur 1 existence de l’éthyle ou de l’ammonium AzH^. On se propose surtout défaire ressortir de la manière la plus nette un ordre très-important d’analogies chimiques par des formules analogues, sans avoir d’ailleurs la prétention d’affirmer que ces divers ordres de composés soient comparables à tous les points de vue.
ACTION DE l’acide SULFURIQUE SUR l’aLCOOL. Acide sulfoviiiique, C^lEO, 110,280^.
H 76. Préparation et propriétés. — Si l’on verse '2 parties d’acide sulfurique concentré dans I partie d’alcool absolu, en ayant soin que la température ne s’élève pas au delà de 70°, il se forme un produit acide que l’on sature par le carbonate de baryte; l’acide sulfurique libre donne du sulfate insoluble ; l’acide sulfovinique produit, au contraire, un sel de baryte soluble, que l’on obtient cristallisé en évaporant doucement le liquide après avoir filtré. Le sulfovinate de baryte cristallisé a pour lormule
BaO, 04150,2803 4- 2HO.
On en extrait facilement l’acide sulfovinique, en ajoutant goutte à goutte de. l’acide sulfurique à sa dissolution, jusqu'à précipitation complète de la baryte, en évaporant le liquide restant sous le récipient de la machine pneumatique ; on obtient ainsi un liquide sirupeux, qui esl l’acide sulfovinique, "2SffSC''lf'0,HO. Le sel de baryte trailé par divers sulfates permet d’obtenir des snlfovinates cristallisés des divers oxydes.
CHAP. VI. ETHEK.
Toutes ces conibinaisons peuvent égaleuieut être envisagées comme des sultates doubles d’oxyde d’éthyle et d’une base métallique.