‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 445 sur 537 · Essence d'amandes amères (aldéhyde benzoïque · texte numérisé non relu

Essence d'amandes amères (aldéhyde benzoïque

L essence d\amandes amères ne préexiste pas dans les végétaux, elle provient de la décomposition d’une substaHce nommée amygdaline, que 1 on trouve dans les amandes amères, dans les noyaux des cerises, des abricots, des pèches et dans les fleurs, l’écorce et les noyaux du i^rums padus, etc. Les amandes douces ne contiennent pas d’amygdaline.

1268. Amyg^daline — On exprime les amandes amères

pulvérisées pour en extraire la plus grande partie de l’huile fixe, et l’on fait bouillir à plusieurs reprises le tourteau avec de l’alcool, on filtre et on distille aux trois quarts environ. Après un repos de quelques jours dans un lieu froid, l’amygdaline se sépare sous forme de cristaux, que l’on purifie en les traitant par l’éther pour dissoudre l’huile fixe et en faisant ensuite cristalliser de nouveau dans l’alcool.

On obtient ainsi des écailles cristallines, incolores, très-déliées, d’un éclat nacré, inodores et d’une saveur faiblement amère. L’amygdaline est tres-soluble dans 1 eau et y cristallise en prismes volumineux contenant six équivalents d’èau. Elle n’est pas volatile.

La dissolution d amygdaline dans l’eau froide mélangée avec l’émulsion d amandes amères ou d’amandes douces, se transforme, par suite de 1 action encore inexpliquée de la matière albuminoïde (synapLase, énuilsine), contenue dans ces émulsions, en essence d’amandes amères, en sucre et acide cyanhydrique qui restent en dissolution dans l’essence :

-h 4110 = CUzH -f- Ci'‘H602 -|-

Sucre.

Aniytjdaliiie.

Essence d’aniaudes amères.

1269. Préparation de l’essence d’amandes amères. — 11 est facile maintenant de se rendre compte des circonstances de la préparation de ce corps. On forme une bouillie claire avec le tourteau d’amandes amères et de 1 eau ; le mélange, macéré pendant vingt-quatre heures dans un alambic, est distillé. On recueille un mélange d’essence et d’eau renfermant une proportion très-notable d’acide cyanhydrique; une portion de 1 essence 1 este en dissolution dans l’eau, mais lapins grande partie va au fond du vase. Pour purifier cette essence, on la mélange, à l’abri du contact de 1 air, avec de la chaux, du chlorure de fer et de l’eau ; l’acide cyanhydrique passe alors à l’état de cyanure de fer, on distille et l’on obtient de 1 essence pure qu’on rectifie sur le chlorure de calcium ou sur de la chaux vive pour la dessécher.

1270. Propriétés. — L’essence débarrassée d’acide cyanhydrique est incolore, très réfringente, très-fluide, d’une odeur caractéristique cl

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