‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 497 sur 537 · NOTI · texte numérisé non relu

NOTI

« Si ma manière de concevoir le phénomène est exacte, on ne doit trouver du charbon que sur les parties inférieures du tube de laiton, les seules qui reçoivent le choc des molécules gazeuses au moment ou elles s elevent par suL de leur échauffement au contact de la paroi inférieure du tube de porcelaine. C’est en effet ce que j’ai toujours constaté dans les nombreuses expériences que j’ai faites avec cette sorte d’appareils. . . ,

Oa voudra bien observer que le mode d'exp6r,menlaUon que je v.ens de décrire est susceptible d’une grande extension et d un grand nombre d apph-

'"fD^Ibord. en faisant une fente très-fine dans le tube de laiton aux endroits où les gaz qui peuvent subir son contact sont le plus violemment chauffes, et en faisant écouler l’eau au moven d’un tube vertical sufhsammen long, on aura une sorle de trompe au moyen de laquelle on pourra aspirer les gaz les nlus chauds, les refroidir brusquement au contact de 1 eau et les recueillii dans une éprouvelle qui les séparera de l’eau en mouvement. Un appareil de .enre ou convenablement modifié, permetlrait de puiser des gaz dans un fourneau et d'étudier le développement de la combustion dans les longues flammes. Je le recommande aux savants que leur position met a meme de

f?ïirp dPS PtlldGS de CG ffGIirG* ^

« J’ai fait recouvrir mes tubes de laiton avec des métaux plus ou moins sensibles aux diverses substances résultant de la destruction par le feu des comnosés volatils ou gazeux, et je compte les appliquer à l’étude de dissociation en les plongeant dans l’acide sulfureux, l’acide chlorhydrique et d auties gaz soumis à l’actiou de la chaleur

i( Pour donner une idée de la manière étrange dont cet appareil fonctionne, ie dirai qu’on peut impunément enduire le tube métallique des subslances oroaniqiL les plus altérables, telles que la teinture de tournesol, les plonger dans le brasier ardent au milieu duquel j’opère, et constater ainsi ceitame décompositions. Si la couche de substance altérable est suffisamment mm , elle sera toujours protégée contre faction du feu par le courant d eau fraîche nui tmerse le tube métallique. Il suffit que celui-ci ait de minces parois et nue sa matière soit conductrice de la chaleur. La masse du gaz très-chaud étant absolun.ent insensible par rapport à la masse de 1 appareil rig ran , la conducliliililé des gaz étant à peu près nulle, le refroidissement de la tière expérimentée sera toujours subit, et l’on se mettra dans les con i ions qu’on réalise sans le vouloir, ou sans le savoir, au moyen de 1 étince e e ec-

Le phénomène de la dissociation doit également se manifester sur tous les corps composés solides ou liquides, il suffit, pour s’en convaincre, d intei prêter

I Tes expériences ont été faites. L’acide sulfureux s’est partiellement décompose dans ce tube en soufre et en oxygène, qui s’est porté sur l’acide restant et a tité correspondante d’acide sulfurique anhydre. L’acide chlorhydrique n a pie. ^ q ■ traces de décomposition. Le passage de l’étincelle d’induction à traveis ce» i f t Siemr etret. Nous renvoyons le lecteur, pour plus de détails, a 1

note queM. Deville a publiée dans les comptes-rendus de l’Académie des science^, seanc

du 13 février 1865.

NOTE II. 333

quelques observalions anciennement faites et vérifiées depuis par tous les chimistes. Nousprendrons comme exempleladécomposition du carbonate de chaux.

On sait que ce corps peut se décomposer à une température d’autant plus basse qu’on le chauffe dans un courant de gaz ou de vapeur plus rapide, et que sa décomposition cesse d’avoir lieu dans un espace clos, du moins à la

température du rouge vif; dans ces conditions, la craie fond et se transforme en marbre.

Pour expliquer ces particularit(^s, il suffit d’admettre que le carbonate de chaux possède déjà une tension de dissociation sensible au-dessous de la température à laquelle s’opère sa transformation complète en chaux vive et acide carbonique dans une cornue ou dans un creuset constamment remplis du gaz carbonique qui se dégage; dans cette hypothèse, cette tension déterminera une décomposition partielle au-dessous de la température ordinaire de décomposition totale, et la décomposition cessera lorsque l’acide carbonique dégagé exercera sur le carbonate de chaux restant une pression capable d’équilibrer la tension de décomposition. Si l’on vient alors à élever la température cette tension deviendra égale à la pression de l’atmosphère, le carbonate de’chaux se décomposera alors complètement avec une rapidité plus ou moins grande, comme 1 eau qui bout au contact de l’atmosphère se résout totalement en vapeurs dans un temps plus ou moins long suivant la quantité plus ou moins grande de chaleur qu’on lui fournit. Mais si la craie est en vase fermé, la pression exercée par le peu d’acide carbonique résultant d’une décomposition partielle, exercera sur le reste de la craie une pression qui empêchera sa décomposition ultérieure, quoique la température s’élève au-dessus du point

ordinaire de décomposition; c’est cette élévation de température qui détermine la fusion de la craie.

Si, au contraire, on fait passer un courant rapide de vapeur d’eau ou d’un gaz sans action chimique sur la craie chauffée dans un tube par exemple la décomposition sera singulièrement facilitée, parce que l’acide carbonique èn- Iraine à mesure qu'il se dégage, n’exercera plus sur la craie non décomposée la pression nécessaire pour équilibrer la tension de décomposition. L’effet de

cette tension n’étant plus contre-balancé par rien, la décomposition totale devra s ensuivre.

I G e.t un effet analogue à celui qui se produit, lorsque dans un vase conte-

■ circuler rapidement un courant d’un gaz inerte

des.échc, le liquide se transforme rapidement et totalement en vapeurs.

t^^ision de décomposition sensible chez tous les corps à une température élevée, permet également d’expliquer quelques phénomènes de

< reaction produits en apparence au contact de corps solides. Nous nous borne- 3 rons a en citer ici un exemple.

3 Lussac a remai qué que 1 on pouvait décomposer l’oxyde de plomb à une

I empéiature inférieure à celle de sa fusion par le charbon fortement calciné i e lendu incapable par cette calcination de dégager les gaz réducteurs qui se

< pio uitent lorsqu on chauffe fortement le charbon ordinaire. 11 avait conclu

e ses expériences que 1 axiome Corpora non agwit nisi sint soluta, que nous ( axons admis sansiéserve, n avait pas toute la généralité que nous lui attribuons.

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