‹ Cours élémentaire de chimieChapitre 51 sur 537 · LIV. i. ClIAP. VI. AUSl^NIC · texte numérisé non relu

LIV. i. ClIAP. VI. AUSl^NIC

soudaiiiemenl dégagée au moment où se forme chaque cristal octaédrique produit la lumière observée dans ce phénomène. L’opacité de l’acide arsénieux lentement transformé est la conséquence de la cristallisation confuse qui se produit lors de ce changement dans toute la masse primitivement vitreuse.

La forme octaédrique n’est point la seule forme cristalline que puisse affecter l’acide arsénieux, on peut aussi l’obtenir en prismes droits rhomboïdaux. C’est donc un corps dimorphe.

L’acide arsénieux sublimé lentement et condensé sur des parois froides, constitue des octaèdres réguliers; on l’obtient également sous cette forme, en dissolvant un acide arsénieux quelconque dans l’eau pure ou mieux acidulée par l’acide chlorhydrique, ou enfin en exposant à l’air une dissolution d’acide arsénieux dans l’ammoniaque ; à mesure que le i gaz ammoniac se dégage Lacide arsénieux, se dépose en octaèdres souvent très-volumineux L

L’acide prismatique a été trouvé pour la première fois par M. Wôhler dans une cheminée de condensation d’acide arsénieux; plus tard, M. Pastein, en dissolvant dans la potasse bouillante un excès d’acide arsénieux,

! a obtenu par refroidissement des cristaux microscopiques d’acide prisf matique. J’ai fait voir qu’on pouvait facilement obtenir des cristaux pris- . matique assez volumineux, en condensant la vapeur d’acide arsénieux sur : des parois maintenues à une température d’environ 250°. Une dissolution I très-concentrée d’acide arsénieux chauffée en vase clos, laisse déposer au-dessus de 200°, de petits cristaux prismatiques, puis des cristaux octaédriques seulement, au-dessous de cette température. Il semble donc que les deux formes cristallines de l’acide arsénieux correspondent à oeux états moléculaires stables à deux températures différentes; nous verrons bientôt le même fait pour le soufre (200).

^ 190. a»ropi-iétés chimiques. — L’acide arsénieux est un acide faible ; jes oxydants le transforment en acide arsénique; les réducteurs (charbon’ U mgene), en arsenic. L’hydrogène naissant donne de l’arséniure d’hy- ‘ne a\ec cet acide; une lame de cuivre trempée dans sa dissolution recouMe d une couche d’arséniure de cuivre couleur de fer. On conrois comme poison ; il corrode et perfore rapidement les pa-

ferh^ î combat ses lunestes effets au moyen de l’oxyde de

insolubl^/-^ r ^ magnésie non calcinée, qui donnent avec lui des sels l'ide ’ -^‘^ùoiten même temps provoquer les vomissements du ma- » poui expulser dans les déjections la plus grande partie du poison.

Mae l’on en commerce contient ordinairement un peu d’oxyde d’antimoine

moine s^P<ne ficilement par l’ammoniaque qui ne dissout pas l’oxyde d’anti-

1 N 0 UGANIQU K.

A irès-petile dose, l’acide arsénieux peut être administré sans danger. On s’en sert ordinairement pouf combattre les effets de 1 asthme.

191. ComposUion. — La composition de l’acide arsénieux peut se eduire de celle du chlorure d’arsenic; mais la considération des densités montre immédiatement qu’un volume de vapeur de cet acide contient un volume de vapeur d’arsenic et trois volumes d’oxygène. En eltet :

13,37 densité de l’arsenic et 0,31 7 triple de la densité de l’oxygène

donnent 13,687

nm est sensiblement égal à la densité de la vapeur d’acide arsénieux ^ (13,85) trouvée par

Milscherlich.

Hydrogène arsénié, Asll^.

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