‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 429 sur 537 · BOUGIES STÉARIQUES · texte numérisé non relu

BOUGIES STÉARIQUES

L’invention des bougies stéariques ne remonte qu’à 1825; elle est due 1 à Gay-Lussac et à M. Chevreul.

I 1243. Fabrication des boug^ies. — On peut employer trois procédés ■ bien distincts pour retirer les acides des corps gras neutres : 1“ en sapo- I nifiant le suif par de la chaux et décomposant ensuite le savon par l’acide sulfurique; 2° l’acide sulfurique, chauffé avec les corps gras, produit de , la glycérine et des combinaisons de cet acide avec les acides gras que l’eau bouillante décompose. Les acides gras viennent alors surnager à la surface du liquide et peuvent être volatilisés dans un courant de vapeur ' d’eau; 3® l’action de la vapeur d’eau surebauffée peut seule produire ce ' dédoublement des corps gras en acides et en glycérine. Les acides gras

CHIMIK OR(iANIQUE.

entraînés par la vapeur d’eau se condensent à la surface du liquide, la glycérine reste en dissolution et peut être retirée par une simple évaporation. On emploie ces deux derniers procédés pour les graisses de qualité inférieure, pour l’huile de palme, etc.

Le mélange des acides gras soumis à l’action de la presse d’abord à froid, puis à chaud, pour en extraire l’acide oléique, donne des tourteaux d’acides stéarique et margarique que l’on refond avec un demi-millième d’acide oxalique, pour précipiter la chaux des sels calcaires, si les acides ont élé obtenus par distillation, et avec un peu d’acide sulfurique pour débarrasser les acides des dernières traces de stéarate de chaux, si le mélangea été obtenu par saponification avec la chaux. Dans ce dernier cas, il faut clarifier le liquide avec des blancs d’œufs. L’albumine, en se coagulant, entraîne toutes les impuretés tenues en suspension dans les corps gras.

On coule ensuite le mélange d’acides stéarique et margarique fondu dans des moules dans l’axe desquels se trouve une mèche de coton tressée, imprégnée d’acide borique. Par suite du tressage, la mèche, au fur et à mesure que la bougie brûle, se détourne et se courbe légèrement, de sorte que l’extrémité va se consumer au contact de l’air. L’acide borique sert à vitrifier les cendres.

On ajoute parfois à la matière grasse 2 ou 3 pour 100 de cire, afin d’empêcher la cristallisation qui rend les bougies stéariques très-friables. On l’évite d’ordinaire en coulant le mélange, devenu pâteux par refroidissement, dans des moules portés à une température voisine de celle du point de fusion de la matière grasse. Les acides, en se solidifiant rapidement, se moulent exactement, sans cristalliser.

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