CAOUTCHOUC, GUTTA-PERCHA
Vernis pour laiton.
Laque en grains. . . . 180
Succin fondu GO
Gomme-gutte 6
Exlr. de santal rouge. l
Sang-dragon 35
Safran 2
Alcool 1000
Vernis pour le fer.
Colophane
Sandaraque
Laque
Essence de térébenth. Alcool
Vernis de copal.
Copal fondu 600
Mastic IS
Oliban 30
Huile d’aspic 23
Huile de lin cuite. . . 1000
î Le caoutchouc ou gomme élastique est le résultat de la dessiccation du ! suc laiteux de certaines euphorbiacées, et notamment de Vhevea quia-
CHIMIE INORGANIQUE
nensis, qui croît en abondance dans les forêts de la Guiane. Le suc laiteux de 1 hevea, blanc lorsqu’il sort de l’arbre par des incisions qu’on y pratique, est étendu sur des moules d’argile en forme de poire et desséché au soleil, ou plus souvent au feu de branchages dont la fumée communique au caoutchouc la couleur brune qu’il possède. Lorsqu’il est sec et à épaisseur convenable, on brise le moule, dont les fragments sortent par une ouverture réservée à cet effet.
Dans cet état, le caouchouc est un corps brun -marron sans odeur ni saveur, tenace, mou et élastique à la température ordinaire, mais dur et non élastique à 0°. Il fond vers 120% et si on le chauffe, il reste indéfiniment visqueux quand on le refroidit. Il est insoluble dans l’eau et dans l’alcool, mais l’éther, les essences et le sulfure de carbone le dissolvent avec facilité et déposent en s’évaporant une couche de caoutchouc élastique et imperméable à l’eau, sur les objets sur lesquels on l’applique.
Le caoutchouc fraîchement coupé peut se souder facilement par le simple rapprochement des surfaces; aussi peut-il servir à la confection de tubes dans les laboratoires de chimie, et c’était môme là autrefois un de ses usages les plus importants ; mais ses applications se sont singulièrement étendues depuis qu’on a trouvé le moyen de lui conserver son élasticité à toutes les températures par la vulcanisation. Chauffé au contact du soufre, à une température de 80 à 120°, ou plongé pendant quelques instants dans un mélange de sulfure de carbone et d’un peu de chlorure de soufre, il acquiert une élasticité permanente, mais perd la propriété de se souder sur lui-même. Il devient alors susceptible d’applications extrêmement nombreuses. Si l’on incorpore au caoutchouc une quantité considérable de soufre, il prend de la solidité et peut servir à la fabrication d’objets d’ébénisterie (caoutchouc durci).
De 1827 à 1837, la consommation annuelle du caoutchouc en France était de 22,000 kilogrammes ; en 18o6, elle s’est élevée à 1 ,0(39,000 kilogrammes. Elle est encore plus considérable aujourd’hui.
La gutta-percha est un corps tout à fait analogue au caoutchouc et qui provient de plusieurs espèces é'isonandra. Elle est solide à la température ordinaire, à peine élastique; mais si on la chauffe, elle devient molle el élastique. Ses usages sont extrêmement nombreux : on en fabrique des cordes et des courroies pour les transmissions de mouvement, et en général des objets qui demandent de la solidité jointe à une certaine flexibilité. Elle sert à la fabrication de moules pour la galvanoplastie, parce qu’elle prend les empreintes avec une remarquable exactitude, quand elle est ramollie par la chaleur, et aussi parce qu’elle forme un moule solide à froid.
Ces deux corps ont à peu près la même composition, sensiblement représentée par la formule