LIV. I. CHAP. V. PlIOSPIlüH
l’opéralioM est (erniince, il laul l■elircl• rapidcineiil Pacidc <le la cloche (d dn llacoii, el le melire à l’abri du conlacL de l’air humide, dans des flacons bouches j'i l’émeri.
Î6"2. Caractères et composition. — C’esl uue poudre blanche, ayant l’aspect de la neige, volatile au-dessous du rouge quand elle ne contient pas trace d’eau. Excessivement avide d’eau, l’acide phosphorique fait entendre, quand on le met en contact avec ce liquide, un sifflement aio-n. La chaleur ne peut le déshydrater complètement, il retient toujours ^au moins un équivalent d’eau. On ne l’emploie en chimie que pour produire des phénomènes de déshydratation ou pour dessécher le gaz. M. Schrœtter a déterminé la composition de ce corps en faisant passer un courant d’oxygène sec sur un poids connu de phosphore rouge contenu dans un tube de verre. On trouve ainsi que 31 parties de phosphore absorbent40 d’oxygène pour donner 71 d’acide phosphorique. La composition de cet acide en centièmes est donc
Phosphore 43
re
COiMOlNAISONS DE L’aCIDE I‘HOSI»HOIUOUE ET DE l’eAü.
163. Les divers hydrates de l’acide azotique, traités par la potasse, forment toujours un même sel, l’azotate de potasse, KO,AzO^ Il n’en est pas de même des trois combinaisons de l’acide phosphorique et de l’eau; elles constituent, d’après les belles recherches de M. Graham, trois acides véritablement distincts, qui sont : l’acide phosphorique’ ordinair iiGh3HO, 1 acide pyrophosphorique-PhO-^^HO, et l’acide métaphospho nquePhrj5,HO. ^
Traitons une dissolution du premier acide par une base, et nous ob-
composition sera représentée par la formule mémo .■ ’ ^ laquelle RO représente une base quelconque. Dans les nam l’acide pyrophosphorique donnerait un sel conte-
^ üeux équivalents de base, 2R0,Ph05, et l’acide métaphosphorique un seul équivalent de base, RO,PhO^
lesquels^/ ^ lucide phosphorique ordinaire peut donner des sels dans éoiiival > équivalents d’eau ne sont pas tous remplacés par un
loul au •. ■ \'^ céelle; mais alors l’eau qui reste joue le rôle de base, nlios 1 potasse ou la soude. Prenons une dissolution de
sons-’*'' ‘'•"'"'"«'■ce, 2-\a0,H0,l'li05 + s2iHü, fl vcii’ii (l’azolate d’ai'goni; il so produira un pi‘ô(dpilô
' < P losphale d’argeni, I^AgO.PhO-'», idenliipic à celui (fin* l’on au-
,32 CHIMIK INOUGANlQUi:.
rail oble.u. avec le phos,.hale (le seule, 3NaO,PhÜ^ dans les mêmes circonslances. On voit donc que le phosphate de sonde ducommeice conlienl de l’eau h deux liires différents; il y a un équivalent d eau qm joue le rôle de base, et que nous appellerons eau de constitution, et 04 équivalents d’eau qui n’interviennent pas dans les réaclioi^ chimiques, 'et qui sont de l’eau de cristallisation. Aussi, si l’on chaiilte, douce- Lnt d’abord, le phosphate de soude et qu’on achève ensuite de e dessécher vers 200", on chassera les 24 équivalents d’eau d hydr.itation , mais l’eau de constitution restera; les propriétés chimiques ne seront pas changées. Si nous portons la matière au rouge, l’eau de constitution sera chassée, comme le serait toute base volatile à cette haute température et nous obtiendrons du pyrophosphate de soude. En eltet, ce se dissous dans l’eau, et traité par l’azotate d’argent, donne un précipité de phosphate blanc d’argent, dont la formule est 2AgO,PhO Par conséquent ,1e phosphate de soude du commerce est un phosphate Iribasique tout aussi bien que le phosphate jaune d’argent, tandis que e pio (luit de sa calcination n’est plus qu’un phosphate bibasique identique, h celui que l’on obtiendrait en saturant l’acide pyrophosphorique par la
L’acide phosphorique tribasique peut même donner des sels dans lesquels il existe deux équivalents d’eau basique, et qui ont par consequentl
Dour formule : , *
‘ R0,2H0,Ph0^4-Aq.
Le sel, que l’on appelle improprement phosphate acide de chaux, a précisément celle formule; on reconnaît facilement que c’est iin sel Iribasiqiie, en le traitant par l’azotate d’argent, parce qu’il donne alors un pre- (‘ipilé jfiunc de phosphate d’argent :
3AgO,PhO^.
Si l’on calcine au rouge le phosphate de soude,
^iaO,•2HO,PllO^
on obtient le métaphosphate de soude S
Na0,Ph05.
\ln le dissolvant dans l’eau el ajoutant à sa dissolution de l'azolate d au
1 Ou prépare ordinairement ce sel en fondant au rouge un mélange à équivalents egait Up nl.osnhate de soude et de phosphate d’ammoniaque du commerce. La formule suivant . elle :!n a négligé l’eau .1 liyiln.laliun, rend conqde de la décomposition eirecn. .
dans laquelle par la chaleur
^tNao,iio,ri><>'' + 2(A’/.ii^no),iK),riiO'o = 5iTNdO,ri.(iK) + t>.\/.io -f vim.